Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Vous trouverez dans ces pages le recueil de mes expériences et connaissances autour d’une de mes passions, la montagne. Espérant que vous aurez autant de plaisir à lire mes mots que j’ai eu à les coucher sur papier d’abord puis sur ce site. Je souhaite que les informations que vous glanerez dans ce guide vous soient utiles durant vos nombreuses courses

Introduction

Posté par on Fév 1, 2013

L’alpinisme, pris dans un sens large, est une activité variée et enrichissante. Mais c’est aussi une activité à risques. Apprenez à minimiser ces derniers.   L’alpinisme, pris dans un sens large, est une activité variée et enrichissante. Variée, parce qu’elle fait appel à un grand nombre de connaissances et de techniques. Enrichissante, parce qu’elle permet à ceux qui la pratiquent d’acquérir et de perfectionner ces connaissances et ces techniques et surtout de développer un certain nombre de qualités physiques et morales. Mais c’est aussi, faut-il le rappeler, une activité qui comporte des risques. « Grimpez si vous le voulez, mais n’oubliez jamais que le courage et la force ne sont rien sans prudence, et qu’un seul moment de négligence peut détruire une vie entière de bonheur. N’agissez jamais à la hâte, prenez garde au moindre pas. Et dès le début, pensez que ce pourrait être la fin » Edward Whymper Je vais essayer, dans les chapitres qui suivent, de faire un tour d’horizon des différents aspects de l’alpinisme d’été. Je passe volontairement sous silence l’alpinisme d’hiver et le ski, laissant à d’autres, plus expérimentés, le soin de vous en dévoiler les joies et les peines. Mon intention n’est pas de traiter chacun des aspects de l’alpinisme d’été de façon approfondie et exhaustive, je n’en ai d’ailleurs pas les compétences. La démarche se veut plus pragmatique. Le propos est de faire un inventaire aussi complet que possible des éléments qui composent cette activité en mettant l’accent sur les points que l’expérience me fait considérer comme importants. L’expérience dont je parle n’est pas celle d’un alpiniste de haut niveau. Pas de « premières », pas de « solitaires ». C’est l’expérience d’un montagnard moyen, ayant pratiqué la moyenne et la haute montagne par tous les temps, soit comme chef de course soit comme participant. En fait, semblable à l’aspiration de la majorité de ceux d’entre vous qui êtes en train de lire ces lignes. Dans les pages qui suivent j’abandonne sciemment le terme « alpiniste » pour le remplacer par « montagnard ». Le mot montagnard me semble être plus proche de la conception que nous nous faisons de notre activité dans le milieu que nous aimons. Il recouvre aussi bien la joie d’atteindre une cime que le bonheur de vivre en parfaite communion avec la nature dans le respect de la flore, de la faune et des personnes qui y vivent. C’est que la montagne, avant d’être un « terrain de...

Lire la suite

Du moyen âge à la renaissance

Posté par on Fév 3, 2013

En 218 av. J.-C. … …Hannibal avait réussi la traversée des Alpes du Sud avec une armée de 50 000 hommes. Trois siècles plus tard, l’Empereur Hadrien (117 à 138 ap. J.-C.) faisait l’ascension de l’Etna. L’accompagnement de pèlerins, marchands ou autres voyageurs par des autochtones est attesté au Grand-Saint-Bernard en 1129. En 1285, Pierre III d’Aragon parvenait au sommet du mont Canigou, et en 1336 c’est Pétrarque qui foule le sommet du mont Ventoux. Vingt-deux ans plus tard, c’est au tour de Bonifavius Rotario d’Asti de gravir la Roche-Melon. Des personnages célèbres tels que Dante et Léonard de Vinci parcourent la montagne, pour des raisons autres que mercantiles ou de subsistance. Ils ont les moyens, ils ont aussi le savoir qui aide à vaincre la crainte qu’inspire à cette époque le royaume des démons et des esprits. En revanche, La première escalade… …est attribuée à Antoine de Ville de Beaupré qui gravi, à l’aide d’échelles, de pics et de cordes, le Mont Aiguille en 1492. > De la renaissance au 19ième...

Lire la suite

De la renaissance au 19 ième siècle

Posté par on Fév 5, 2013

Le XVIIe siècle… …affranchi les cimes de la superstition qui les entachent. La culture et l’art font perdre à la montagne son caractère de désordre et de maléfice, aidés en cela par la pensée orientale. Mais déjà, vers le milieu du siècle précédent (en 1552), François de Candale avait fait l’ascension du pic du Midi d’Ossau. En 1627, Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie, institue un corps militaire pour guider et secourir les voyageurs qui empruntent le col du Grand-Saint-Bernard. On voit ainsi naître l’ancêtre des sociétés de guides qui verront le jour, dès le début du XIXe siècle, dans plusieurs stations touristiques. Entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle Gens de lettres, aristocrates et naturalistes se mettent en route à travers les Alpes à la découverte de régions inexplorées. Rappelons toutefois, que les premiers à gravir les cimes ne furent ni les poètes ni les écrivains mais les hommes de science pour lesquels la montagne se présentait comme un vaste laboratoire naturel. Il est incontestable, cependant, que l’ambition d’atteindre des cimes où personne n’était encore parvenu, remplace progressivement l’intérêt scientifique. Peu à peu, les pionniers laissent de côté les instruments de mesure et se consacrent presque exclusivement à la conquête des sommets. Rappelons: l’ascension du Buet en 1770, celle du Mont Vélan en 1779 et celle du plus haut sommet des Alpes en 1786 par Jacques Balmat dit « Mont-blanc ». C’est ainsi que commence alors une période pendant laquelle la conquête est une fin en soi. C’est ainsi que naît l’alpinisme, tandis qu’en Angleterre se mettent en place les structures de la révolution industrielle et qu’en France se structurent les idées qui aboutiront à la Révolution tout court. C’est d’Angleterre que viendront les premiers alpinistes. Issus d’une bourgeoisie active et entreprenante, ils viennent dans les Alpes puiser dans les risques de l’escalade une vigueur nouvelle, fidèles, en ce sens, à l’éthique puritaine de l’action. Pendant la période qui va de la conquête du Mont-Blanc à celle du Cervin par Edward Whymper en 1865, les cimes les plus importantes de l’arc alpin sont foulées. Les alpinistes anglais s’imposent de façon évidente. Ils ont pour nom, Whymper, Coolidge, et plus tard Mummery pour ne citer que les plus connus. Ils sont accompagnés, entre autres, par Christian Almer et Melchior Anderegg, les premiers Suisses à avoir obtenu une licence de guide en 1865. Le British Alpine Club est fondé en 1857 suivit par l’O.A.V en 1862, le C.A.S. et le C.A.I. en...

Lire la suite

Le 20 ième siècle

Posté par on Fév 7, 2013

Entre 1920 et 1938 Les plus grands problèmes de l’escalade libre dans les Alpes sont résolus. C’est l’époque des Comici, Cassin, Boccalate, Heckmair, Rebitsch mais aussi les Suisses de l’Androsace (club fondé en 1920). Au cours de ces années, et surtout vers la fin des années 30, l’alpinisme sportif est au faîte de sa gloire. A peu près à la même époque, de l’autre côté de l’Atlantique, les grimpeurs ouvrent les premières grandes voies avec une technique qui renferme déjà les germes de l’alpinisme sportif de recherche qui, au cours des années 60, apparaîtra comme une alternative à l’alpinisme européen décadent. Les plus connus de ces alpinistes américains sont Robbins, Frost, Pratt et Chouinard. Après la guerre Ce sont les Français qui donnent une impulsion nouvelle à l’alpinisme. Ils refont toutes les grandes voies ouvertes au cours des années 30, acquérant ainsi une expérience qui les amènera au sommet de l’alpinisme européen et à l’avant-garde de la technique et de l’équipement. Entre les années 40 et 50, Couzy, Frendo, Lachenal, Rébuffat et Terray reprennent la tradition des Allain, Charlet, Couttet qui, les premiers, avaient adoptés la technique de l’escalade moderne. Au début des années 50, Bonatti et Ghigo utilisent l’escalade artificielle pour venir à bout de la paroi est du Grand Capucin. Cet exploit raie le mot « impossible » du vocabulaire et ouvre un nouveau terrain d’action. Au même moment, on assiste à un afflux de nouveaux amateurs de haute montagne, favorisé par le développement des congés payés et des transports, et par la présence de nombreux refuges et bivouacs. L’accroissement rapide du nombre des grimpeurs, ainsi que la mainmise des médias sur l’alpinisme, vont exacerber l’antagonisme qui s’est instauré entre les adeptes du tout artificiel et ceux pour lesquels la méthode classique reste garante d’une certaine éthique. Tandis que l’alpinisme européen est aux prises avec de nombreuses contradictions et en proie aux plus stériles polémiques, éclate en Amérique, une authentique révolution dans la conception de l’escalade. Le grimpeur est débarrassé du mythe qui l’entoure et l’individu ramené à sa juste mesure. Seule compte la perfection stylistique, physique et psychique. Chouinard, Harding, Harlin, Robbins et Salathé sont au nombre des plus célèbres grimpeurs de la nouvelle école américaine. Presque en même temps, l’alpinisme anglais revient sur le devant de la scène. Bonington, Brown, Haston et Whillans en sont les représentants les plus en vue dans les années 60 et 70....

Lire la suite

Géographie et Milieu Alpin

Posté par on Fév 10, 2013

Géographie Le massif des Alpes est un ensemble montagneux qui s’étend sur 1200 kilomètres, du col d’Altare en Italie, à Vienne en Autriche. Il est partagé par huit pays : l’Italie, la France, Monaco, la Suisse, l’Autriche, le Liechtenstein, l’Allemagne, et la Slovénie. Sa largeur varie de 130 à 250 km. Les Alpes peuvent être subdivisées en trois entités: les Alpes occidentales (de la Méditerranée au Valais), les Alpes centrales (entre le Valais et les Grisons), et les Alpes orientales (des Grisons à Vienne). Ce massif couvre environ 300.000 km2 et est peuplé de quelques 13 millions de personnes. Soit une densité de 43 habitants au km2. Une densité élevée pour un massif montagneux. L’ensemble du relief de la chaîne des Alpes peut être visualisé ci-dessous. Agrandir la carte Des informations détaillées sur la géologie, la géographie physique et la géographie humaine des Alpes sont disponibles sous l’article Alpes de l’encyclopédie Larousse. Milieu Alpin En montagne, la végétation change progressivement selon l’altitude, l’exposition au soleil, et la situation géographique du massif montagneux. On distingue cinq « étages » ou écosystèmes successifs, avec pour chacun un paysage et une végétation caractéristique: étage collinéen, jusqu’à 800m d’altitude étage montagnard, entre 800m et 1400-1700m étage subalpin, entre 1400-1700m et 1800-2400m étage alpin, entre 1800-2400m et 3000m étage nival, au-dessus de 3000m Davantage d’information sur WikipédiA à la rubrique Flore des Alpes. En principe, le randonneur ne s’aventure pas au-delà de l’étage alpin. Le montagnard, lui, va monter plus haut et évoluer sur un terrain où prédominent les roches, la neige et la glace. Ces éléments imposent de faire une distinction fondamentale entre différents types de progression. Nous y reviendrons plus tard lorsque nous aborderons l’étude des différentes techniques de progression. Toutes les roches ne sont pas propices à la pratique de l’escalade. Il y a toutes celles du géologue, et celles qui font la joie du montagnard. Respect de l’environnement Le montagnard, respectueux de l’environnement, s’efforcera de préserver le milieu dans lequel il évolue. Pour l’aider dans cette démarche, le CAS met à disposition un aide-mémoire sur les bonnes pratiques à observer lors des courses en moyenne et haute montagne. > Les roches du...

Lire la suite

Les roches du géologue

Posté par on Fév 11, 2013

Ces roches sont des agrégats naturels d’un ou de plusieurs minéraux, et parfois aussi de substances non cristallisées. Les roches affleurantes dérivent essentiellement de trois processus physico-chimiques: la cristallisation à partir d’une matière en fusion, la précipitation à partir d’une solution et la recristallisation. Selon leur origine, on distingue trois types de roches: Les roches sédimentaires les roches magmatiques les roches métamorphiques Les roches sédimentaires Couvrent les trois quarts des terres émergées, sont l’aboutissement de la transformation de roches préexistantes, due à la gravité, aux agents atmosphériques et aux organismes vivants. Parmi ce type de roches figurent l’anthracite, le silex, le gypse, l’argile, le grès et les calcaires. Les roches magmatiques Proviennent de la cristallisation plus ou moins rapide du magma. On peut classer ces roches en fonction du milieu géologique de leur mise en place, auxquelles correspondent différentes conditions de pression et différentes vitesses de refroidissement. On distingue ainsi les roches intrusives (ou plutonites), les roches hypoabyssales et les roches effusives. Les roches intrusives se sont cristallisées lentement en profondeur, sous une pression telle que le dégagement du gaz magmatique n’a pas été possible. Les roches hypoabyssales ont cristallisé à des profondeurs intermédiaires, sous une pression suffisante pour que trop de gaz ne s’échappe pas, mais de manière rapide. Les roches effusives enfin, ont cristallisé en surface ce qui fait qu’elles se sont dégazées et qu’elles se sont refroidies très rapidement. Parmi les roches magmatiques figurent le granit (intrusives), le gabbro (intrusives), le basalte (effusive), l’obsidienne (effusive), la pierre ponce (effusive), le porphyre (hypoabissale) ou encore la granophyte (hypoabissale). Les roches métamorphiques Sont des roches qui ont subi une transformation du fait de températures et de pressions très élevées. Ainsi, le grès s’est transformé en quartzite, le calcaire en marbre, le granit en gneiss. Toutes les roches ne constituent pas un terrain propice à l’escalade, loin s’en faut. > Les roches du montagnard...

Lire la suite

Les roches du montagnard

Posté par on Fév 12, 2013

Grès et calcaires, pour une escalade tout en finesse Granits et gneiss, pour une escalade un peu plus… athlétique Schistes… pour se faire peur ? Le grès Est constitué de grains de sable liés entre eux par un ciment. Il est, de par sa nature même, friable. Mais s’il est recouvert d’une patine qui le met à l’abri de la désagrégation on a alors une roche compacte et solide. La surface peut en être relativement lisse avec des grattons allongés (réglettes), des trous et des excavations, là où l’érosion éolienne s’est exercée. On le trouve rarement en haute montagne. En France, la forêt de Fontainebleau est connue pour ses blocs de grès. Annot, au coeur des Alpes de Haute-Provence, offre de magnifiques falaises de grès. Les calcaires Forment une vaste famille dont les membres se rencontrent partout. Des Calanques à l’Annapurna, les calcaires s’entassent sur 8 kilomètres d’épaisseur et servent d’armature à la plupart de nos montagnes. En Europe, on le trouve en général à moins de 3000 mètres, sauf dans l’Oberland Bernois, les Dolomites et la Vanoise. C’est une roche à base de carbonate de chaux. Certains calcaires contiennent des débris organiques d’autres, comme les coraux, ont étés construit par des organismes vivants, c’est le cas du calcaire urgonien du Vercors ou de la Chartreuse. Certains contiennent de la silice, d’autres du carbonate de magnésium (dolomie). Le caractère primordial du calcaire est sa solubilité. Selon sa composition, le calcaire engendre des formes très diverses. Dans le cas de la dolomie, par exemple, le carbonate de chaux est soluble tandis que le carbonate de magnésium ne l’est pas d’où les formes ruiniformes, très travaillées du relief dolomitique. C’est une roche qui est également sensible au gel. Le résultat, ce sont les chutes de pierres incessantes de l’Eiger et de la Grande Casse. Au total le calcaire n’est pas sans défauts, mais son abondance et sa variété en font la roche reine du varappeur. Il engendre un type d’escalade aérienne, tout en finesse. C’est la roche pédagogique par excellence: « tout dans la tête et les pieds ». Les granits Sont la roche mère de l’écorce terrestre. Ils n’apparaissent pas souvent à la surface dans les massifs jeunes. Les granits sont relativement importants dans les Pyrénées et en Corse. Dans les Alpes, on les trouve surtout dans la zone axiale des Alpes occidentales: massif des Ecrins, chaîne du Mont-SBlanc, en Suisse centrale (Salbitschin), et dans les Grisons (Piz...

Lire la suite

Neige, avalanches et corniches

Posté par on Fév 14, 2013

La neige La neige est un matériau poreux constitué de glace et d’air qui évolue sans cesse sous l’influence des conditions extérieures. Le flocon de neige est constitué de cristaux qui peuvent prendre des formes géométriques très variées. Selon leur aspect, les cristaux s’accrochent donc plus ou moins facilement entre eux et déterminent la consistance des flocons qui s’agglomèrent pour former un manteau neigeux très complexe. En général, il est poudreux au départ, mais dans un laps de temps très court les cristaux de glace se soudent à leurs points de contact et forment ainsi une structure poreuse continue, une « mousse de glace ». Mais cette structure n’est en aucun cas figée. Selon les conditions ambiantes (température, vent et rayonnement), elle continue à évoluer. L’interaction entre les couches de neige et la structure du sol sur lequelle elles reposent, constitue l’autre facteur important qui détermine les caractéristiques du manteau neigeux. La genèse des avalanches dépend essentiellement des caractéristiques de ce manteau neigeux. La neige est à l’origine de nombreux pièges pour le montagnard. Avalanches Les corniches Les ponts de neige Les avalanches Sont l’un des dangers naturels les plus importants. Elles constituent une menace permanente pour le montagnard quelle que soit la saison. On peut classer les avalanches selon leur type d’écoulement. Avalanche de poudreuse Elle concerne une épaisse couche de neige sèche, sans eau liquide, très froide et peu dense. L’instabilité résulte de l’accumulation sur une pente raide et c’est son propre poids qui fait glisser la neige par gravité, d’abord ponctuellement puis sur la plus grande largeur de pente possible. La cause principale de l’avalanche est la surcharge, qu’elle soit due à une nouvelle chute de neige abondante ou au passage d’un skieur ou d’un marcheur. Ce type d’avalanche est rare en période estivale, sauf en très haute altitude. Avalanche de plaques Ces avalanches, souvent déclenchées par des skieurs ou des marcheurs, sont celles qui font le plus de victimes. Elles impliquent parfois des plaques à vent, mais dans presque tous les cas une couche fragile sous-jacente de neige à faible cohésion en représente le principal facteur de risque. Si parfois on peut être alerté par des bruits de soufflement ou d’effondrement quand on marche dessus, il n’est généralement pas possible de les reconnaître a priori. Elles sont particulièrement dangereuses pour le montagnard. Avalanche de fonte Ce type d’avalanche est directement lié à la présence d’eau...

