Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

La glace

Posté par on Fév 15, 2013

La transformation de la neige en névé puis en glace donne naissance aux glaciers. Dans les Alpes, dans les versants orientés vers le nord, c’est au-dessus de 3’000 à 3’500 m d’altitude que les rochers sont tout ou en partie recouverts d’une carapace de glace épaisse et permanente (parois glaciaires). Cette glace coule, lentement, et va rejoindre un bassin d’accumulation (ou vallée glacière). Selon la nature du terrain sous-jacent des séracs suspendus peuvent se former sur la paroi. Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils peuvent se détacher à tout moment. Avec la hausse de la moyenne des températures de ces dernières années, les parois glacières diminuent, la roche est mise à nu et se désagrège sous l’influence des conditions météorologiques. Parallèlement, la limite inférieure du pergélisol remonte. Elle se situe actuellement à environ 2800 m dans un versant nord et à plus de 3500 m dans un versant sud. En dessous de ces hauteurs, la glace qui faisait office de ciment a disparu et la stabilité des parois rocheuses est fortement compromise. Si les parois glacières réservent de mauvaises surprises, ce n’est pas pour autant qu’un glacier plat et rectiligne est exempt de dangers. Tout glacier se déplace. Dans les Alpes, les glaciers combinent un mouvement par déformation de la glace et par glissement. Les vitesses sont de l’ordre de quelques dizaines à quelques centaines de mètres par année. Comme les différentes parties du glacier ne se déplacent pas à la même vitesse, et qu’il y a des ruptures de pente, il se forme des crevasses et des seracs. Les séracs s’évitent. les crevasses aussi quand on les voit… mais recouvertes de neige, le montagnard a vite fait de tomber dans une oubliette ! A suivre: Météo...

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Neige, avalanches et corniches

Posté par on Fév 14, 2013

La neige La neige est un matériau poreux constitué de glace et d’air qui évolue sans cesse sous l’influence des conditions extérieures. Le flocon de neige est constitué de cristaux qui peuvent prendre des formes géométriques très variées. Selon leur aspect, les cristaux s’accrochent donc plus ou moins facilement entre eux et déterminent la consistance des flocons qui s’agglomèrent pour former un manteau neigeux très complexe. En général, il est poudreux au départ, mais dans un laps de temps très court les cristaux de glace se soudent à leurs points de contact et forment ainsi une structure poreuse continue, une « mousse de glace ». Mais cette structure n’est en aucun cas figée. Selon les conditions ambiantes (température, vent et rayonnement), elle continue à évoluer. L’interaction entre les couches de neige et la structure du sol sur lequelle elles reposent, constitue l’autre facteur important qui détermine les caractéristiques du manteau neigeux. La genèse des avalanches dépend essentiellement des caractéristiques de ce manteau neigeux. La neige est à l’origine de nombreux pièges pour le montagnard. Avalanches Les corniches Les ponts de neige Les avalanches Sont l’un des dangers naturels les plus importants. Elles constituent une menace permanente pour le montagnard quelle que soit la saison. On peut classer les avalanches selon leur type d’écoulement. Avalanche de poudreuse Elle concerne une épaisse couche de neige sèche, sans eau liquide, très froide et peu dense. L’instabilité résulte de l’accumulation sur une pente raide et c’est son propre poids qui fait glisser la neige par gravité, d’abord ponctuellement puis sur la plus grande largeur de pente possible. La cause principale de l’avalanche est la surcharge, qu’elle soit due à une nouvelle chute de neige abondante ou au passage d’un skieur ou d’un marcheur. Ce type d’avalanche est rare en période estivale, sauf en très haute altitude. Avalanche de plaques Ces avalanches, souvent déclenchées par des skieurs ou des marcheurs, sont celles qui font le plus de victimes. Elles impliquent parfois des plaques à vent, mais dans presque tous les cas une couche fragile sous-jacente de neige à faible cohésion en représente le principal facteur de risque. Si parfois on peut être alerté par des bruits de soufflement ou d’effondrement quand on marche dessus, il n’est généralement pas possible de les reconnaître a priori. Elles sont particulièrement dangereuses pour le montagnard. Avalanche de fonte Ce type d’avalanche est directement lié à la présence d’eau...

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Les roches du montagnard

Posté par on Fév 12, 2013

Grès et calcaires, pour une escalade tout en finesse Granits et gneiss, pour une escalade un peu plus… athlétique Schistes… pour se faire peur ? Le grès Est constitué de grains de sable liés entre eux par un ciment. Il est, de par sa nature même, friable. Mais s’il est recouvert d’une patine qui le met à l’abri de la désagrégation on a alors une roche compacte et solide. La surface peut en être relativement lisse avec des grattons allongés (réglettes), des trous et des excavations, là où l’érosion éolienne s’est exercée. On le trouve rarement en haute montagne. En France, la forêt de Fontainebleau est connue pour ses blocs de grès. Annot, au coeur des Alpes de Haute-Provence, offre de magnifiques falaises de grès. Les calcaires Forment une vaste famille dont les membres se rencontrent partout. Des Calanques à l’Annapurna, les calcaires s’entassent sur 8 kilomètres d’épaisseur et servent d’armature à la plupart de nos montagnes. En Europe, on le trouve en général à moins de 3000 mètres, sauf dans l’Oberland Bernois, les Dolomites et la Vanoise. C’est une roche à base de carbonate de chaux. Certains calcaires contiennent des débris organiques d’autres, comme les coraux, ont étés construit par des organismes vivants, c’est le cas du calcaire urgonien du Vercors ou de la Chartreuse. Certains contiennent de la silice, d’autres du carbonate de magnésium (dolomie). Le caractère primordial du calcaire est sa solubilité. Selon sa composition, le calcaire engendre des formes très diverses. Dans le cas de la dolomie, par exemple, le carbonate de chaux est soluble tandis que le carbonate de magnésium ne l’est pas d’où les formes ruiniformes, très travaillées du relief dolomitique. C’est une roche qui est également sensible au gel. Le résultat, ce sont les chutes de pierres incessantes de l’Eiger et de la Grande Casse. Au total le calcaire n’est pas sans défauts, mais son abondance et sa variété en font la roche reine du varappeur. Il engendre un type d’escalade aérienne, tout en finesse. C’est la roche pédagogique par excellence: « tout dans la tête et les pieds ». Les granits Sont la roche mère de l’écorce terrestre. Ils n’apparaissent pas souvent à la surface dans les massifs jeunes. Les granits sont relativement importants dans les Pyrénées et en Corse. Dans les Alpes, on les trouve surtout dans la zone axiale des Alpes occidentales: massif des Ecrins, chaîne du Mont-SBlanc, en Suisse centrale (Salbitschin), et dans les Grisons (Piz...

