Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Bivouaquer ou renoncer

Posté par on Mar 29, 2013

Le vieux principe selon lequel il faut à tout prix éviter de bivouaquer en montagne se justifiait à l’époque où l’équipement était rudimentaire. De nos jours, il est tout à fait possible de passer une nuit à la belle étoile en haute montagne, sans courir de dangers particuliers, si l’on applique quelques règles simples. Certains bivouaquent même pour le plaisir, ou pour éviter les refuges surchargés.

Choix de l’emplacement du bivouac

C’est un élément très important. Pour que le choix soit possible il faut être prévoyant et y songer avant la tombée de la nuit.

Il faut que l’emplacement soit à l’abri des dangers objectifs (attention aux cheminées-cascades et à l’accumulation de la neige entre la paroi et le bivouac), à l’abri du vent et si possible sur une surface horizontale et plane.

Une rimaye ou une crevasse bouchée peuvent offrir un bon abri.

Organisation du bivouac

Installer en premier lieu un assurage mobile sous la forme d’une corde fixée à la paroi sur laquelle on fera coulisser les mousquetons d’auto-assurage. S’auto-assurer et assurer le matériel.

Aménager l’emplacement en enlevant les pierres gênantes et les utiliser pour construire un muret de protection contre le vent.

Bien stabiliser le réchaud et commencer à faire fondre la neige.

Etendre éventuellement le sac de bivouac en demi pente de toit en fixant un des côtés à la paroi l’autre étant maintenu par des pierres.

Utiliser corde, sac à dos, couverture de survie etc… en guise de matelas pour vous protéger du froid qui vient du sol.

Ne pas oublier de délasser les chaussures. On peut également enfiler les pieds dans le sac à dos. Certain sac à dos possèdent une armature amovible en mousse armée, à utiliser pour s’asseoir dessus.

Savoir renoncer

Pendant la course garder en mémoire quatre facteurs importants : l’humain, les conditions, le terrain, le timing. Au point de non retour, une analyse de ces quatre facteurs aidera à décider de continuer ou non. Par exemple :

  • dans quel état physique est la cordée ?
  • les conditions de la course et météorologiques sont-elles bonnes ?
  • le terrain est-il acceptable ?
  • reste-t-il assez de temps ?

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