Lire la suite

La glace

Posté par on Fév 15, 2013

La transformation de la neige en névé puis en glace donne naissance aux glaciers. Dans les Alpes, dans les versants orientés vers le nord, c’est au-dessus de 3’000 à 3’500 m d’altitude que les rochers sont tout ou en partie recouverts d’une carapace de glace épaisse et permanente (parois glaciaires). Cette glace coule, lentement, et va rejoindre un bassin d’accumulation (ou vallée glacière). Selon la nature du terrain sous-jacent des séracs suspendus peuvent se former sur la paroi. Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils peuvent se détacher à tout moment. Avec la hausse de la moyenne des températures de ces dernières années, les parois glacières diminuent, la roche est mise à nu et se désagrège sous l’influence des conditions météorologiques. Parallèlement, la limite inférieure du pergélisol remonte. Elle se situe actuellement à environ 2800 m dans un versant nord et à plus de 3500 m dans un versant sud. En dessous de ces hauteurs, la glace qui faisait office de ciment a disparu et la stabilité des parois rocheuses est fortement compromise. Si les parois glacières réservent de mauvaises surprises, ce n’est pas pour autant qu’un glacier plat et rectiligne est exempt de dangers. Tout glacier se déplace. Dans les Alpes, les glaciers combinent un mouvement par déformation de la glace et par glissement. Les vitesses sont de l’ordre de quelques dizaines à quelques centaines de mètres par année. Comme les différentes parties du glacier ne se déplacent pas à la même vitesse, et qu’il y a des ruptures de pente, il se forme des crevasses et des seracs. Les séracs s’évitent. les crevasses aussi quand on les voit… mais recouvertes de neige, le montagnard a vite fait de tomber dans une oubliette ! A suivre: Météo...

Lire la suite

La météo en été

Posté par on Fév 17, 2013

Etant donné que l’on traite ici de l’alpinisme d’été uniquement, on va donc examiner les situations météorologiques d’été et d’automne. La zone de référence étant les Alpes du nord. Les situations météorologiques d’été sont caractérisées par: une faible circulation de l’atmosphère (vents en altitude généralement faibles), ce qui entraîne une évolution lente des conditions, la prépondérance des courants verticaux sur les déplacements horizontaux, dus à des échanges thermiques importants. Ainsi la prévision du temps est-elle plus difficile en été qu’en hiver. En été, l’échéance de la prévision, utile au montagnard, est de 24 à 36 heures alors que durant l’hiver elle est souvent de 48 heures et peut atteindre parfois 3 jours. Pour des prévisions locales plus fines l’échéance va même du matin pour l’après-midi et la nuit suivante. > Types de temps...

Lire la suite

Avant-propos

Posté par on Fév 18, 2013

Cette catégorie, relative à la physiologie, traite des agressions subies par l’organisme lors d’une course en montagne. Agressions liées à l’environnement dans lequel évolue le montagnard, et aux efforts que doit fournir ce dernier pour mener à bien son projet. Agressions liées à l’environnement: Le froid Baisse de la pression atmosphérique Baisse de l’humidité atmosphérique Augmentation du rayonnement et les agressions sur l’organisme liées à l’Effort physique....

Lire la suite

Types de temps d’été

Posté par on Fév 18, 2013

Parmi les types de temps d’été on peut en mentionner quatre: Temps estival décadaire Temps à évolution diurne Le front quasi-stationnaire Le type de temps d’été classique Sans entrer dans les détails, essayons de résumer l’évolution du temps correspondant à chacun de ces types, complétée par les conditions automnales. Temps estival décadaire Après une aggravation passagère le temps s’améliore lentement pendant 24 à 48 heures. Les averses s’espacent et restent localisées sur les pentes nord. Le vent en altitude est un courant modéré de secteur nord. La température est plutôt basse pour la saison. La visibilité est excellente. Vers le deuxième ou troisième jour, le ciel devient clair et le beau temps s’établit. Puis la température commence à augmenter lentement, le vent faiblit et tourne au secteur nord-est. En fin de matinée, des cumulus peuvent apparaître au voisinage des sommets mais ils disparaissent en fin d’après-midi. Cette période de beau temps dure quelques jours. Cependant la température s’élève chaque jour davantage. Entre le huitième et le dixième jour, le temps change brusquement. Le temps devient « lourd », l’humidité de l’air augmente et le vent est nul à basse altitude. En haute montagne le vent tourne au sud puis progressivement au sud-ouest. Enfin le mauvais temps arrive, de façon brusque et marquée. Cette perturbation donne des averses orageuses sur l’ensemble des Alpes occidentales accompagnées de brouillards et d’une chute rapide de la température. Ces « tourmentes » durent rarement plus de une à quelques heures mais elles peuvent se répéter. Temps à évolution diurne Ce type de temps se développe sur une période de 24 heures qui peut se renouveler plusieurs fois de suite. Au lever du jour, la température est légèrement supérieure à la normale saisonnière et il n’y a pas de vent. Le ciel est peu nuageux ou à moitié couvert par des nuages à différents niveaux. La visibilité est excellente. Au cours de la matinée, les nuages se regroupent et deviennent de plus en plus épais. En fin de matinée, les sommets de plus de 2000m sont pris tandis que les sommets les plus élevés supportent une masse grossissante de nuages. Durant l’après-midi le phénomène s’accentue et, brusquement, l’orage éclate. Front quasi-stationnaire C’est une perturbation qui se forme sur place et qui évolue très lentement pendant plusieurs jours. Le ciel est couvert à très nuageux, la base des nuages étant relativement élevée, de l’ordre de 3000 à 4000m, parfois plus....

Lire la suite

Les observations caractéristiques

Posté par on Fév 19, 2013

Le vent Il faut attacher beaucoup d’importance à l’annonce par la météo de « vents instables » ou « vents variables et faibles ». Ces termes sont liés à un temps à évolution diurne et on peut s’attendre à une aggravation des conditions météorologiques dans la journée ou au plus tard le lendemain. L’association de l’instabilité et du vent variable et faible conduit souvent à la formation d’orages. Un vent fort pendant la nuit suivit par des températures élevées le matin sont des signes annonciateurs de mauvais temps. En revanche, si la nuit a été froide et sans vent et qu’il y a du brouillard dans les vallées le matin, la journée sera belle. La « montagne qui fume » Lorsque du sommet de la montagne se détache horizontalement un panache blanc et que la forme de celui-ci varie constamment tout en gardant une direction constante, deux interprétations peuvent être données. Si le panache est translucide et s’il prend naissance sur un sommet enneigé, alors il peut être constitué de cristaux de neige emportés par le vent. Ce phénomène se produit uniquement par beau temps, et il constitue un bon moyen de connaître la direction du vent en altitude. Si le vent est orienté nord, le beau temps tiendra au moins toute la journée. Si en outre, on décèle une composante est, on peut être sûr qu’il fera encore très beau le lendemain. En revanche, si le panache est orienté au sud, il est probable que le temps s’aggravera dès le lendemain. Un phénomène similaire peut être dû à la formation d’un petit nuage. Dans ce cas le panache est beaucoup plus important que le précédent. Cela signifie que les vents en altitude sont modérés à forts et que l’atmosphère est humide et instable. Mais comme les forts courants détruisent l’instabilité on peut considérer que le beau temps persistera quelle que soit la direction du vent. Les nuages lenticulaires Ces nuages sont dus à la déformation de l’écoulement horizontal de l’air par le relief. Ils témoignent de la présence de vents modérés à forts en altitude. En général, ils annoncent l’arrivée d’une perturbation qui peut atteindre la région dans les 24 heures. Les halos Les halos autour du soleil et de la lune dénotent la présence d’un voile fin de nuages appelé cirro-stratus. C’est le signe précurseur de l’arrivée du mauvais temps dans quelques heures, ou dans une demi-journée tout au plus. Les traînées d’avion...

Lire la suite

Le froid

Posté par on Fév 19, 2013

La sensation de froid est due à la vitesse de refroidissement de la surface de la peau. Trois facteurs influent sur la vitesse de refroidissement: La température La force du vent L’humidité de l’air La température baisse en moyenne de 0.8 degré par 100 mètres de dénivelé positif. Le vent s’intensifie avec l’altitude. En revanche, l’humidité de l’air diminue. Vers 2000 mètres l’humidité relative a diminué de moitié par rapport au niveau de la mer, et des trois-quarts à 4000 mètres. Ce facteur de refroidissement diminue donc au fur et à mesure que l’on monte. Il faut savoir que la conduction thermique de l’eau est 20 fois supérieure à celle de l’air, ce qui explique qu’un froid humide est plus difficile à supporter qu’un froid sec. L’homme ne peut vivre que dans une fourchette de température très étroite autour de 37 degrés. Il doit donc constamment gérer son capital thermique. Quand sous l’effet du froid les pertes de chaleur dépassent les gains, l’organisme va réagir de deux façons, il va: limiter les pertes en diminuant le débit sanguin cutané, augmenter la production interne de chaleur. Diminution du débit sanguin cutané La peau contrôle en permanence les échanges thermiques de notre corps avec l’extérieur. Pour préserver les organes vitaux d’une baisse dangereuse de température, la peau va diminuer son irrigation sanguine. Le bénéfice est double: (1) une peau froide constitue une barrière efficace contre les pertes de chaleur, car moins irriguée elle est moins conductrice de chaleur; (2) le sang ne circulant plus en surface et dans les extrémités, il se refroidit moins. Production interne de chaleur La thermogenèse peut être volontaire. L’exercice physique est un bon moyen de se réchauffer mais il consomme de l’énergie. Les aliments apportent en plus de leur valeur nutritionnelle un gain de chaleur à la digestion. Elle peut être aussi involontaire. Le frisson est une contraction musculaire involontaire visant à produire de la chaleur. La sécrétion hormonale intervient dans la lutte contre le froid en augmentant les métabolismes. Les lésions dues au froid Gelures Hypothermie Les gelures La gelure est une brûlure par le froid. Les gelures affectent « l’écorce » du corps, c’est à dire la peau et les extrémités. Elles ne menacent pas directement la vie. En fait, c’est comme si « l’écorce » se sacrifiait pour préserver les organes vitaux. Ce qui fait le danger des gelures c’est qu’elles s’installent sans prévenir, de façon progressive...

Lire la suite

Avant-propos

Posté par on Fév 21, 2013

Prétendre que l’alpinisme n’est pas dangereux serait manquer d’honnêteté intellectuelle; y voir la source de tous les dangers serait se priver d’une activité enrichissante. J’aime à ce propos mentionner que les risques me semblent beaucoup plus importants sur la route, que ceux que je prends lors de la course elle-même. Cependant, les plus grands dangers que court le montagnard ne sont pas dans la montagne; ils sont en lui. Ce sont l’ignorance, l’irréflexion et la présomption. Dans un accident, la part de la fatalité est infime comparée à la grande part de responsabilité de la victime elle-même. L’usage a consacré une classification des dangers en deux catégories: les dangers objectifs et les dangers subjectifs. Les premiers sont inhérents à la nature de la montagne et au temps; ils ne peuvent être que réduits. Les seconds, relèvent du montagnard lui-même et de ce fait devraient, et peuvent généralement être évités. Si malgré tout un accident arrive, que faire ? > Les dangers...

Lire la suite

Baisse de la pression atmosphérique

Posté par on Fév 21, 2013

Lorsque l’altitude augmente la pression atmosphérique diminue et, parallèlement, celle de l’oxygène aussi. A 2500 mètres, la pression de l’oxygène n’est plus que les trois quarts de ce qu’elle est au niveau de la mer, à 5500 mètres la moitié et à 8500 mètres le tiers. Or, la pression est la seule force qui fait progresser l’oxygène de l’air ambiant aux cellules de l’organisme. Pour éviter l’hypoxie (oxygénation insuffisante) et les risques de mal des montagnes, une adaptation des mécanismes physiologiques va s’effectuer au niveau respiratoire avec une augmentation du volume de l’air inspiré, au niveau sanguin avec une augmentation du nombre de globules rouges et enfin au niveau cellulaire, en permettant une meilleure libération de l’oxygène de son transporteur. Le mal des montagnes regroupe un ensemble de symptômes qui se manifestent à des degrés divers selon les personnes. Il se manifeste généralement par des maux de tête, des nausées, un manque d’appétit, des étourdissements et des insomnies. Dans la majorité des cas, tout rentre dans l’ordre au bout de quelques jours. L’apparition de vomissements, la diminution du débit urinaire et la persistance de violents maux de tête malgré l’aspirine, sont les manifestations d’un oedème cérébral. Des difficultés respiratoires, la toux, un sentiment d’oppression dans la cage thoracique, la faiblesse et, finalement, la fièvre sont les manifestations d’un oedème pulmonaire. Le mal aigu des montagnes (le MAM) peut affecter les personnes à partir d’une altitude de 2000 mètres déjà. Les symptômes apparaissent de 4 à 8 heures après l’arrivée en altitude. Ils évoluent en 3 à 4 jours. Les enfants sont particulièrement vulnérables. En cas de doute, il faut impérativement descendre, à une altitude inférieure d’au moins 500 mètres. Pour prévenir le MAM il faut boire abondamment et avoir une alimentation de type hyper glucidique. Une progression lente est le meilleur moyen de minimiser les...

Lire la suite

Les dangers objectifs

Posté par on Fév 22, 2013

Les chutes de pierres Les chutes de glace Les avalanches Crevasses, ponts de neige Les phénomènes atmosphériques Les chutes de pierres C’est le danger le plus grave auquel est exposé le montagnard car la trajectoire des pierres est absolument imprévisible. Les chutes de pierres sont en général provoquées par le dégel; elles se produisent donc le plus souvent lorsque le soleil commence à faire fondre la glace qui scelle les blocs. Les animaux et les hommes peuvent aussi déclencher des chutes de pierres. Les chutes de glace (séracs, corniches) Le danger de chute de séracs s’accentue avec l’élévation de la température. Cependant, des chutes de séracs peuvent se produire aussi à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, engendrées par la poussée du glacier. Le danger que représentent les corniches est double. Elles menacent les pentes qu’elles dominent et peuvent à tout moment les balayer en avalanche. Elles peuvent aussi s’effondrer sous le poids du montagnard qui se serait aventuré sur ce balcon de neige. La ligne de rupture d’une corniche est difficile à évaluer. Les avalanches Ce phénomène n’est pas réservé à l’hiver ou au printemps. En été aussi il se produit des avalanches, souvent sous la forme de coulées de neige sur les pentes exposées au soleil. Mais le piège le plus insidieux et le plus difficile à déceler est constitué par les plaques à vent. Une grande prudence s’impose dans une course de neige après une période de mauvais temps, surtout si les chutes de neige ont été accompagnées de vent. Crevasses, ponts de neige Ce sont les crevasses recouvertes et les ponts de neige qui sont les plus dangereux. En fait, tout glacier recouvert de neige est dangereux. La règle est de ne jamais circuler sur un glacier sans être encordé. Il convient également de se méfier des résidus d’avalanche qui recouvrent un torrent. Louis Lachenal (1921-1955), membre de la compagnie des guides de Chamonix, premier vainqueur de l’Annapurna, est décédé suite à une chute dans un torrent recouvert de neige. Les phénomènes atmosphériques Les manifestations atmosphériques sont à l’origine des plus grandes tragédies alpines. Ces phénomènes sont: Le vent Le froid Le Brouillard La neige La pluie Le verglas L’orage et la foudre En haute montagne, les changements de temps peuvent être très rapides et très brutaux. Dans bien des cas, la retraite immédiate sera la solution la plus sage. Si celle-ci...