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Les roches du géologue

Posté par on Fév 11, 2013

Ces roches sont des agrégats naturels d’un ou de plusieurs minéraux, et parfois aussi de substances non cristallisées. Les roches affleurantes dérivent essentiellement de trois processus physico-chimiques: la cristallisation à partir d’une matière en fusion, la précipitation à partir d’une solution et la recristallisation. Selon leur origine, on distingue trois types de roches: Les roches sédimentaires les roches magmatiques les roches métamorphiques Les roches sédimentaires Couvrent les trois quarts des terres émergées, sont l’aboutissement de la transformation de roches préexistantes, due à la gravité, aux agents atmosphériques et aux organismes vivants. Parmi ce type de roches figurent l’anthracite, le silex, le gypse, l’argile, le grès et les calcaires. Les roches magmatiques Proviennent de la cristallisation plus ou moins rapide du magma. On peut classer ces roches en fonction du milieu géologique de leur mise en place, auxquelles correspondent différentes conditions de pression et différentes vitesses de refroidissement. On distingue ainsi les roches intrusives (ou plutonites), les roches hypoabyssales et les roches effusives. Les roches intrusives se sont cristallisées lentement en profondeur, sous une pression telle que le dégagement du gaz magmatique n’a pas été possible. Les roches hypoabyssales ont cristallisé à des profondeurs intermédiaires, sous une pression suffisante pour que trop de gaz ne s’échappe pas, mais de manière rapide. Les roches effusives enfin, ont cristallisé en surface ce qui fait qu’elles se sont dégazées et qu’elles se sont refroidies très rapidement. Parmi les roches magmatiques figurent le granit (intrusives), le gabbro (intrusives), le basalte (effusive), l’obsidienne (effusive), la pierre ponce (effusive), le porphyre (hypoabissale) ou encore la granophyte (hypoabissale). Les roches métamorphiques Sont des roches qui ont subi une transformation du fait de températures et de pressions très élevées. Ainsi, le grès s’est transformé en quartzite, le calcaire en marbre, le granit en gneiss. Toutes les roches ne constituent pas un terrain propice à l’escalade, loin s’en faut. > Les roches du montagnard...

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Géographie et Milieu Alpin

Posté par on Fév 10, 2013

Géographie Le massif des Alpes est un ensemble montagneux qui s’étend sur 1200 kilomètres, du col d’Altare en Italie, à Vienne en Autriche. Il est partagé par huit pays : l’Italie, la France, Monaco, la Suisse, l’Autriche, le Liechtenstein, l’Allemagne, et la Slovénie. Sa largeur varie de 130 à 250 km. Les Alpes peuvent être subdivisées en trois entités: les Alpes occidentales (de la Méditerranée au Valais), les Alpes centrales (entre le Valais et les Grisons), et les Alpes orientales (des Grisons à Vienne). Ce massif couvre environ 300.000 km2 et est peuplé de quelques 13 millions de personnes. Soit une densité de 43 habitants au km2. Une densité élevée pour un massif montagneux. L’ensemble du relief de la chaîne des Alpes peut être visualisé ci-dessous. Agrandir la carte Des informations détaillées sur la géologie, la géographie physique et la géographie humaine des Alpes sont disponibles sous l’article Alpes de l’encyclopédie Larousse. Milieu Alpin En montagne, la végétation change progressivement selon l’altitude, l’exposition au soleil, et la situation géographique du massif montagneux. On distingue cinq « étages » ou écosystèmes successifs, avec pour chacun un paysage et une végétation caractéristique: étage collinéen, jusqu’à 800m d’altitude étage montagnard, entre 800m et 1400-1700m étage subalpin, entre 1400-1700m et 1800-2400m étage alpin, entre 1800-2400m et 3000m étage nival, au-dessus de 3000m Davantage d’information sur WikipédiA à la rubrique Flore des Alpes. En principe, le randonneur ne s’aventure pas au-delà de l’étage alpin. Le montagnard, lui, va monter plus haut et évoluer sur un terrain où prédominent les roches, la neige et la glace. Ces éléments imposent de faire une distinction fondamentale entre différents types de progression. Nous y reviendrons plus tard lorsque nous aborderons l’étude des différentes techniques de progression. Toutes les roches ne sont pas propices à la pratique de l’escalade. Il y a toutes celles du géologue, et celles qui font la joie du montagnard. Respect de l’environnement Le montagnard, respectueux de l’environnement, s’efforcera de préserver le milieu dans lequel il évolue. Pour l’aider dans cette démarche, le CAS met à disposition un aide-mémoire sur les bonnes pratiques à observer lors des courses en moyenne et haute montagne. > Les roches du...

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