Lire la suite

Les dangers subjectifs

Posté par on Fév 23, 2013

Les dangers subjectifs Les dangers subjectifs relèvent de l’alpiniste lui-même et/ou de la composition de la cordée: Incapacité physique Impréparation morale Lacunes intellectuelles et techniques Equipement inadéquat Mauvaise appréciation des conditions Danger confondu avec difficulté Cordée non homogène Incapacité et impréparation physique Le montagnard doit bien connaître ses possibilités physiques ainsi que ses limites. Force et résistance s’acquièrent par l’entraînement; la connaissance de ses limites par l’expérience. La résistance est mise à contribution non seulement par la durée de la course mais aussi, et surtout, par des circonstances particulières telles que l’altitude et le mauvais temps. S’engager dans une course de haute montagne sans une préparation physique appropriée, c’est mettre sa vie et celle de ses compagnons en danger. Impréparation morale La carence des ressources morales peut, dans bien des cas, être plus grave que la défaillance des ressources physiques. La peur, qui entraîne des réactions souvent imprévisibles et toujours dangereuses, est due à l’ignorance de soi et de la montagne. Là aussi, l’expérience est la meilleure garantie de réactions saines et efficaces devant des difficultés ou en cas d’accident. La montagne est impitoyable avec les irréfléchis, les étourdis, les vaniteux et les téméraires. En toute circonstance, cependant, le montagnard doit faire preuve de bon sens. Lacunes intellectuelles et techniques Les lacunes intellectuelles et techniques constituent une source importante de dangers. Le montagnard doit être capable de préparer sa course correctement et avoir le bagage technique pour la mener à bien en toute sécurité. Préparer une course c’est savoir lire un guide et interpréter correctement les informations, c’est être capable de préparer l’itinéraire en utilisant la carte, c’est connaître la météo, etc. Être techniquement apte à évoluer dans le terrain, c’est savoir s’orienter, c’est connaître les rudiments de l’escalade rocheuse et glacière, c’est savoir utiliser correctement le matériel. Équipement inadéquat Une lacune dans l’équipement et le matériel, un manque d’entretien sont des sources d’accident. Le montagnard sera avisé de prendre soin de son matériel, de ne pas s’encombrer de superflu mais de s’assurer l’indispensable. Mauvaise appréciation des conditions Sous-estimer les difficultés d’une course… ou sur-estimer ses propres capacités; manque d’informations; mauvaise interprétation des prévisions météo; départ trop tardif. Autant de facteurs pouvant transformer une course en calvaire. Danger confondu avec difficulté Une ascension peut être difficile, voire très difficile, sans être pour autant dangereuse. Une course peu difficile, voire même facile, peut être périlleuse. Ainsi, une escalade verticale dans...

Lire la suite

Baisse de l’humidité atmosphérique

Posté par on Fév 23, 2013

La quantité de vapeur d’eau contenue dans l’air diminue avec l’altitude. A 4000 mètres, la tension de vapeur d’eau ne représente plus que le quart de sa valeur au niveau de la mer. Si on ajoute à cela que le volume d’eau contenu dans l’air est plus faible aux températures basses qu’aux températures élevées, il devient manifeste que l’air qui entoure le montagnard est sec. Cet air sec augmente la déshydratation contre laquelle l’organisme n’a aucune protection. Cet air sec et froid est aussi à l’origine de l’irritation des voies respiratoires et des maux de gorge. La déshydratation a une conséquence directe sur la performance physique. Une perte d’eau de 2 pour cent du poids du corps (soit un litre et demi pour 80 kilos) diminue la performance de 20...

Lire la suite

Que faire en cas d’accident

Posté par on Fév 24, 2013

On applique les principes généraux du secourisme dispensés par l’ Alliance suisse des samaritains et on organise l’évacuation du blessé. Premières mesures Ou premiers PAS: Protéger, Alerter, Secourir. Prendre soi-même toutes les précautions nécessaires pour éviter un second accidenté. Mettre le blessé à l’abri d’un nouvel accident. Le manipuler avec précaution car il peut être touché à la colonne vertébrale. Arrêter l’hémorragie si besoin est. Le couvrir, car il est en état de choc. Le rassurer, car sa survie dépendra beaucoup du moral qu’il conservera. Organisation des secours Si l’on dispose de matériels de communication opérationnels (radio, téléphone…) les secours seront demandés par voie hertziènes, sinon il faudra aller les chercher… ou les attendre. Appeler les secours Aller chercher les secours Attendre les secours Les informations à communiquer Appeler les secours Le téléphone portable est très pratique pour appeler les secours. Le problème est que la couverture en zones montagneuses est loin d’être parfaite. En de nombreux endroits le téléphone ne captera pas de signal. Il y a également des différences de couverture selon les opérateurs. En Suisse, hors Valais Les secours en montagne sont effectués par la REGA dont le numéro d’alarme est le 1414. En Valais C’est l’OCVS qui organise les secours. Le numéro d’appel d’urgence sanitaire est le 144. Les possesseurs de la carte de sauvetage Air-Glaciers peuvent demander les secours en composant le 1415. En France Le 15 pour une urgence médicale (SAMU), le 17 (Brigade de Gendarmerie locale), le 04 50 53 16 89 (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne de Chamonix). En Europe Le numéro d’alarme général est le 112. C’est le numéro qui aura le plus de chance de « passer ». En montagne, beaucoup de zones ne sont pas couvertes et certaines ne sont couvertes que par un opérateur. Or le 112 passera même si le relais déclenché n’est pas celui de votre opérateur. Deuxième avantage : dans la panique ou si vous passez l’alerte avec un téléphone qui n’est pas le vôtre, vous pouvez taper 112 à la place du code pin et vous serez mis en relation avec le CTA (Centre de Traitement de l’Alerte). Le 112 peut être utilisé aussi en Suisse (l’appel est alors dévié sur la centrale régionale de la police: 117). SOS C’est l’interprétation en code Morse du signal de détresse et de demande d’assistance immédiate. Ce signal est constitué de trois points, trois traits et trois...

Lire la suite

Augmentation du rayonnement

Posté par on Fév 25, 2013

Les rayons dont il faut se protéger sont les Ultra-Violets (UV). Il y a trois sortes d’UV: les UVC, UVB et UVA par ordre décroissant de nocivité. Les UVC sont arrêtés par l’atmosphère et ne nous atteignent pratiquement pas. Par contre toute exposition prolongée aux UVB et UVA va provoquer des brûlures de la peau et des yeux. Plus on s’élève, plus la couche de protection atmosphérique diminue et le rayonnement UVB augmente. L’intensité du rayonnement augmente de 4% tous les 300 mètres. En outre, plus le soleil est bas sur l’horizon, plus la traversée atmosphérique est longue et moins intense est le rayonnement qui parvient jusqu’au sol. Il y a donc un maximum d’UVB entre 11 h et 14 h. Les rayons ne tombent pas tout droit sur la terre. Ils sont diffusés par l’air, les particules de vapeur d’eau et de poussière. Si les alto-cumulus de moyenne altitude absorbent la majeure partie des UV, les cirrus de haute altitude qui donnent un ciel gris très lumineux transmettent presque autant d’UV qu’un ciel clair. La réflexion du sol dépend de sa nature, elle peut être importante (jusqu’à 90% sur la...

Lire la suite

Agressions liées à l’altitude

Posté par on Fév 26, 2013

    Dans ces pages nous allons traiter des agressions subies par l’organisme et des moyens à mettre en œuvre pour réaliser un nouvel équilibre compatible avec la vie en altitude. Augmentation du froid pouvant provoquer des lésions Baisse de la pression atmosphérique pouvant provoquer le « mal des montagnes » Baisse de l’humidité atmosphérique Augmentation du rayonnement Le froid La sensation de froid est due à la vitesse de refroidissement de la surface de la peau. Trois facteurs influent sur la vitesse de refroidissement: La température La force du vent L’humidité de l’air La température baisse en moyenne de 0.8 degré par 100 mètres de dénivelé positif. Le vent s’intensifie avec l’altitude. En revanche, l’humidité de l’air diminue. Vers 2000 mètres l’humidité relative a diminué de moitié par rapport au niveau de la mer, et des trois-quarts à 4000 mètres. Ce facteur de refroidissement diminue donc au fur et à mesure que l’on monte. Il faut savoir que la conduction thermique de l’eau est 20 fois supérieure à celle de l’air, ce qui explique qu’un froid humide est plus difficile à supporter qu’un froid sec. L’homme ne peut vivre que dans une fourchette de température très étroite autour de 37 degrés. Il doit donc constamment gérer son capital thermique. Quand sous l’effet du froid les pertes de chaleur dépassent les gains, l’organisme va réagir de deux façons, il va: limiter les pertes en diminuant le débit sanguin cutané, augmenter la production interne de chaleur. Diminution du débit sanguin cutané La peau contrôle en permanence les échanges thermiques de notre corps avec l’extérieur. Pour préserver les organes vitaux d’une baisse dangereuse de température, la peau va diminuer son irrigation sanguine. Le bénéfice est double: (1) une peau froide constitue une barrière efficace contre les pertes de chaleur, car moins irriguée elle est moins conductrice de chaleur; (2) le sang ne circulant plus en surface et dans les extrémités, il se refroidit moins. Production interne de chaleur La thermogenèse peut être volontaire. L’exercice physique est un bon moyen de se réchauffer mais il consomme de l’énergie. Les aliments apportent en plus de leur valeur nutritionnelle un gain de chaleur à la digestion. Elle peut être aussi involontaire. Le frisson est une contraction musculaire involontaire visant à produire de la chaleur. La sécrétion hormonale intervient dans la lutte contre le froid en augmentant les métabolismes. Les lésions dues au froid Gelures Hypothermie Les gelures La...

Lire la suite

Effort physique

Posté par on Fév 27, 2013

On ne peut dissocier l’effort physique du contexte global de l’alpinisme. L’activité alpine entraîne une dépense accrue d’énergie et une adaptation des différentes fonctions de l’organisme. Il faut savoir que la marche rapide consomme six fois plus de calories que la station debout prolongée, et l’escalade dix fois plus. En outre, il y a perte d’eau avec perturbation de l’équilibre en sels minéraux. Afin de mieux comprendre l’importance des moyens dont nous disposons pour lutter contre l’agression de l’effort physique sur notre organisme et qui se traduit par la fatigue, il est nécessaire de connaître le processus de formation de l’énergie musculaire. Énergie musculaire Constitution du muscle Alimentation Ration alimentaire Boisson Énergie musculaire L’ensemble de l’appareil musculaire représente près du tiers du poids du corps. Le muscle est une machine qui transforme l’énergie chimique en énergie mécanique qui est la force motrice du mouvement. C’est le dernier maillon d’une chaîne de fonctions qui regroupe le coeur, le système nerveux, la thermorégulation, l’apport énergétique, l’oxygénation et l’évacuation des déchets. La réaction qui produit l’énergie musculaire peut se résumer de la façon suivante: Nutriments + oxygène = énergie mécanique + chaleur + déchets Les nutriments sont les combustibles, glucides, protides et lipides, produits par la digestion des aliments. L’oxygène permet l’oxydation des nutriments et la production de l’énergie (processus énergétique aérobie). Certains efforts brefs et violents peuvent se faire en l’absence d’oxygène (processus énergétique anaérobie). L’énergie mécanique produite par la contraction musculaire est la force motrice du mouvement. Comme les moteurs à explosion, la machine musculaire a un mauvais rendement. Seulement 25% de l’énergie musculaire est transformée en énergie mécanique alors que le reste est transformé en chaleur. Cette chaleur est transportée vers la peau par le sang et c’est l’évaporation de la sueur qui permet d’éliminer les calories superflues. La perte hydrique engendrée par la sueur devra être compensée par la boisson. Les déchets sont les produits finaux des réactions énergétiques. C’est l’acide lactique lors de réactions de type anaérobie. L’accumulation d’acide lactique provoque les crampes. C’est également le gaz carbonique, déchet classique des réactions de type aérobie. Pour le montagnard qui fourni en général des efforts soutenus de moyenne puissance, la voie aérobie de production de l’énergie est la plus importante; c’est la voie énergétique de l’endurance. En présence d’oxygène, toutes les substances nutritives sont utilisées jusqu’à leur dégradation complète. Glucides, Lipides et Protides + Oxygène = Energie +...

Lire la suite

Entraînement physique

Posté par on Mar 1, 2013

    Mieux entraîné, le montagnard a davantage de chance de réussir la course, mais c’est surtout au niveau du plaisir et de la sécurité qu’il en tirera tout le bénéfice. Bien que l’on pense d’emblée à l’entraînement physique, les entraînements psychique et technique ne doivent pas être négligés. L’entraînement physique est pris ici au sens physiologique du terme; en tant que préparation défensive à l’égard des agressions de la montagne: Effort Climat Altitude Entraînement à l’effort L’entraînement à l’effort a pour but de développer l’endurance et la résistance. L’endurance est la faculté de fournir un effort moyen pendant une longue période, type marche en haute montagne. La résistance est la faculté de fournir un effort soutenu pendant une période relativement brève, type passage d’un surplomb en escalade. L’entraînement développe le système cardio-vasculaire, le système respiratoire et le système musculaire. La marche La culture physique L’escalade La marche Il est important de commencer cet entraînement plusieurs mois avant la période des courses en altitude. Il est nécessaire de pratiquer la marche régulièrement (au moins une fois par semaine) et dans la nature. C’est l’entraînement le plus simple et le plus efficace en matière de montagne. Choisir un parcours varié afin d’alterner les plats et les montées. Le but n’est pas de marcher de plus en plus vite mais d’acquérir de la puissance et un automatisme de cadence. Il est bon de parcourir de longues distances, d’un pas lent et régulier (le pas du montagnard), ponctuées d’arrêts courts et régulièrement répartis. En ce qui me concerne, je m’octroie un repos de cinq minutes toutes les heures (et j’en profite pour boire). La randonnée pédestre intensive (au minimum 5 heures) est une bonne préparation à la montagne. La montée au refuge est finalement une randonnée. Cette dernière fait donc partie intégrante d’une course en montagne. La course à pied (après contrôle médical), la natation, et le cyclisme sont également de bons moyens de s’entraîner à l’endurance. La culture physique Elle représente un bon complément. En outre c’est un moyen de développer la résistance. L’escalade L’escalade est un excellent moyen d’améliorer son entraînement physique tout en perfectionnant sa technique. Le meilleur entraînement s’acquiert dans les « blocs ». Cela permet l’enchaînement rapide des passages dans un effort analogue à celui de la course à pied, ainsi qu’un apprentissage de tous les mouvements d’escalade, aussi bien à la montée qu’à la descente. Entraînement au climat...

Lire la suite

Entraînement psychique et technique

Posté par on Mar 2, 2013

Entraînement psychique L’homme a peur de ce qu’il ne connaît pas. Partant de cette conviction, l’entraînement psychologique consistera essentiellement à apprendre à connaître la montagne: la rigueur de son climat, les pièges de la nature. Comme pour l’acclimatation à l’altitude, le meilleur entraînement psychique est encore la pratique de l’alpinisme. Il est souhaitable de garder le contact avec le terrain toute l’année et par tous les temps. Le rôle des aînés est également important. Leur attitude et leur exemple, enrichis par l’expérience, et complétés par des explications, sont une source importante de connaissances qui permettent de dépister les pièges et de s’en protéger. L’entraînement à la vie en groupe, c’est à dire l’adaptation aux autres, fait partie de l’entraînement psychologique. Pratiquer l’alpinisme c’est faire partie d’une équipe (cordée), c’est partager des risques et des corvées. Respect d’autrui, tolérance et esprit de groupe sont des qualités qu’il est indispensable de développer. Enfin, il est bon d’apprendre à bivouaquer pour éviter de paniquer le jour où on y est contraint. Entraînement technique Avant toute chose, il faut s’entraîner à marcher sur des terrains variés tels que les éboulis, les pierriers et les pentes raides pour développer l’équilibre, la stabilité et la sûreté du pas (la confiance du soulier sur le rocher). Parallèlement, on améliorera la technique de l’escalade et la technique de maniement du matériel. Suivant: Equipement et matériel...

Lire la suite

Avant-propos

Posté par on Mar 3, 2013

  Équipement et matériel permettent au montagnard de vivre et de se déplacer en altitude. Un manque d’équipement ainsi que du matériel en mauvais état ou non testé, sont la cause de nombreux accidents. Leur étude est donc particulièrement importante. Mais… « La technique résout les problèmes et apporte des satisfactions mais elle n’est qu’un moyen et reste pauvre si on la sépare de l’esprit qui la guide » Gaston Rébuffat. Équipements et matériels du montagnard: Les vêtements Les chaussures Le sac à dos Le piolet Baudrier et casque Les cordes Les nœuds Les mousquetons Pitons et coinceurs Les broches à glace Les crampons Les descendeurs Les poulies Quel que soit le matériel utilisé il est essentiel de savoir s’en servir...

Lire la suite

Les vêtements

Posté par on Mar 4, 2013

  Il en va des vêtements comme il en va de la nourriture. Chacun à ses préférences et toujours de bonnes raisons de choisir ceci plutôt que cela. En outre, n’ayant pas utilisé dans le terrain tous les types de vêtements, il ne m’est pas possible d’en faire un inventaire commenté complet. Je vais me contenter d’indiquer quelques principes de base et vous faire part de mes expériences. Quels qu’ils soient, ils doivent être chauds, légers, solides et confortables. Vêtements de corps et de protection Pantalons Chaussettes Gants Coiffe Guêtres Duvet Lunettes Remarque générale Vêtements de corps et de protection Les progrès réalisés au niveau des fibres synthétiques ainsi que les méthodes actuelles de tissage et de coupe font que le montagnard se trouve en présence d’un choix important d’habits de qualité. Les fibres synthétiques qui composent les tissus dans lesquels sont taillés la plupart des vêtements de montagne sont hydrophobes, c’est à dire qu’elles ont une propension naturelle à ne pas fixer l’humidité. Cela donne des vêtements qui se « mouillent » plus difficilement, et surtout qui sèchent beaucoup plus rapidement que ceux confectionnés dans des tissus de fibres naturelles. Pour les vêtements de corps, éviter les articles en coton qui retiennent la transpiration et qui sèchent très lentement. Utiliser des sous-vêtements, des polos et des pulls en fibres synthétiques. Éventuellement en laine, car la laine retient la chaleur même lorsqu’elle est humide; attention cependant aux peaux sensibles qui ne supportent pas le contact avec cette fibre. A l’usage, je me suis rendu compte que le tout synthétique était plus efficace que la superposition de tissus synthétiques et naturels. Il faut se souvenir que la protection contre le froid est plus efficace si l’on superpose plusieurs couches fines de tissus plutôt qu’une seule couche de tissus épais. Pour les vêtements de protection, je serais enclin à conseiller aussi l’utilisation d’articles confectionnés dans des tissus synthétiques avec une réserve cependant s’agissant des anoraks ou vestes taillés dans ces tissus qui, soit disant, laissent échapper la transpiration tout en protégeant des intempéries. Mon expérience en la matière n’a pas été concluante. Dans des conditions d’efforts importants tels qu’on les vit en montagne la perméabilité de ces tissus à la transpiration n’est pas démontrée. En outre, l’imperméabilité à la pluie n’est pas garantie au niveau des zones de pression, ou plus spécifiquement, à l’endroit ou les bretelles du sac appuient et frottent sur le vêtement....

Lire la suite

Les chaussures

Posté par on Mar 5, 2013

Elles constituent la pièce maîtresse de l’équipement. Leur rôle est de protéger les pieds des agressions mécaniques et du froid, et permettre la marche en tout terrain et l’escalade. Les chaussures qui nous intéressent ici sont les chaussures de haute montagne, nous laisserons de côté les pantoufles d’escalade ainsi que les chaussures dite de randonnée ou de trekking. Les chaussures de haute montagne sont soit entièrement en cuir, soit en cuir et tissu synthétique. Les chaussures à coque plastique avec chausson intérieur ont de moins en moins d’adeptes. Qu’elle soit tout cuir ou non, la chaussure doit avoir les caractéristiques suivantes: Elle doit avoir une semelle profilée (style vibram, du nom de l’inventeur, Vitale Bramani), rigide (éventuellement semi-rigide) et non débordante. La tige doit être suffisamment haute pour bien maintenir la cheville et les lacets assez longs pour effectuer un laçage croisé et un nœud d’arrêt efficace. Un bon laçage permet d’éviter bien des désagréments (voir la vidéo).  et surtout, les chaussures doivent être confortables. Le talon doit être bien tenu, les orteils doivent avoir de l’espace (on doit pouvoir les bouger librement). A la descente, les orteils ne doivent pas toucher le bout de la chaussure (à tester dans le magasin). Lors de l’achat, ne pas se fier aux conseils (désintéressés) de vos amis et aux conseils (parfois intéressés) du vendeur. La morphologie de vos pieds est certainement différente de celle de vos amis, et vous n’achetez pas des chaussures pour faire plaisir au vendeur. Prendre son temps pour essayer plusieurs paires. Essayer c’est: enfiler les deux chaussures, les lacer correctement et les garder aux pieds au moins une demi-heure. Pendant ce temps, parcourir le magasin à la recherche de quelque autre objet à acheter, ça fera patienter le vendeur. »»»  Mal aux pieds ? Un expert est à votre disposition:  Total Feet   > Le sac à dos...

Lire la suite

Le sac à dos

Posté par on Mar 6, 2013

Remarques générales sur le matériel. Les magasins spécialisés regorgent de matériel de toute sorte, aux formes futuristes, aux couleurs chatoyantes et aux noms exotiques, le rêve…. Un rêve qui peut rapidement se transformer en cauchemar sous la forme d’un gouffre financier et d’un casse-tête technique si l’on n’y prend pas garde. Les indications qui suivent ne concernent que le matériel de base avec lequel le montagnard, aussi bien débutant que moyen, peut faire la plupart des courses. Le jour où vous aurez besoin de matériel spécialisé vous n’aurez probablement plus besoin de lire cette prose. Le sac à dos sera plutôt étroit, ne débordant pas du dos et, si possible, en forme de hotte (plus large en haut qu’en bas). Sans armature rigide. Sans poches latérales ni lanières de fixation des ski, ou alors amovibles. Avec poche(s) dans le rabat. Avec lanière ventrale très large (pour faire participer les hanches au portage). Imperméable avec fond doublé (peu de sacs sont réellement imperméables, prévoir un grand sac poubelle en plastique que l’on utilisera comme sac intérieur de protection contre l’humidité). Surtout, éviter une surabondance de gadgets qui augmentent le prix, le poids et les ennuis pendant la course. Enfin, se souvenir que plus le sac est grand plus on en met et plus il est lourd à porter. Remarque: il peut arriver que la sangle nylon des bretelles glisse dans la boucle. On peut la bloquer en la tordant d’un tour sur elle-même avant de la passer dans la deuxième partie de la boucle. J’ai un sac à dos de 30 litres pour les courses de deux jours, et un autre de 45 litres pour les courses plus longues. > Le...

Lire la suite

Le piolet

Posté par on Mar 7, 2013

C’est l’outil le plus important du montagnard et aussi son compagnon. Il sert: – de canne sur les sentiers raides et les pentes de neige, – à tailler des marches dans la glace et la neige dure, – de prise sur la neige ou la glace, – de sonde pour localiser les crevasses, – de moyen d’assurage, – à enrayer et arrêter une glissade.   Bien utilisé, le piolet rend de nombreux services et, un jour, il vous sauvera la vie comme il a sauvé la mienne. Sachez le choisir, en prendre soin et apprenez à le manier correctement. Choisir un modèle traditionnel, en métal, avec un pic cranté (pour l’ancrage), une panne (pour tailler les marches) et une pointe au bout du manche. La longueur d’un piolet de marche se calcule ainsi: la pointe du piolet doit arriver à la malléole lorsque vous êtes debout en tenant le piolet par la tête du « T ». Si la dimension trouvée ne correspond pas à une dimension standard, prendre le piolet de taille inférieure. S’assurer qu’il est bien équilibré et que le manche est recouvert d’une matière antidérapante. Privilégier un piolet de type « T ». Il a une résistance plus élevée qu’un piolet de type « B » ce qui permet de l’utiliser pour réaliser un ancrage. Les avis divergent quand à l’utilisation d’une dragonne. Pour ma part, je serais enclin à déconseiller son usage. Les risques de perte du piolet lors d’une chute sont moins importants que les risques de blessures au poignet et au bras lors d’une chute. L’utilisation du piolet est décrite dans le chapitre consacré aux techniques de progression. Port du piolet Lorsque le piolet n’est pas utilisé pour la progression, on le porte à la main, tête vers l’avant et pointe dirigée vers le sol pour ne pas se blesser en cas de chute. Si l’on veut avoir les deux mains libres tout en gardant une possibilité d’accès rapide au piolet – ce qui est souvent le cas – on le glisse entre le sac et le dos en commençant par introduire le manche sous la bretelle, façon guide (voir la vidéo).  Lors de l’achat du sac à dos, s’assurer que le port du piolet façon guide ne fait pas mal au dos. Il arrive parfois que le piolet tombe quand on enlève le sac. Pour éviter cela, il est possible de passer le manche dans la boucle...

Lire la suite

Baudrier et casque

Posté par on Mar 8, 2013

Baudrier (harnais) Il doit répartir au mieux le choc sur l’ensemble du corps. Il doit aussi permettre à la victime de rester suspendue  sans l’étouffer et sans entraver la circulation du sang. Enfin, il doit emballer le corps sans entraver ni gêner les mouvements. Le harnais complet, celui qui emballe aussi bien le bassin que le torse, et plus lourd et moins « glamour » que le cuissard mais il est plus sûr, surtout lorsque l’on porte un sac à dos. N’étant pas à la mode, le harnais complet n’est pas facile à trouver dans le commerce. Attention. Une personne suspendues dans un harnais ou baudrier de manière prolongée peut être victime du « syndrome du harnais » . Casque Le casque est indispensable. Il protège non seulement contre les chutes de pierres et de glace, mais également contre les chocs sous les surplombs ou en cas de chute. A l’achat, s’assurer que le casque a reçu le label UIAA. > Cordes, cordelettes,...

Lire la suite

Cordes, cordelettes, sangles et anneaux

Posté par on Mar 9, 2013

Cordes Les cordes utilisées en escalade sont du type dynamique, c’est-à-dire que leur élasticité absorbe une grande partie de l’énergie cinétique et limite ainsi les forces d’impact sur les points d’ancrages et sur le corps. Il existe trois types de corde: les cordes à simple, les cordes à double et les cordes jumelées. Ces dernières, cependant, n’ont pas la faveur de grimpeurs. Ci-dessous une vidéo explicative. Une corde à simple de 40 mètres permet de faire la plupart des courses classiques. Une corde plus longue (50 m) permet parfois d’éviter un relais précaire mais alors les frottements sur le rocher et dans les mousquetons deviennent excessifs et le poids prohibitif. Les cordes dites « à simple » ont un diamètre compris entre 9 et 11 mm. Pour des escalades plus techniques, ou lorsque l’on prévoit de faire de longs rappels, on choisira une corde à double. Il est utile de marquer le milieu de la corde ainsi que les deux points situés à 5 mètres des extrémités (pour pouvoir avertir le premier de cordée qu’il arrive en bout de corde). Pour ce faire utilisez de l’encre (qui n’attaque pas les fibres synthétiques), jamais du ruban adhésif. Résistance La corde est faite de fibres synthétiques. Elle est composée d’une âme et d’une gaine de protection tressée. Lors de son utilisation, de son entretien et de son stockage il faut se souvenir que les fibres synthétiques sont très résistantes à la traction et à l’humidité, en revanche elles sont très peu résistantes à la chaleur, au cisaillement, au rayonnement solaire et à de nombreux agents chimiques. Entretien Laver la corde à l’eau claire si elle est imprégnée de terre ou de sable. La sécher à température ambiante. Ne pas l’entreposer au soleil ou dans un endroit ou elle risque d’être en contact avec des produits chimiques (essence, acide d’accumulateurs etc..). En course, protéger la corde des arêtes vives et éviter les frottements entre deux parties de corde ou entre corde et cordelette ou sangle (il est possible de couper une corde en quelques secondes en la frottant énergiquement avec une cordelette). Remplacement On doit impérativement changer une corde après une chute sérieuse, à la moindre lésion de l’âme ou après 3 à 5 années. Si la corde est utilisée souvent, on la changera plus rapidement. Pour avoir une idée approximative de la longévité d’une corde on peut appliquer la formule suivante: Nombre de...

Lire la suite

Les noeuds

Posté par on Mar 10, 2013

Seuls les 8 principaux nœuds sont présentés ici. Il faut savoir les faire parfaitement. Voir d’une main pour certains, et les yeux fermés. Nœud de huit Nœud de cabestan Nœud de demi-cabestan Nœud de prussik Nœud de machard Nœud de pêcheur Nœud de sangle Nœud de blocage ou nœud de mule Nœud de huit Pour s’encorder en bout de corde, pour réaliser une boucle sur la corde de caravane, pour assembler 2 cordes de même diamètre.    Pour l’encordement en bout de corde.  Nœud de cabestan Ou nœud d’amarre. Ce nœud bloque la corde quel que soit le brin sur lequel on tire. Il est notamment utilisé pour l’auto-assurage au relais. Il peut être fait, et réglé, sans sortir la corde du mousqueton. Nœud de demi-cabestan Ou demi-nœud d’amarre. Pour un assurage dynamique (nécessite un mousqueton de sécurité large et symétrique). Il permet la descente en rappel si un descendeur n’est pas disponible. Nœud de prussik Comme nœud autobloquant bis-directionnel pour l’auto-assurage lors des descentes en rappel; pour remonter le long de la corde; pour l’installation de systèmes de sauvetage. On le fait coulisser avec la main, mais une traction le bloque instantanément.  Il est possible de faire un prussik avec une sangle fine. Nœud de Machard Le  comme nœud autobloquant (plus facile à défaire que le prussik suite à un blocage). Prendre un anneau de cordelette. Tenir l’anneau de façon à ce qu’il soit allongé. Placer l’anneau ainsi fermé sur la corde. Maintenir le haut de l’anneau contre la corde avec une main, et avec l’autre tourner la cordelette autour de la corde plusieurs fois. Une fois terminé, passer le bout de la cordelette libre dans la boucle du haut et rabattre vers la bas. Une vidéo explicative   Nœud de pêcheur double Pour fermer un anneau de cordelette; pour assembler 2 cordes de diamètre différent.  Nœud de pêcheur simple Pour s’attacher en milieu de corde.  Nœud de sangle Pour confectionner un anneau de sangle. Prévoir une longueur de brin libre suffisante (10 cm minimum) car il peut se défaire par glissement (surtout avec des sangles neuves). Idéal pour les sangles plates. Difficile à desserrer; ne pas utiliser avec une sangle tubulaire. Photo 1 Photo 2 Photo 3 Photo 4 Faire un nœud simple à l’un des bouts (photo 1). Repasser l’autre bout dans le premier nœud en suivant soigneusement les contours du...

Lire la suite

Mousquetons

Posté par on Mar 11, 2013

Les mousquetons assurent la liaison entre la corde et un point d’encrage. Utiliser toujours un mousqueton de sécurité pour l’assurage avec le demi-cabestan (ou demi-noeud d’amarre ou demi-batelier) et dans ce cas il aura la forme d’une « poire »; ainsi que pour fixer le descendeur au baudrier, pour installer un relais principal ou pour installer une corde fixe, et dans ces derniers cas il aura une forme plus allongée. Pour marquer un mousqueton évitez d’utiliser un poinçon ou la scie à métaux, qui en diminuent la résistance. Contrôler les mousquetons régulièrement. Surtout le mécanisme de fermeture du doigt.    Dégaine Deux mousquetons reliés par une sangle constituent une dégaine. Le mousqueton qui a le doigt droit se place sur le point fixe et le mousqueton dont le doigt est coudé sur la corde. Changer la sangle, voir toute la dégaine après une chute. Ne jamais utiliser une dégaine dont on ne connaît pas la provenance.       > Pitons et...

Lire la suite

Pitons et coinceurs

Posté par on Mar 12, 2013

Pitons Les pitons traditionnels sont de moins en moins utilisés au profit des pitons à expansion et des coinceurs.   Piton à expansion avec sa plaquette. Ce type de pitons est utilisé dans les écoles d’escalade et les voies très parcourues en falaise. Ils restent à demeure et offrent une très bonne protection. On les trouve rarement dans les voies classiques en haute montagne. Source: Wikipedia.   Coinceurs Il existe de nombreux modèles de coinceurs déclinés selon différentes tailles. Convenablement placés dans les fissures ils offrent une très bonne protection. En général, ils sont faciles à récupérer. Il existe différent types de coinceurs. Bicoins Les bicoins (ou coinceurs à câble). Leur taille est relativement réduite. Pour éviter que les mouvements de la corde ne les fassent sortir de la fissure (le câble étant relativement rigide), il est recommandé d’y adjoindre une dégaine.   Coinceurs hexagonaux   Les coinceurs hexagonaux. De taille plus importante, ils sont percés de trous dans lesquels on passe une sangle ou une cordelette. Il existe aussi des hexagonaux à câble.    Coinceurs à cames Les coinceurs à cames appelés aussi coinceurs mécaniques ou « friends ». Ce sont effectivement des « amis » très efficaces. On en trouve de toutes les tailles. Leur prix cependant en limite la diffusion.    Crochets Il existe à la vente des crochets rigides qui facilitent la récupération des coinceurs; pour débrayer la came d’un coinceur mécanique ou pour déboucher une broche à glace.   Pour faciliter la réalisation d’une lunule dans la glace, le crochet est fixé au bout d’un câble semi-rigide.    Astuce Combiner un anneau de corde et un coinceur. Prendre un gros coinceur multicoins type Simond et y passer un brin de corde de 150 cm environ qui sera noué en anneau. Utilisable en tant que coinceur et en tant qu’anneau de corde. > Broches à glace...

Lire la suite

Broches à glace

Posté par on Mar 13, 2013

Les broches à glace (ou vis à glace) se présentent sous la forme de tubes munis d’un pas de vis très large. Une fois installées, ce sont elles qui tiennent le mieux dans tout type de glace. Lorsqu’il fait très froid, il faut, une fois qu’elles sont retirées, les réchauffer pour faire sortir la carotte de glace qui reste collée à l’intérieur. Autrement il est impossible de la replacer. Lors de l’achat, assurez-vous que l’intérieur est parfaitement poli.   Une broche à glace tubulaire bien mise, dans une glace saine,  peut soutenir un poids de plus de 1000 kg. Plus elles sont longues mieux elles tiennent. Porter les broches de façon à ce qu’elles ne provoquent pas de blessures en cas de chute. Il est conseillé de les fixer soit aux attaches latérales soit à la base de la bretelle du sac à dos. On peut aussi les porter au baudrier, sur le côté ou légèrement en arrière. Mais surtout pas sur les anneaux de buste. Il est recommandé d’équiper la pointe des broches d’une protection. > Crampons...

Lire la suite

Crampons

Posté par on Mar 14, 2013

Les crampons à « fixation rapide »(ceux qui possèdent un étrier avant dans lequel vient se loger le bout de la chaussure et un levier arrière qui les fixe à la chaussure par tension) ne sont plus utilisés car très peu fiables. les crampons modernes combinent la commodité des crampons à « fixation rapide » avec la sécurité des anciens crampons à lanières. Les crampons 12 pointes, dont 2 pointes avant horizontales, sont les plus polyvalents. Il est indispensable de munir les crampons d’une semelle « anti-bottage ».   >...

Lire la suite

Descendeurs

Posté par on Mar 15, 2013

Les descendeurs permettent de freiner la descente le long d’une corde et de ce fait ils sont souvent utilisés en rappel. Il en existe plusieurs modèles: tel le descendeur en 8     ou le Reverso de Petzl, qui a l’avantage de ne pas vriller les cordes. Il en existent d’autres.   Savoir utiliser le demi-cabestan sur mousqueton de sécurité peut s’avérer utile au cas ou un descendeur ne serait pas disponible. Quel que soit le matériel utilisé il est essentiel de savoir s’en servir correctement. Hormis le matériel de base, il existe une quantité importante de matériel technique de toute sorte, plus ou moins utile. Ne pas s’encombrer. La plupart des courses peuvent se faire avec un minimum de matériel. Lorsque le temps viendra de faire des courses de haut niveau, le matériel aura évolué et, de toute façon, expérience acquise, le matériel nécessaire deviendra une évidence. Suivant: Préparation d’une course...

Lire la suite

Choix de l’objectif

Posté par on Mar 17, 2013

Une course en montagne ne commence pas au moment où l’on entame la montée au refuge, elle commence bien avant, au moment où l’on conçoit le projet. Préparer une course c’est choisir un objectif, choisir le ou les compagnons de cordée, déterminer l’itinéraire, prévoir l’équipement nécessaire. On ne part pas pour n’importe quelle course, par n’importe quel temps avec n’importe qui. La décision est fonction des grimpeurs en présence, des conditions de la montagne et de la météo et du temps dont on dispose. Attention aux cotations. Les grimpeurs Il faut tenir compte des goûts de chacun. Bien que le véritable montagnard se doive de goûter aussi bien au rocher, à la glace qu’au terrain mixte, chacun a ses préférences. La forme physique, l’entraînement, le niveau technique ainsi que les qualités morales sont à prendre en considération. Face aux difficultés, l’efficacité d’une cordée est proche de son élément le plus faible. Les conditions de la montagne et du temps Il est indispensable de prendre connaissance des prévisions météorologiques. Pour les courses en rocher il faut s’assurer que celui-ci est sec et que les fissures et les cheminées sont débarrassées de la glace. Pour les courses de neige attendre que celle-ci soit transformée et stabilisée. Le temps à disposition Il faut savoir que les horaires indiqués dans les guides sont donnés pour une cordée homogène de deux alpinistes. Il est bon de prévoir une marge de sécurité au cas ou un incident quelconque viendrait perturber le bon déroulement de la course. Les cotations Attention ! Ne pas choisir les courses uniquement en fonction des cotations. Passer du IV en école d’escalade, en pantoufles, ne garanti pas de pouvoir escalader une succession de passages de III en grosses chaussures et avec un sac à dos. De nombreuses cheminées et fissures en III fatiguent autant que quelques courts passages de V. Une course cotée D, courte et sans dangers objectifs, peut être de moindre envergure qu’une longue ascension cotée AD. Enfin, pour une course de neige, l’inclinaison importe moins que la qualité de la neige. Suis-je prêt ? Il importe de se poser les deux questions suivantes: « Partirais-je si aucune opération de secours n’était possible ? » « Suis-je armé pour faire face aux difficultés imprévues ? » De la réponse, honnête, à ces deux questions va dépendre soit le départ, soit l’annulation, soit le réaménagement de l’objectif et/ou des compagnons. > Préparation...

Lire la suite

Préparation technique de la course

Posté par on Mar 18, 2013

  Une fois le but de la course choisi et les compagnons réunis, il faut Établir l’itinéraire Prévoir le ravitaillement Rassembler l’équipement et le matériel L’itinéraire Établir l’itinéraire c’est réunir toutes les informations géographiques nécessaires pour atteindre le refuge, puis le sommet et aussi pour revenir à son point de départ. La course ne s’achève pas au sommet mais dans la vallée. S’il est indispensable de parfaitement préparer le cheminement qui mène du refuge à l’attaque de la voie, et de là au sommet, il est tout aussi important, sinon plus, de bien reconnaître l’itinéraire de descente. La fatigue, le mauvais temps qui arrive additionnés au fait que l’on voit beaucoup moins bien le relief depuis le haut que depuis le bas, font que les retours peuvent être très délicats s’ils ne sont pas parfaitement organisés. Une bonne connaissance du massif dans lequel on évolue peut rendre de précieux services lorsque, pour une raison ou une autre, il n’est pas possible de redescendre par la voie prévue. Si en plus on a pris soin de prévoir une voie de secours alors on a vraiment toutes les chances de pouvoir revenir dans les meilleures conditions. Compléter toutes ces informations par un plan horaire où seront indiquées l’heure de départ du refuge, celle de l’attaque de la voie, l’heure approximative de l’arrivée au sommet et celle du retour au refuge. Un plan de marche, ainsi qu’un croquis succinct de la voie glissé dans une poche, pourront également vous rendre de précieux services. Parmi les sources de renseignements on trouve les cartes, les guides et les récits. Ne pas omettre de se renseigner aussi auprès des collègues qui ont déjà fait la course, auprès du gardien ou d’autres alpinistes qui reviennent de la course. Le ravitaillement Le type et la quantité de nourriture à emporter en course peuvent être aisément déterminés en fonction des informations données sous la rubrique « physiologie« . Pour une course de deux jours avec demi-pension en cabane je prend environ 50g de viande séchée, 50g de fromage à pâte dure, 150g d’un mélange fruits secs et noix, 2 barres énergétiques et 100g de biscuits aux 5 céréales. L’important est de boire suffisamment. Je prends toujours un thermos de boisson chaude (un litre). Il est recommandé d’avoir avec soi un moyen de faire fondre la neige, et cela dès que l’on projette de rester en altitude plus d’une journée. Préparation du sac...

Lire la suite

Pharmacie de poche

Posté par on Mar 19, 2013

Elle peut être réduite car l’efficacité du secours n’est pas fonction de la quantité de médicaments mais de la bonne connaissance de quelques gestes simples. Les médicaments et matériels énumérés ci-dessous doivent être considérés comme de simples exemples. Pour une cordée de deux et une course de un à deux jours: Désinfectant non agressif Pansement combiné pour plaies et brûlures Cartouche de gaze Triangle de toile Paquet de pansements adhésifs Rouleau de sparadrap Bande élastique de fixation Pansements de protection contre les ampoules, type « Kurotex » Epingles de sûreté Petits ciseaux Pincettes Comprimés d’aspirine Comprimés contre les maux d’estomac et les diarrhées Couverture de survie Matériel pour écrire Sifflet, miroir, éventuellement stylo lance-fusées pour donner l’alarme. Il est bon de disposer en toutes circonstances d’une ration de survie et d’eau, sinon de combustible pour faire fondre de la neige. Suivant: Orientation...

Lire la suite

Avant-propos

Posté par on Mar 20, 2013

« Pour savoir où l’on va, il faut savoir où l’on est ! » selon l’adage « Qui prend conseil franchit la montagne ; qui n’en prend point fait fausse route même en plaine » proverbe Turc En montagne il est indispensable de connaître les différentes techniques d’orientation. L’arrivée du GPS peut apporter une aide non négligeable, mais cela doit rester un complément. Les techniques de bases doivent être maîtrisées malgré tout. Pour atteindre l’endroit où l’on se propose d’aller, et surtout pour revenir en toute sécurité, il existe toute une série d’outils et de moyens. Les cartes topographiques La boussole L’altimètre Le GPS Le plan de marche Savoir utiliser ces outils est un gage d’autonomie et de sécurité. >...

Lire la suite

Cartes topographiques

Posté par on Mar 21, 2013

Echelle Relief Orientation Cartes en ligne L’échelle C’est le rapport entre la distance réelle sur le terrain et sa représentation sur la carte. Les cartes utilisées pour les courses en montagne sont à l’échelle 1/50 000 ou 1/25 000. 1/50 000 signifie que 1 cm sur la carte représente 50 000 cm = 500 m sur le terrain; 1/25 000 signifie que 1 cm sur la carte représente 25 000 cm = 250 m sur le terrain. Le relief Le relief est représenté par les courbes de niveaux. Une courbe de niveau est une ligne qui joint les points de même altitude. Plus les courbes sont serrées, plus la pente est raide. La différence d’altitude entre les courbes de niveau est l’équidistance. Elle est indiquée sur la carte et varie suivant l’échelle de la carte, parfois même suivant les zones de la carte si celle-ci est le résultat d’un assemblage de cartes pour couvrir tout un massif. Pour faciliter la lecture, une courbe sur cinq (ou sur dix) est plus épaisse et porte une cote d’altitude, c’est la courbe maîtresse. Les cartes récentes comportent un ombrage, le soleil étant au nord-ouest. L’orientation de la carte La carte est toujours cadrée de façon que ses bords latéraux aient une direction sud-nord (du bas vers le haut). Orienter la carte, c’est faire coïncider le nord géographique avec le nord de la carte. La carte étant orientée, les directions sur celle-ci correspondent aux directions sur le terrain. Cartes topographiques en ligne Map.Wanderland.ch — toute la Suisse en ligne Geoplanet.vd.ch — guichet cartographique de l’Etat de Vaud SITN.ne.ch — Système d’Information du Territoire Neuchâtelois SwissTopo — de l’Office fédéral de topographie Google Maps — site de Google Liens utiles — cartes, atlas et plans de villes >...

Lire la suite

Boussole

Posté par on Mar 22, 2013

La boussole permet de s’orienter dans le plan horizontal. La combinaison carte/boussole permet de déterminer une direction à suivre ou bien l’endroit où l’on se trouve Elle comporte une aiguille aimantée qui indique le nord, un cadran divisé en 360 degrés ou 400 grades, une ligne de visée et un miroir permettant de voir en même temps la ligne de visée et l’aiguille aimantée. Dans les Alpes, le nord magnétique fait un angle d’environ 3 degrés vers l’ouest avec le nord géographique. Pour déterminer le nord géographique, tourner le cadran gradué de façon que le N, l’index nord, soit sur la ligne de visée. Tourner l’ensemble de la boussole en la maintenant horizontale jusqu’à ce que l’aiguille aimantée se place sur la graduation 357 d’un cadran divisé en 360 degrés. La ligne de visée indique alors le nord géographique. Faire toujours attention à ce que la boussole soit maintenue bien horizontale. Qu’elle soit tenue à bout de bras ou posée sur la carte, la partie ou se trouve le cadran (et l’attache du cordon) doit être orientée vers l’endroit où se trouve l’observateur. Le site de la marque Recta donne des informations utiles sur Utilisation de la boussole. > Altimètre...

Lire la suite

Altimètre

Posté par on Mar 23, 2013

L’altimètre permet de se situer dans le plan vertical. La combinaison carte/boussole/altimètre permet une orientation très précise dans le terrain L’altimètre est un baromètre; Il mesure la pression de l’air. La pression de l’air diminuant avec l’altitude, chaque modification d’altitude est donc enregistrée par l’altimètre. Le cadran est étalonné, non pas en unités de pression mais en mètres. Mais comme la pression varie également en fonction des conditions météorologiques, l’altimètre doit être régulièrement réajusté. Il faut le faire à chaque fois que l’on se trouve à un endroit dont on connaît l’altitude. L’usage de l’altimètre est précieux. En particulier lors de traversées à flanc de montagne et par temps de brouillard. L’utilisation combinée de la carte, de la boussole et de l’altimètre permet de localiser avec précision sa position dans le terrain. Un altimètre étant aussi un baromètre, il peut servir à anticiper les variations météo. Pour de plus amples informations sur le choix et l’utilisation d’un altimètre se référer à l’ article du Spéléo Groupe La Tronche. >...

Lire la suite

GPS

Posté par on Mar 24, 2013

Il est indéniable que le GPS (Global Positioning System) peut rendre de précieux services en montagne. Cependant il ne sera utile qu’aux conditions suivantes : l’utiliser en permanence pour être à l’aise au moment où on en a vraiment besoin, disposer d’une carte avec carroyage grille tracé, préparer à l’ avance ses « waypoints » et routes, y compris les routes de secours et de repli, utiliser un logiciel « traceur » avec câble de liaison et procédure de transfert, toujours vérifier sa localisation par les méthodes classiques (quand c’est possible), carte, altimètre et bon sens. Des informations utiles peuvent être trouvées sur GPS Track, un site consacré à l’utilisation du GPS en montagne. Voir par exemple le site de Garmin sur l’utilisation d’un GPS Garmin. Pour ma part, je n’utilise pas de GPS pour cause de poids (car il faut de toute façon avoir carte, boussole et altimètre + des piles de rechange !) Surtout, ne pas jeter les piles usagées dans la nature ! > Plan de...

Lire la suite

Préparation d’un plan de marche

Posté par on Mar 25, 2013

Prenons un exemple Vous devez vous rendre de l’hôtel Weisshorn au sommet du Toûno (Val d’Anniviers, Suisse). On visualise d’abord l’itinéraire sur la carte puis on établi le plan de marche correspondant. Agrandir le plan       PLAN DE MARCHE LIEU ALTITUDE AZIMUT DENIVELE DISTANCE HORAIRE Hôtel Weisshorn 2337 … … … … Les Faches 2340 118 3 800 10 Vijivi 2442 123 102 600 20 Lac 2659 100 217 1700 46 Toûno 3017 352 358 1000 74 Pour calculer le temps de marche, additionner la distance parcourue (en kilomètres) au dénivelé (en hectomètres), le tout multiplié par un indice fonction de la difficulté. Le résultat donne le temps en minutes. La formule: (distance (km) + dénivellation (hm)) x indice = temps (minutes) Calculons donc le temps de marche pour monter de l’hôtel Weisshorn au sommet du Toûno. De l’hôtel au lac, distance 3.1 km, dénivelé 320 m, sentier sac léger (indice 12). Du lac au sommet, distance 1 km, dénivelé 360 m, pierriers (indice 16). Hôtel – Lac: (3.10 + 3.20) x 12 = 76 minutes Lac – Toûno: (1.00 + 3.60) x 16 = 74 minutes Total: 76 + 74 = 150 minutes soit 2h30 Les indices en fonction des difficultés de marche: INDICESa DIFFICULTE MONTEE DESCENTE sentier, sac léger 12 8 sentier, sac lourd 14 9 pierrier 16 6 blocs de rochers 20 19 aCes indices sont donnés à titre indicatif. Ils sont modifiables en fonction des expériences individuelles. Azimut de retour Pour revenir sur ses pas, il faut savoir calculer l’azimut de retour (contre azimut). Pour le calculer, il suffit d’ajouter 180° (si l’azimut est inférieur à 180°), ou retrancher 180° (si l’azimut excède 180°). Exemples: Contre azimut de 60o => 60 + 180 = 240o. Contre azimut de 310o => 310 – 180 = 130o   Le meilleur moyen pour acquérir les connaissances nécessaires est de suivre un cours pratique d’orientation. De nombreux sites offrent la possibilité d’acquérir une formation théorique. Parmi ceux-ci, Notions de Boussole et d’Orientation, le très ludique site de Jean-Pierre Fillion. Autres outils et moyens Il est très frustrant de se lever tôt, de trimballer un sac lourd, et d’avoir des ampoules aux pieds, pour se retrouver au milieu de nulle part… et pas sur le sommet convoité. Pour éviter ces déboires, en plus des cartes, il est judicieux de se référer à d’autres sources telles que les topo-guides...

Lire la suite

Départ et montée au refuge

Posté par on Mar 27, 2013

  Le départ Indiquer où l’on va et, une fois parti, ne pas changer de but. Si deux ou trois possibilités sont envisagées, les indiquer toutes. Avant de quitter la maison vérifier le matériel et l’équipement en utilisant une check-list. Choisir l’heure du départ pour éviter une montée au refuge en plein soleil et/ou une arrivée trop tardive. Si pour une raison quelconque, le but est modifié au départ de la voiture ou du train, penser à téléphoner ou à laisser un mot, glissé derrière le pare-brise, pouvant ainsi orienter des recherches dans la bonne direction. La montée au refuge En général, la montée au refuge se fait sur sentiers. Pas de fatigue inutile. Garder les forces pour le lendemain. Eviter de monter au plus chaud de la journée. Choisir l’heure du départ en conséquence. Partir lentement. Tenir compte du compagnon le plus lent. Marcher régulièrement, sans prendre de raccourci. Eviter les haltes trop fréquentes qui cassent le rythme et font perdre du temps. Les haltes se feront si possible au soleil, à l’abri du vent et à l’abri des dangers objectifs. Attention à ne pas prendre froid à cause de vêtements rendus humides par la transpiration. Dans les refuges, le souper est servi relativement tôt (entre 6 et 7 heures). Il est bon d’arriver avant. > Au...

Lire la suite

Au refuge

Posté par on Mar 28, 2013

L’observation de quelques règles simples et un comportement adéquat raviront le gardien et le séjour n’en sera que plus agréable. A l’arrivée, le piolet et les crampons sont déposés dans le local approprié. Les chaussures de marche sont ôtées et remplacées par des chaussons puisés dans le stock de la cabane. Se présenter au gardien. Il montre la place de couchage et indique l’heure du souper. Une bière dans une main et un crayon dans l’autre, remplir le « Livre de cabane ». Y figure notamment le but de la course du lendemain (important en cas de recherches). Après le souper, débarrasser la table et proposer de l’aide, par exemple pour faire la vaisselle. Le gardien vous aura « à la bonne » et vous donnera volontiers des renseignements sur la course que vous envisagez de faire. L’heure du réveil sera décidée en accord avec le gardien. Ne pas oublier de demander du thé de marche pour le lendemain. Préparer le sac la veille. Au réveil le matin, l’esprit embué, on a tôt fait d’oublier quelque chose. Dans le dortoir, éviter de circuler avec la lampe frontale fixée sur la tête. Elle sera tenue à la main ou posée. Cela éblouira moins la chambrée. Le silence est également très apprécié. Les manipulations de la quincaillerie et des sachets en papier peuvent être faites en-dehors du dortoir. Le matin au réveil, penser à ceux qui se lèvent plus tard. Garder le silence, plier les couvertures, prendre ses affaires et descendre. Pour profiter au mieux d’une nuit remplie de ronflements, j’ai pour habitude de mettre des tampons dans les oreilles et de prendre un sédatif léger. Si possible, j’ai plaisir à monter un journal ou du pain frais pour le gardien. Une attention toujours très appréciée. > La marche...

Lire la suite

La marche d’approche

Posté par on Mar 29, 2013

Le départ du refuge se fera en fonction de la course prévue et après avoir demandé conseil au gardien. En tout état de cause, partir le plus tôt possible. On regrette rarement d’être parti trop tôt, mais toujours d’être parti trop tard aimait à dire Gaston Rebuffat La plupart du temps, le départ se fera de nuit. Pour cette raison, on aura eu le soin, la veille, d’aller reconnaître une partie du cheminement alors qu’il fait encore jour. La lampe frontale sera en parfait état de marche. Contrôler l’itinéraire en surveillant l’azimut, l’altitude et le temps de marche en se référant au plan de marche. Ne pas suivre forcement les lumières des cordées parties devant. Elles peuvent ne pas faire la même course que vous. On s’encorde dès que cela s’avère nécessaire; c’est une question de jugement et d’expérience. Cependant, on s’encorde toujours sur un glacier enneigé. Attention: la corde sert à enrayer une chute et non à multiplier le nombre des victimes. >...

Lire la suite

l’Attaque

Posté par on Mar 29, 2013

L’endroit où commence l’escalade aura été préalablement localisé avec précision, et les nombreux points de repères pris lors de l’approche auront permis de l’atteindre. Se méfier des fausses traces de départ. Un piton ou une cordelette peuvent être le vestige d’une retraite. La longueur d’encordement est fonction du terrain et du type de progression. Si possible, éviter les trop grandes longueurs de corde. La sécurité n’en est pas meilleure, au contraire, et la progression s’en trouve ralentie. Lors de passages faciles ne pas hésiter à raccourcir la distance entre les membres de la cordée en faisant des anneaux de buste (voir la vidéo).   [youtube Nt3L0rMyYDc] > Progression simultanée ou alternée...

Lire la suite

Progression simultanée ou alternée

Posté par on Mar 29, 2013

  Les membres d’une cordée progressent Soit ensemble Soit à tour de rôle Progression simultanée ou « aux anneaux » Fréquente sur la neige et en rochers faciles non exposés. Marcher corde tendue, le chef de cordée n’ayant que trois ou quatre petits anneaux à la main. Sur glacier enneigé, utiliser le maximum de longueur de corde entre les deux membres de la cordée. Mais au préalable, chacun aura fait une réserve de corde sous forme d’ anneaux de buste au cas ou il faudrait sortir son compagnon d’une crevasse. Avec une corde de 40 mètres, environ 20 mètres de distance et le reste répartit en réserve. En rochers, en revanche, la distance entre les deux grimpeurs est réduite. A chaque fois que cela est possible faire « slalomer » la corde entre les becquets de l’arête. Au moindre risque de chute il est indispensable d’avoir au moins un point d’assurage. Lorsque le terrain ne se prête pas à l’assurage (arête de neige par exemple), la distance entre le chef de cordée et le compagnon ne devrait pas dépasser un mètre cinquante à deux mètres. C’est le seul moyen de rattraper une perte d’équilibre avant que celle-ci ne se transforme en une chute que rien, ni personne, ne pourra stopper. Prudence sur une vire facile dominant le vide ! Progression alternée ou « aux longueurs » Utilisée en terrain difficile ou dangereux. Un seul grimpeur progresse à la fois assuré par son compagnon, lui-même auto-assuré au relais. Le cas idéal est celui de la cordée réversible où chaque grimpeur monte alternativement en tête. Pour une discussion détaillée des différentes méthodes de progression se référer aux techniques de progression. > Itinéraire et passages...

Lire la suite

Itinéraire et passages délicats

Posté par on Mar 29, 2013

Recherche de l’itinéraire Regarder toujours au-delà de la longueur en cours. Ne pas hésiter à aller regarder derrière une arête ou à explorer une vire sur toute sa longueur. Le topo-guide ne doit être qu’un dernier recours. Penser aux premiers ascensionnistes qui n’avaient pas de description de la course. Eviter de se lancer vers n’importe quel piton ou anneau de corde; ils peuvent être les témoins d’erreur ou de retraite. Rester dans les difficultés en accord avec les cotations de la course. Les passages délicats Traversées Multiplier les assurages intermédiaires pour éviter que celui qui tombe ne fasse un trop grand pendule. Lorsqu’une traversée facile suit un passage d’escalade difficile le premier de cordée place un point d’assurage au début de la traversée pour assurer le second dans les difficultés. Si un passage difficile suit une traversée, le premier de cordée ne mousquetonne qu’un brin de corde au pied du passage difficile (dans le cas ou l’on grimpe avec une corde à double). Pendule Toujours s’assurer qu’un retour éventuel est possible. Descente Le premier à descendre pose les points d’assurage pour le second. Le second peut se faire assurer en passant la corde derrière un becquet Couloirs délités Faire relais sous un bloc surplombant ou au pied d’un ressaut. En marche simultanée, rester très près les uns des autres. Pentes avalancheuses Ne pas couper la pente (ou bien le plus haut possible). Descendre en suivant la ligne de plus grande pente (comme à ski). > Les...

Lire la suite

Les incidents

Posté par on Mar 29, 2013

Perte de matériel S’il s’agit de matériel indispensable (crampons, piolet…) faire demi-tour si cela est encore possible. Attention en installant le rappel ! La corde ne doit jamais être tenue par une seule personne, un faux mouvement et l’on se retrouve sans corde. Le mieux est d’assurer la corde pendant les manœuvres. Si on perd le descendeur il est toujours possible de descendre, soit en utilisant le demi-cabestan sur mousqueton de sécurité, soit « à l’ancienne » (passez la corde en S autour du corps). Coincement de corde En premier lieu il faut faire en sorte que la corde ne se coince pas (ne jamais laisser de nœuds sur la corde, éviter qu’elle ne s’enfile dans une fissure etc…). Si elle est coincée, ne pas aggraver la situation en tirant dessus inconsidérément. Ne jamais remonter sur une corde coincée. Il faut escalader la paroi. Chutes de pierres Observer leur trajectoire et essayer de les éviter. Le sac peut servir de bouclier. Chute d’un grimpeur Ne pas céder à la panique. Prendre les dispositions nécessaires pour ne pas tomber soi-même. Si possible mettre le blessé à l’abri des dangers objectifs, l’installer confortablement, le protéger du froid et lui donner du chaud à boire. Organiser les secours. Mauvais temps Ne pas faire automatiquement demi-tour; il arrive souvent que le salut soit vers le haut. C’est la connaissance du massif, le sens de la montagne, et surtout une bonne préparation qui permettent de décider. > Sommet et...

Lire la suite

Sommet et retour

Posté par on Mar 29, 2013

Le sommet La course ne se termine pas au sommet. Dans bien des cas, c’est en fait là qu’elle commence. La fatigue, la neige ramollie, les chutes de pierres, la difficulté de trouver le bon cheminement font du retour une entreprise qui doit être prise très au sérieux. Le montagnard conscient ne perd pas de temps au sommet. Le repos, le pique-nique et le tour d’horizon ne sont pas des pertes de temps s’ils sont raisonnables. La descente C’est souvent la phase périlleuse de la course. Le chef de cordée descend toujours en dernier. En terrain difficile, il ne descend que lorsque le relais est établi. Il incombe au premier à descendre de poser les assurages intermédiaires. Si possible, éviter les rappels qui font perdre beaucoup de temps et ne sont pas exempts de risques. Le retour On ne plie la corde qu’une fois en dehors du glacier. Si vous repassez par la cabane, prévenez le gardien de votre retour et informez-le sur les conditions de la course. La descente vers le fond de la vallée… et la bière fraîche, se fait généralement sur sentier. On préserve ses genoux et sa colonne vertébrale en adoptant une marche souple et régulière. L’utilisation des bâtons de marche améliore le confort de la descente. On préserve le sentier en évitant de prendre des raccourcis. > Bivouaquer ou...

Lire la suite

Bivouaquer ou renoncer

Posté par on Mar 29, 2013

Le vieux principe selon lequel il faut à tout prix éviter de bivouaquer en montagne se justifiait à l’époque où l’équipement était rudimentaire. De nos jours, il est tout à fait possible de passer une nuit à la belle étoile en haute montagne, sans courir de dangers particuliers, si l’on applique quelques règles simples. Certains bivouaquent même pour le plaisir, ou pour éviter les refuges surchargés. Choix de l’emplacement du bivouac C’est un élément très important. Pour que le choix soit possible il faut être prévoyant et y songer avant la tombée de la nuit. Il faut que l’emplacement soit à l’abri des dangers objectifs (attention aux cheminées-cascades et à l’accumulation de la neige entre la paroi et le bivouac), à l’abri du vent et si possible sur une surface horizontale et plane. Une rimaye ou une crevasse bouchée peuvent offrir un bon abri. Organisation du bivouac Installer en premier lieu un assurage mobile sous la forme d’une corde fixée à la paroi sur laquelle on fera coulisser les mousquetons d’auto-assurage. S’auto-assurer et assurer le matériel. Aménager l’emplacement en enlevant les pierres gênantes et les utiliser pour construire un muret de protection contre le vent. Bien stabiliser le réchaud et commencer à faire fondre la neige. Etendre éventuellement le sac de bivouac en demi pente de toit en fixant un des côtés à la paroi l’autre étant maintenu par des pierres. Utiliser corde, sac à dos, couverture de survie etc… en guise de matelas pour vous protéger du froid qui vient du sol. Ne pas oublier de délasser les chaussures. On peut également enfiler les pieds dans le sac à dos. Certain sac à dos possèdent une armature amovible en mousse armée, à utiliser pour s’asseoir dessus. Savoir renoncer Pendant la course garder en mémoire quatre facteurs importants : l’humain, les conditions, le terrain, le timing. Au point de non retour, une analyse de ces quatre facteurs aidera à décider de continuer ou non. Par exemple : dans quel état physique est la cordée ? les conditions de la course et météorologiques sont-elles bonnes ? le terrain est-il acceptable ? reste-t-il assez de temps ? Suivant: Techniques de progression...

Lire la suite

Avant-propos

Posté par on Avr 3, 2013

Avant d’aborder les techniques de progressions à proprement parler il est bon de rappeler les trois principales règles de progression. Équilibre Prise de pied Enchaînement des mouvements L’équilibre La progression en montagne nécessite un sens profond de l’équilibre. Le recours à la force permet certes de négocier des passages de toutes difficultés, mais cela au détriment du plaisir et avec davantage de fatigue donc moins de sécurité. Monter, grimper, faire une ascension, c’est élever son corps, son poids, puis le descendre. Le meilleur moyen de lutter contre la pesanteur et de faire en sorte que le poids soit pris en charge par les jambes et que les bras n’interviennent que pour maintenir le buste dans une position verticale. Une perche, si elle est verticale, pèse de tout son poids sur sa base, il suffit de peu de force pour la maintenir dans cette position. Si elle est inclinée, par contre, il faut beaucoup plus de force pour l’empêcher de tomber. Escalader, ce n’est pas se hisser à la force des bras, c’est marcher sur un terrain plus ou moins incliné, pouvant s’approcher de la verticale. Une paroi doit être considérée comme un escalier très raide dont les parties horizontales seraient très courtes. Prise de pied Le contact entre le pied et le sol, ou sensibilité de la prise de pied, s’acquiert par l’entraînement. Cette sensibilité conditionne l’aisance avec laquelle le grimpeur progresse dans tous les types de terrains. La marche dans les pierriers, les gazons raides, les gros blocs, aide à acquérir ce type de sensibilité. Enchaînement des mouvements Escalader, gravir, monter sont trois termes par lesquels on peut définir les trois modes de déplacement en montagne. Le terme escalader s’applique à une succession de mouvements complets, impliquant l’usage des quatre membres. Le terme gravir implique une succession de mouvements coordonnés afin de franchir, à la verticale, un obstacle, en dominant la force de gravité. Monter, est un terme plus général pour définir toute progression en montagne. Le seul moyen de se déplacer en montagne en économisant ses forces et en assurant sa sécurité, est de progresser avec rythme, souplesse et vigilance et cela, quel que soit le mode de déplacement utilisé. > Progression sur terrain...

Lire la suite

Progression sur terrains faciles

Posté par on Avr 3, 2013

Les terrains faciles se rencontrent en général lors des marches d’approche ou de retour. Le montagnard progresse généralement le long d’un sentier pour monter au refuge. Au-delà, c’est le domaine des pentes d’herbe et de neige et des pentes d’éboulis et de blocs. Progression sur sentiers Il faut toujours être chaussé de chaussures montantes à semelles profilées. Une paire de bâtons de ski, voire un piolet, peut s’avérer utile si le sentier devient glissant à la suite d’une chute de pluie. En outre, le fait de pouvoir s’appuyer sur un bâton lorsque la pente devient raide, soulage les cuisses à la montée et les genoux à la descente. S’il vous prend l’envie légitime d’admirer le paysage alors que vous progressez sur une sente bordée d’un à-pic, arrêtez vous d’abord. Un faux-pas, une racine qui dépasse où un caillou instable et le pire peut arriver. A la descente prenez garde de ne pas glisser sur le rocher couvert de gravillons, la racine humide ou la pomme de pin qui roule sous le pied. Progression sur pentes herbeuses et névés De nombreux accidents ont pour cause une glissade sur une pente d’herbe ou de neige. Les pentes d’herbe couchée et humide sont d’autant plus dangereuses que l’on a tendance à ne pas s’en méfier suffisamment. Il m’est arrivé de perdre pied sur une pente d’herbe raide, et le seul moyen qui m’a permis d’enrayer la glissade, avant de passer par dessus une barre rocheuse, fut l’utilisation de la technique du piolet-frein. Progression sur pentes d’éboulis et de blocs A la montée Choisir de préférence les gros blocs. Se méfier toutefois des gros blocs posés en équilibre sur d’autres: le seul poids d’un corps humain peut les faire basculer et vous entraîner dans leur chute. A la descente Choisir les éboulis fins. Selon l’inclinaison de la pente et la consistance de ces éboulis il sera parfois possible de descendre simplement en plantant les talons ou même en « ramasse » comme sur une pente de neige en bonne condition. Attention aux restes de neige entre les blocs, la jambe peut s’y enfoncer brusquement et causer des blessures. > Progression sur terrain peu à assez...

Lire la suite

Progression sur terrains peu difficiles à assez difficiles

Posté par on Avr 3, 2013

Comme dans le cas de la progression en terrain facile, la progression en terrain peu ou assez difficile s’apparente beaucoup à la simple marche (intervention limitée des bras; principaux efforts fournis par les jambes et les pieds). Cependant, même si les difficultés sont peu spectaculaires, les fautes peuvent entraîner des accidents graves. Il n’est pas toujours facile de classer le terrain selon des catégories de difficulté. Il y a tous les cas limites. Pour certain, un type de terrain particulier sera considéré comme facile alors que pour d’autres il pourra apparaître comme étant peu difficile, voir assez difficile. Le terrain lui-même, de par sa nature, ne se prête pas toujours bien à la cotation. Si les cotations rocheuses sont généralement assez précises, celles qui concernent la neige ou la glace le sont beaucoup moins car elles dépendent non seulement de l’inclinaison de la pente mais aussi, et dans une plus grande mesure encore, de la qualité du manteau blanc qui la recouvre. Il en va de même pour les terrains recouverts de blocs, d’éboulis ou d’herbe. Pendant la progression elle-même, surtout lorsque celle-ci est monotone comme c’est souvent le cas lors d’une montée sur la neige, il arrive parfois que l’on passe sans s’en rendre compte – et donc sans avoir pris les mesures de sécurité adéquates – d’un terrain facile à un terrain assez difficile. C’est le cas typique d’un névé qui se redresse progressivement sans changement dans la nature et la qualité de la neige. Attention à l’inertie qui entraîne un retard dangereux dans le jugement. Dans le cas envisagé ici, celui de la progression en terrain peu à assez difficile, nous n’indiquerons que les techniques de bases permettant de faire des courses faciles en toute sécurité. Mais comme il n’est pas toujours possible de faire, au niveau des principes généraux, une distinction nette entre terrain peu difficile et terrain assez difficile, il reste évident que le montagnard, même débutant, se doit de connaître les principes de base de l’alpinisme de difficulté plus élevée. > Techniques d’escalade en...

Lire la suite

Techniques d’escalade en rocher

Posté par on Avr 3, 2013

Les techniques d’escalade varient en fonction de la structure du rocher. Dalles adhérence grattonage Fissures coincements et verrous opposition (Dülfer) Dièdres écarts opposition Cheminées écarts opposition Surplombs écarts rétablissement Adhérence L’adhérence est naturelle dès l’instant où le grimpeur pose le pied (ou la main, en appui) sur une prise plate et horizontale; elle est l’effet de la pesanteur. Si la prise est inclinée, l’adhérence doit être voulue. Le corps est à l’aplomb des pieds, les chevilles sont tordues pour que toute la surface de la semelle soit au contact du rocher, les pieds sont assez écartés et forment un angle bien marqué, la poussée du pied se fait le plus perpendiculairement possible par rapport à la prise et elle est aussi forte que possible, la progression se fait à petits pas. L’adhérence en position debout est à proscrire dès que le rocher n’est pas sûr; s’il est mouillé ou recouvert de graviers ou de lichens. Si le rocher est lisse, les semelles doivent être propres et sèches. L’adhérence des mains est plus rare; elle est surtout utilisée à la descente et en escalade intérieure. L’adhérence du dos est pratiquée en escalade intérieure. Grattonage Le grattonage désigne la technique qui consiste à poser la pointe du soulier sur une petite protubérance du rocher pour s’élever. Cette technique est utilisée lorsque l’on grimpe avec des souliers à semelle rigide ou semi-rigide; ce qui est souvent le cas lors de courses en moyenne et haute montagne. Opposition L’opposition est une adhérence forcée, obtenue par l’exercice de forces de direction opposée sur différentes parties du rocher. Les pieds, les mains, le dos, les épaules peuvent servir dans les oppositions. Cette technique est utilisée pour la progression en escalade intérieure (cheminées), ou en escalade extérieure lors de la montée de fissures à bords francs ou de feuillets (technique de montée à la Dülfer). Écarts Les écarts sont un type particulier d’oppositions. Ils sont utilisés dans l’escalade des cheminées très larges ou des dièdres. On progresse en appuyant chacun des pieds et chacune des mains sur les côtés opposés de la paroi. Coincements Lorsque la taille de la fissure s’y prête, on y introduit la main ou le pied et, dès le moment où l’on se tire sur la main ou lorsqu’on appuie sur le pied, le coincement se fait automatiquement. Verrou Le verrou est un coincement forcé. Le principe est de faire bras de...

Lire la suite

Allez on grimpe !…

Posté par on Avr 3, 2013

…ou une longueur dans la vie d’un montagnard. Le décor: Deux alpinistes au pied d’une voie. Ils sont équipés. Baudrier, sur lequel pend la quincaillerie; corde, fixée directement au baudrier par un noeud de huit; casque; anneaux passés par dessus le sac; gants de cuir sans doigts. (Les gants, hormis qu’ils protègent du froid, protègent également les mains de celui qui grimpe lors des coincements et de celui qui assure au cas où il devrait retenir une chute.) Le second est solidement amarré à deux point fixes inarrachables. Il assure le premier par l’intermédiaire d’un mousqueton à vis placé dans l’un des deux points fixes et d’un demi noeud d’amarre (ou demi-cabestan). La corde a été démêlée et repose à distance respectueuse des pieds. Les boucles ont été arrangées de telle sorte que les premières à se dérouler se trouvent sur le dessus du lot. Il a pris soin de passer la corde dans un premier relais intermédiaire car il sait que les chutes qui se produisent entre le relais et le premier assurage intermédiaire sont les plus graves (voir Facteurs de chute). Action: Le premier débarrasse les semelles de ses chaussures des résidus de neige ou de gravier, étudie l’enchaînement des premiers mouvements et une fois prêt, démarre. – J’y vais ! – OK Le second regarde son compagnon et lui donne suffisamment de « mou » (de corde) pour ne pas le gêner dans sa progression. A peine franchis les premiers deux ou trois mètres, le grimpeur place son deuxième assurage intermédiaire. Le second reste très attentif; la pose d’un assurage est toujours chose délicate. Le premier tire sur la corde pour pouvoir la passer dans le mousqueton de la dégaine qu’il a fixé au coinceur (ou piton) installé juste au-dessus de lui. – Du mou ! Le second dévide rapidement un peu de corde tout en se réprimandant de ne pas avoir anticipé la demande. Maintenant que ces relais intermédiaires sont en place il sait qu’en cas de chute du premier il sera tiré vers le haut, et il se demande avec anxiété si son auto-assurage a été bien pensé et correctement réalisé. Pendant ce temps, le premier a encore progressé et il se trouve maintenant sur de bonnes prises. Il profite de cette position confortable pour relaxer ses bras et ses jambes et pour étudier les enchaînements suivants. – Je continue ! – OK ! Après quelques pas...

Lire la suite

Techniques de descente en rocher

Posté par on Avr 3, 2013

A moins de redescendre en parapente, toute ascension a pour contrepartie une descente. Le débutant a tendance à considérer que la descente est un exercice beaucoup plus périlleux que la montée. Ce n’est pas toujours le cas. Tout passage franchi en escalade libre à la montée devrait pouvoir l’être à la descente. Ce principe, trop souvent oublié, s’il n’est pas toujours applicable en terrain difficile, est à respecter scrupuleusement en terrain facile. Il est un facteur important de sécurité. Les principes généraux de l’escalade s’appliquent également à la descente. Mais alors qu’à la montée il est conseillé de faire des mouvements de faibles ampleurs, à la descente c’est l’inverse, les mouvements doivent être amples et la recherche de prises éloignées conseillée. A la descente la progression se fait en trois temps: descendre les mains très bas, si possible au niveau des pieds, repérer à vue les prises possibles pour les pieds et, descendre les pieds le plus bas possible de façon à se retrouver soit les mains sous les aisselles (descente face au vide) soit les bras presque tendus (descente face au rocher). Dans la mesure du possible la descente se fera face au vide. Cette technique permet de mieux voir les prises et de mieux orienter la progression. De plus elle est très rapide. On peut aussi descendre de côté, une seule main suffit alors à maintenir l’équilibre. Sûre, rapide tout en étant moins impressionnante que la descente face au vide, la descente de côté est conseillée au débutant en terrain peu difficile. La descente face au rocher (en marche arrière) est sûre mais très lente. Le montagnard voit très mal les prises à utiliser et avant chaque mouvement il doit souvent lâcher une main et se tourner fortement sur le côté pour voir en dessous de lui. Si la descente selon les moyens naturels expliqué ci-dessus n’est pas possible, il faut utiliser un moyen artificiel en installant un rappel de corde. Cette technique est complexe et doit être apprise en école d’escalade. > Progression sur neige et...

Lire la suite

Progression sur neige et glace

Posté par on Avr 3, 2013

Équilibre Qualité de la neige et de la glace Inclinaison de la pente Vous avez dit équilibre ? Dans le rocher, le fait de pouvoir saisir avec les mains une bonne prise et ensuite y poser le pied donne une impression de sécurité et engendre la confiance. Sur la neige et sur la glace, en revanche, on ne s’accroche à rien. C’est pourquoi, encore plus que dans le rocher, il importe d’acquérir un très bon sens de l’équilibre. Quelle que soit l’inclinaison de la pente, le corps doit rester vertical, bien d’aplomb sur les pieds. Dès le début de l’apprentissage de la technique, il faut, à l’évidence, utiliser le piolet qui constitue le troisième point d’appui. Cependant, après que chaque nouveau mouvement ait été étudié, Gaston Rébuffat conseille de refaire le même mouvement sans l’aide du piolet, et il ajoute: …ainsi, par voie de conséquence, il (le montagnard) aura automatiquement le corps vertical, d’aplomb, ses crampons mordront bien, et surtout il prendra conscience de son équilibre en se rendant compte qu’il tient – et plus d’une fois il en sera lui-même surpris – pourquoi il tient et dans quelle mesure; inversement il réalisera que si son centre de gravité venait à passer à l’extérieur de sa base, c’est-à-dire de ses pieds, il serait en perte d’équilibre, et tomberait. Le même conseil est prodigué concernant les crampons. Bien que ceux-ci soient un élément de sécurité, au même titre que le piolet, le débutant devrait s’entraîner à progresser sans crampons en tapant simplement du pied sur des pentes de neige allant jusqu’à 40 degrés et en taillant des marches sur des pentes de glace raides. …il y gagnerait beaucoup en connaissance de son équilibre et accroîtrait sa sûreté et son aisance lorsque, par la suite, il devra traverser sans crampons un couloir de neige ou de glace pour, par exemple, poursuivre une escalade rocheuse. La technique de progression va tout naturellement dépendre de la qualité de la neige ou de la glace, et de l’inclinaison de la pente. Qualité de la neige et de la glace Selon la consistance, on peut distinguer quatre types de neige et deux types de glace. Neiges molles Elles comprennent la neige fraîche poudreuse, la neige fraîche humide, la neige soufflée et pâteuse apportée par le vent et en partie transformée, ainsi que la neige pourrie. Neiges cassantes Aussi appelées neiges croûtées, c’est de la neige...

Lire la suite

Utilisation du piolet

Posté par on Avr 3, 2013

Le piolet sert, à tailler les marches, comme moyen de sondage pour déceler les crevasses cachées, comme moyen d’assurage, mais d’abord et surtout comme point d’appui pendant la progression, l’escalade glacière, pour arrêter une glissade, et… pour le fun des descentes en ramasse (ou glissades sur les semelles). Tenue du piolet Piolet – 3ème point d’appui Piolet – taille de marches Piolet – frein Tenue du piolet Une des premières questions que se pose le débutant est: comment tenir mon piolet La réponse de Yvon Chouinard, glaciairiste éminent, est la suivante: Tenez toujours le piolet la pointe en avant, loin du corps, … la paume de la main prend appui sur la panne, le pouce repose sur l’œilleton, et l’index est allongé le long de la pointe. Lorsque le piolet est tenu correctement, la pointe s’aligne directement sur le bras tendu. A la descente, certains guides préconisent de tenir le piolet pointe en arrière. La raison invoquée est, que lors d’une chute vers l’arrière, la pointe du piolet vient naturellement se planter dans la neige, avec le double avantage de diminuer les risques de blessure et d’avoir le piolet en bonne position pour freiner la glissade. Malheureusement l’inverse est vrai lors d’une chute vers l’avant. On peut cependant affirmer que les chutes sur les fesses ou le dos sont beaucoup plus fréquentes, surtout chez le débutant qui a tendance à ne pas se pencher suffisamment en avant lors de la descente. Piolet – 3ème point d’appui ! Bien utilisé, le piolet est un remarquable outil de progression et de sécurité. On distingue six façons principales d’utiliser le piolet. Piolet-canne Le grimpeur tient le piolet de façon à prendre appui sur lui, c’est l’utilisation la plus courante du piolet.   A la descente, le piolet est tenu de façon à ce que le pic soit dirigé vers l’arrière.   Dans un article qui m’a paru intéressant, Yves Saliba décrit la façon de tenir le piolet lorsqu’il est utilisé comme canne. Piolet-ramasse Le piolet est tenu à deux mains, à peu près horizontalement devant soi, la pointe plantée dans la neige, le pic dirigée vers l’avant. La main la plus éloignée de la pente coiffe la tête du piolet, paume reposant sur la panne. Cette main exerce une traction vers le haut. L’autre main saisit le manche du piolet à proximité de la pointe tout en exerçant un appui. La technique du...

Lire la suite

Utilisation des crampons

Posté par on Avr 3, 2013

Les crampons sont fréquemment utilisés sur toute pente de neige dure et de glace, sur glacier non recouvert de neige, sur rochers verglacés et peuvent même parfois être d’un grand secours sur des pentes raides de terre nue ou recouverte d’herbe humide. Fixation des crampons Marche en crampons Prudence ! Fixation des crampons La fixation des campons se fait souvent de nuit; c’est pourquoi il faut s’entraîner à l’avance. Les crampons doivent être parfaitement adaptés aux chaussures; attention donc si vous avez changé les uns ou les autres. Il est inutile de vouloir présenter le crampon sous la chaussure; c’est le pied qui doit venir se loger sur le crampon posé à plat par terre, toutes boucles dehors. Penser à mettre le baudrier avant les crampons, surtout si le cuissard est enfilé par les pieds. Dans le cas des crampons à lanières, il importe de serrer convenablement celles-ci; ni trop serrées pour ne pas risquer de couper la circulation du sang et provoquer des gelures, ni trop lâches pour éviter que le crampon ne tourne et se détache de la chaussure. Cramponnage (marche en crampons) Au début, il est important de s’astreindre à marcher les pieds et les jambes légèrement écartés pour éviter d’accrocher les guêtres ou le pantalon avec les pointes des crampons. Les pointes doivent pénétrer verticalement dans la neige; ne pas traîner les pieds et ne pas courir. Il existe deux techniques très différentes, opposées dans le principe mais en fait complémentaires selon la nature du terrain et aussi pour alterner la fatigue musculaire. La technique dite « française » ou « toutes pointes » et la technique « pointes avant ». La technique « française »… …du cramponnage ressemble fortement à l’escalade de dalles de rocher par simple adhérence de la semelle. Imaginez que vous gravissez une dalle lisse dont la pente s’accentue peu à peu. Les étapes de la progression seront les suivantes: montez en ligne droite, écartez les pieds, en les ouvrant suivant un angle de 90 degrés environ, progressez obliquement, la main amont appuyée contre la paroi pour maintenir le corps en équilibre et écarté de la paroi, orientez les pieds vers l’aval et tournez progressivement le corps vers l’extérieur, jusqu’à ce que vous tourniez presque le dos à la paroi, finalement, il vous faudra faire face au rocher et utiliser les petites prises avec la pointe des chaussures – vous vous retrouvez ainsi dans la position du cramponnage « pointes...

Lire la suite

Cas particuliers

Posté par on Avr 3, 2013

Rimayes Séracs Crevasses Corniches Arêtes Schéma avalanche-net   Rimayes Photo skitour Ce sont des crevasses qui se forment au pied des parois rocheuses ou des couloirs de glace, lorsqu’il y a un brusque changement dans l’inclinaison de la pente. En début de saison, elles sont souvent partiellement bouchées par des restes de coulée de neige provenant des pentes supérieures. Pour les franchir, prendre les mêmes précautions que dans le cas des crevasses. En fin de saison, elles sont beaucoup plus ouvertes et présentent souvent une dénivellation importante entre la lèvre inférieure et la lèvre supérieure. Elles deviennent alors beaucoup plus difficiles à négocier. Si la neige est molle et instable il ne faut pas hésiter à enfoncer les bras le plus profondément possible. Parfois il est nécessaire de pratiquer la courte-échelle. Dans des cas extrêmes, le grimpeur est parfois amené à utiliser des techniques de progression artificielle. L’endroit où se franchit la rimaye doit être choisi avec soin. Il faut tenir compte non seulement de sa difficulté mais aussi de son exposition aux chutes de pierres ou de glace. Pour cette raison, il est bon d’aller repérer le meilleur passage la veille de la course et, si besoin est, de l’équiper. A la descente, les précautions à prendre sont à peu près les mêmes qu’à la montée. Si la rimaye est ouverte, il faut la sauter en étant très souple à la réception. Si elle est trop haute, il faut poser un rappel. Séracs Photo hebdo.ch Un sérac est un bloc de glace de grande taille formé par la fracturation (dépassement du seuil de plasticité de la glace) d’un glacier. Etant donné que les glaciers « coulent » continuellement, des pans de séracs peuvent s’écrouler de façon soudaine et imprévisible à n’importe quel moment. Traverser une zone de sérac est extrêmement dangereux pour les montagnards. On parle de risque objectif. Chaque année, les chutes de séracs sont  à l’origine de nombreux accidents. Crevasse ouverte Si elle est en glace, on saute à l’endroit où elle est la plus étroite, mais aussi à l’endroit où les aires d’élan et de réception sont les meilleures. Si elle est en neige, se déplacer latéralement pour voir si les lèvres de la crevasse sont surplombantes, puis, bien assuré, avancer jusqu’au bord en tassant la neige sous les pieds. Si la crevasse n’est pas trop large, sauter du bord, sinon revenir quelques pas en arrière pour prendre son élan. Tenir...

Lire la suite

Avant-propos

Posté par on Avr 3, 2013

« La haute montagne nous procure bien des plaisirs: beauté des paysages, silence, joie de l’escalade…, mais le meilleur de tous les plaisirs est celui de l’amitié de la cordée » Gaston Rébuffat Composition de la cordée Nœuds d’encordement Distances d’encordement Comportement des grimpeurs  ...

Lire la suite

Composition de la cordée

Posté par on Avr 4, 2013

Une cordée normale est composée de deux personnes. Une cordée de trois est plus sûre mais moins rapide, et en montagne la sécurité est aussi fonction de la rapidité. Une heureuse solution est la combinaison de deux cordées de deux montagnards. La sécurité dépend également de la compétence des participants. Une cordée de deux, formée d’un fort et d’un faible, est moins sûre qu’une cordée de trois composée de deux forts et d’un faible, mais elle est plus sûre qu’une cordée de trois comprenant un fort et deux faibles. Dans ce dernier cas de figure, le fort s’attache au milieu de la corde et chacun de ses compagnons s’attache à une extrémité; c’est l’encordement « en flèche ». Lorsque la valeur de chacun des trois membres est inégale, les positions dans la cordée devront être considérées en fonction des capacités de chacun. Le choix du second devra tenir compte de la nature du terrain et des contraintes d’assurage du premier. Sur un glacier couvert de neige où les risques d’une chute dans une crevasse sont importants, il est plus sûr de former une cordée de quatre plutôt que de progresser sous forme de deux cordées de deux indépendantes. A la descente, contrairement à la pratique courante selon laquelle le plus expérimenté se trouve en bout de cordée, il est souvent préférable que celui-ci marche en tête. Il sera le plus à même de choisir le cheminement le plus sûr et déjouer les pièges du glacier. > Nœuds...

Lire la suite

Noeuds d’encordement

Posté par on Avr 4, 2013

Pour une cordée de deux, chaque membre s’attache en bout de corde en utilisant un nœud de huit. Pour une cordée de plus de deux membres, ceux qui s’attachent entre les extrémités de la corde utiliseront de préférence un noeud de pêcheur simple. Il a l’avantage d’être moins volumineux que le nœud de huit .  Ne jamais utiliser de mousqueton pour fixer la corde au baudrier. > Distances...

Lire la suite

Distances d’encordement

Posté par on Avr 4, 2013

La distance d’encordement est fonction de la nature du terrain, de la difficulté et de la longueur des passages. En terrain rocheux facile Les deux membres de la cordée progressent ensemble à environ deux mètres d’intervalle et corde tendue. Le leader tient deux ou trois mètres de corde dans la main afin de pouvoir négocier un pas délicat sans déséquilibrer son compagnon, ou pour assurer le second sur un bref passage. Ces anneaux sont lovés régulièrement dans la main et se terminent par un tour mort autour de la main. En terrain assez difficile Chaque membre progresse à tour de rôle, assuré par son compagnon. La distance d’encordement sera un peu plus longue que la distance entre chaque relais, afin que le premier de cordée puisse atteindre le relais supérieur, et qu’en cas de chute lors du dernier rétablissement il puisse encore bénéficier d’un assurage dynamique. Si la progression pendant une portion de l’ascension devient facile, au lieu de conserver de nombreux anneaux dans la main, ce qui est encombrant et peut être dangereux, il est préférable de réduire la distance d’encordement en faisant des anneaux autour du buste. Ce type de manœuvre de corde est souvent utilisé lors d’une course. Savoir l’utiliser fait gagner beaucoup de temps. Sur glacier découvert facile Les membres s’encordent à faible distance l’un de l’autre afin d’éviter que la corde ne traîne sur la glace et les cailloux. Le plus expérimenté peut garder deux ou trois anneaux dans la main. Sur glacier recouvert de neige L’intervalle entre les deux membres devra être beaucoup plus grand (au moins 15 mètres) et la progression se fera corde tendue sans anneaux à la main. Chaque membre aura fait une réserve de corde autour du buste afin de pouvoir installer un mouflage au cas ou l’un ou l’autre sentirait tout à coup le vide sous ses pieds. Chacun aura également installé une poignée sur la corde sous forme d’une boucle de cordelette fixée à l’aide d’un nœud de prussik. La poignée permet de tenir la corde et aide à retenir une chute. Elle permet également de bloquer la corde en fixant la poignée à une broche à glace par l’intermédiaire d’un mousqueton. Tout en progressant, chacun doit penser à celui qui le suit et adapter sa vitesse de marche en conséquence. Celui qui vient de franchir lentement un passage délicat ne devra reprendre sa vitesse antérieure, plus...

Lire la suite

Comportement des grimpeurs pendant la course

Posté par on Avr 4, 2013

Dans la mesure du possible, les grimpeurs restent polis entre eux et vis-à-vis des autres cordées. Cependant, lors de progression alternée, le grimpeur au repos se souviendra que l’escalade provoque souvent chez celui qui est en mouvement des tensions qui ne peuvent être évacuées qu’au prix de paroles plutôt vives, et bien sûr celui qui assure a toujours tort… Qu’il ne s’en formalise pas ! Les mauvaises humeurs de celui qui grimpe seront vite oubliées. Celui qui progresse en tête de cordée doit toujours penser à ce que sera l’escalade du suivant et prendre les mesures appropriées. En particulier: – si, au cours de l’escalade, le premier a récupéré certains points de progression par suite d’un manque de matériel, il laissera pendre des anneaux qui aideront le second; – dans le cas d’un passage difficile suivi d’une traversée facile, il placera un point d’assurage au début de la traversée pour assurer le second dans les difficultés; – lors d’un passage délicat à la descente, le second de cordée – qui est le premier à descendre – placera un point d’assurage intermédiaire pour celui qui devra descendre en dernier. Si une cordée est plus rapide on lui laissera le passage. Mais le dépassement se fera au relais et non pendant que les deux cordées progressent. Si une cordée est témoin d’un accident ou même d’un incident, elle s’informera pour connaître les suites de l’accident, et portera secours si nécessaire. Suivant: Assurage Home...

Lire la suite

Quand doit-on assurer ?

Posté par on Avr 5, 2013

La corde est là pour enrayer une chute et non pour multiplier le nombre des victimes. Pour décider si oui ou non il est nécessaire d’assurer, le grimpeur doit mobiliser ses cellules grises et faire, en toute lucidité, le rapport entre: la difficulté du passage à gravir, d’une part et… d’autre part, sa technique, sa vigueur physique et son moral. De ce rapport découle la décision. Cependant, au cours de l’escalade, des incidents peuvent se produire et provoquer une chute. C’est pourquoi celui qui assure doit, avant que le compagnon ne commence à grimper, faire un effort d’imagination consistant à prévoir les conséquences d’une chute éventuelle pour s’assurer que les moyens mis en oeuvre pour l’enrayer sont adéquats. Pour ce faire, il doit être capable de: Prévoir l’importance et la direction de la chute selon l’emplacement du grimpeur, l’inclinaison de la paroi, le cheminement, les points d’assurages intermédiaires, etc. S’assurer de la possibilité de stopper la chute selon les caractéristiques du relais. Si, par exemple, lors d’une chute la force de traction sur le relais va s’exercer vers le haut, une sangle passée autour d’une pointe de rocher ne sera d’aucune utilité. De même, un piolet enfoncé verticalement dans la neige ne sera pas en mesure de fournir un encrage suffisant pour retenir un choc suite à une glissade. L’assurage est à la fois une prise de conscience, une responsabilité, une technique délicate et une préparation. Il ne faut compter ni sur la chance, ni sur l’improvisation. > Points d’assurage dans le...

Lire la suite

Points d’assurages dans le rocher

Posté par on Avr 5, 2013

C’est dans ce domaine que la prolifération de matériels nouveaux est la plus importante. Bien qu’étant fiables, ces matériels sont parfois d’un maniement délicat et leur poids pas négligeable. Mais il ne faut pas oublier que le rocher offre des possibilités d’assurage naturel tout aussi valable, à condition de savoir regarder et faire preuve de réflexion et d’astuce. Ce sont ces moyens d’assurage naturel que tout montagnard débutant se doit de connaître en premier lieu. Viennent ensuite les moyens artificiels. Points d’assurages naturels Points d’assurage artificiels Points d’assurages naturels Dans le rocher solide, les points d’assurages naturels sont les plus sûrs. Ils sont constitués de bloc, becquet, fissure, colonnette, lunule, éventuellement arbuste. Il faut bien examiner le point d’assurage avant de l’utiliser pour s’assurer de sa solidité. Les arêtes tranchantes seront émoussées à coup de marteau ou de piolet pour éviter qu’elles n’endommagent le matériel. Il faut se souvenir que les cordes, cordelettes et sangles en matériaux synthétiques résistent mal à l’action d’éléments tranchants, tout comme elles résistent mal à l’échauffement. Pour utiliser les points d’appuis naturels, il faut avoir recours à un élément intermédiaire qui les relie à la corde par un mousqueton. Ce sera un anneau de corde, de cordelette ou de sangle. Ces anneaux, de tailles différentes, seront choisis en fonction des caractéristiques des points d’appui. En présence d’un becquet arrondi, par exemple, on utilisera plutôt une sangle car elle aura une meilleure adhérence. En revanche, dans le cas d’un point d’appui aux arêtes aiguës, il faudra employer un anneau de corde de 9 ou 10 mm afin de limiter les risques de cisaillement – les sangles ayant une résistance au cisaillement moindre que les cordes ou les cordelettes. En tout état de cause préférez les sangles plates aux sangles tubulaires. L’utilisation des anneaux sur becquet, qui est somme toute une pratique courante, exige de très sérieuses précautions pour éviter que l’anneau ne s’échappe du becquet par suite de la traction de la corde. Au relais, ce type d’assurage du premier de cordée par le second est à proscrire, car dès la pose du premier relais intermédiaire, il y a risque d’arrachage vers le haut en cas de chute de celui qui grimpe. De toute façon, tout relais principal nécessite l’utilisation de deux points d’assurage, et l’anneau sur becquet devra être lui-même sécurisé contre tout arrachage vers le haut. Très simple et rapide pour assurer le...

Lire la suite

Points d’assurages sur neige et glace

Posté par on Avr 5, 2013

Contrairement au rocher, il n’existe pratiquement pas de points d’assurages naturels sur neige et glace. Points d’assurages sur neige La neige n’étant pas un matériau très consistant, un piolet enfoncé verticalement dans une telle substance, plus ou moins molle, ne peut en aucun cas retenir directement un choc. L’utilisation d’un corps-mort enfoui dans la neige procure un encrage beaucoup plus sûr. Cela peut être un piolet, un sac à dos, une bûche, un sac rempli de neige, etc… Un autre moyen consiste à élaborer un champignon de neige. Installation d’un piolet comme corps-mort Creuser une tranchée horizontale de la taille du piolet ainsi qu’une tranchée plus étroite et moins profonde perpendiculaire à la première afin que l’ensemble forme un « T ». Fixer un anneau de sangle ou une cordelette (noeud de cabestan) au milieu du manche et placer le piolet horizontalement dans la tranchée du haut la sangle passant dans la jambe du « T ». Recouvrir le tout de neige et bien tasser. Ce système est toujours plus résistant qu’un piolet enfoncé verticalement. Se placer en aval du relais. Extrait du Syndicat National des Guides de Montagne. Champignon de neige Confectionner un champignon de neige prend du temps car il doit être fait avec soin. Bien tasser la neige. Creuser une tranchée circulaire qui sera plus profonde côté amont. Placer une protection puis la sangle ou la cordelette. Moins la neige est consistante plus grand sera le champignon (mais au minimum 150 cm de diamètre et 30 cm de hauteur). Lors d’un rappel, une grande longueur de cordelette ou de sangle sera abandonnée. Extrait du Syndicat National des Guides de Montagne. Pour assurer un premier de cordée en neige il convient de faire un assurage plus dynamique qu’en rocher ou glace. Le demi-cabestan est peu recommandé car il n’est pas assez dynamique en pareil circonstance. Il est préférable, par exemple, d’utiliser le 8 « huit »; et prévoir une plus grande réserve de corde de freinage. Points d’assurages sur glace Relais sur broche à glace Placer une broche à glace n’est pas compliqué. Dégager la surface de l’éventuelle couche de neige ou de glace de mauvaise qualité et enfoncer la broche en la vissant. Pour faciliter l’amorçage il suffit de pratiquer une encoche avec la pointe du piolet, délicatement. Plus la broche est longue, meilleure est sa tenue. Un relais est constitué de deux broches, distantes de 20 à 30 cm et décalées...

Lire la suite

L’auto-assurage

Posté par on Avr 5, 2013

Il n’y a pas de bon assurage sans auto-assurage. L’auto-assurage forme la base même de tout assurage. Celui qui assure s’attache toujours à deux points fixes situés au-dessus et en dessous du nœud d’encordement (plus ou moins à hauteur de tête et des genoux). Ces deux points d’assurages sont solidarisés par une sangle ou une cordelette. Le système de freinage est placé sur le baudrier. Quand le relais est déjà équipé – généralement deux points fixes reliés par une chaîne – celui qui assure s’attache aux deux points fixes et place le système d’assurage sur l’autre point fixe (jamais dans un des maillons de la chaîne). Dans leur ouvrage « Technique et tactique en escalade plaisir », Editions Filidor et Bergpunkt, Emanuel Wassermann et Michael Wicky illustrent et décrivent la méthode pour installer un auto-assurage. > Assurage du...

Lire la suite

L’assurage du grimpeur

Posté par on Avr 5, 2013

Celui qui assure étant lui-même auto-assuré, sa fonction est de stopper la chute éventuelle de celui qui grimpe. Pour ce faire, placer un mousqueton à vis sur l’un des deux points fixes (dans le cas de deux points fixes reliés entre eux dans le rocher), soit sur le baudrier dans tous les autres cas de figure. Le freinage sera assuré par un demi-noeud d’amarre (ou demi-cabestan) dans le mousqueton à vis en question. Concernant l’installation d’un relais dans le rocher et l’assurage de celui qui grimpe, les recommandations d’ Emanuel Wassermann et Michael Wicky extraites de l’ouvrage intitulé « Technique et tactique en escalade plaisir », fournissent des explications pertinentes. Afin de minimiser le choc sur la chaîne d’assurage, et donc sur le corps de celui qui tombe, un premier relais intermédiaire sera placé juste au-dessus du relais. Se référer au facteur de chute. Il faut cependant savoir que les cordes utilisées en montagne tendent à être de plus en plus fines et à présenter une surface résistante à l’eau. La capacité de ces cordes – surtout si elles sont neuves – à freiner une chute est moindre que celle des cordes plus grosses et non traitées. Les cordes étant très sensibles à la chaleur, due notamment au frottement, ne jamais mettre corde sur corde. Il est fortement conseillé de s’exercer à la pratique de l’assurage en école d’escalade avant d’entreprendre une course en montagne. > Le...

Lire la suite

Le relais

Posté par on Avr 5, 2013

Le relais doit être absolument sûr et, si possible, confortable car c’est aussi un moment de repos. S’arrêter avant d’être en bout de corde afin de conserver une distance de freinage suffisante en cas de chute (assurage dynamique). S’auto-assurer dès l’arrêt. Pour changer de point d’auto-assurage, d’abord s’assurer au second avant de quitter le premier. Ne jamais être en défaut d’assurage. Avaler le « mou » de la corde avant de faire le nœud d’assurage pour faire monter le compagnon.  Éviter de laisser pendre la corde sous le relais, la lover au fur et à mesure. Si la corde est utilisée pour un rappel, avant de la quitter, relier le baudrier à un point d’assurage avec une cordelette ou une sangle. Lorsque deux grimpeurs se retrouvent au relais, bien étudier les manœuvres de corde avant de les entreprendre, et personne à aucun moment ne se retrouvera non-assuré. Ne pas précipiter le départ du premier avant que la corde ne soit bien préparée (il peut être très dangereux d’arrêter le premier lors de sa progression pour défaire un nœud dans la corde !). > La chaîne...

Lire la suite

La chaîne d’assurage

Posté par on Avr 5, 2013

Une chaîne d’assurage est au minimum constituée par un point d’encrage, un mousqueton, une corde et le baudrier de celui qui est assuré. D’autres éléments, tels que sangles, cordelette, coinceurs, broches à glace etc…, peuvent faire partie d’une chaîne d’assurage. Il est important d’avoir toujours à l’esprit que… …la solidité d’une chaîne d’assurage est égale à son maillon le plus faible. Partant de cette constatation, un relais constitué de deux broches à glace, deux mousquetons et une cordelette de 4 mm de diamètre n’est qu’illusion. Le tableau ci-dessous donne une indication sur la résistance statique de quelques éléments d’une chaîne d’assurage. Résistances statiques comparées Plus d’information sur les sites UIAA et ENSA kN Kg Force maximale lors d’une chute en facteur 2 12 1220 Mousqueton, selon grand axe, doigt fermé 20 2040 Câble de coinceur 2 mm 2.5 250 Câble de coinceur 4 mm 9.8 1000 Sangle 2 bandes 10 1020 Sangle 4 bandes 20 2040 Cordelette 4 mm 3.2 325 Cordelette 7 mm 9.8 1000 Cordelette 8 mm 12.8 1305 Lunule 10 cm 6 – 7 610-715 Lunule 20 cm 12 1225 Broche à glace 9 – 11 915-1120 > Facteur de chute...

Lire la suite

Le facteur de chute

Posté par on Avr 5, 2013

Le danger ne vient pas de la chute elle-même mais de la force du choc lors de l’arrêt. Tout dépend du facteur de chute. La théorie Quand un corps chute il accumule de l’énergie. Quand la chute se termine, cette énergie accumulée – la force de choc – se réparti entre tous les éléments de la chaîne d’assurage. Donc, plus il y a d’éléments plus la force de choc sera répartie. Cependant, la corde étant dynamique, c’est elle qui va absorber la plus grande partie de la force de choc. Le facteur de chute est calculé en divisant la longueur de la chute par la longueur de la corde déployée entre celui qui assure et celui qui tombe. Exemple 1 Curieusement, le premier relais intermédiaire est situé à 5 mètres au-dessus du relais principal. Je pars quand même. Manque de chance, je lâche prise juste avant d’avoir mousquetonné ma dégaine. Dans cet exemple, je tombe de 10 mètres alors que la longueur de la corde déployée n’est que de 5 mètres: FACTEUR DE CHUTE = 10 / 5 = 2 …ET LE CHOC EST MAXIMAL (SOIT L’EQUIVALENT DE QUELQUES 12 kN). Exemple 1bis Je grimpe dans les règles de l’art et je place un premier point de renvoi à 2.5 mètres au-dessus du relais. Comme dans l’exemple 1, je lâche prise juste avant d’avoir mousquetonné le relais intermédiaire des 2.5 mètres. Dans ce cas, je ne tombe que de 5 mètres pour une longueur de corde déployée de 5 mètres: FACTEUR DE CHUTE = 5 / 5 = 1 …ET LE CHOC EST 2 FOIS MOINDRE ! Exemple 2 Les relais intermédiaires sont tous à 5 mètres les uns au-dessus des autres. Tout va bien pour moi. Je suis à 30 mètres au-dessus du relais et je lâche encore prise juste avant d’avoir mousquetonné. Je tombe à nouveau de 10 mètres mais cette fois la longueur de la corde déployée est de 30 mètres: FACTEUR DE CHUTE = 10 / 30 = 0.33 …ET LE CHOC, EN THEORIE, EST 6 FOIS MOINDRE QUE DANS L’EXEMPLE 1.    En théorie seulement, car en pratique c’est différent. En pratique Dans le terrain, le frottement de la corde dans les mousquetons et sur le rocher a pour effet de diminuer la longueur de corde efficace pour l’absorption du choc. Cela équivaut à augmenter le facteur de chute théorique. Concrètement, un facteur...

Lire la suite

Les fondamentaux de l’alpinisme

Posté par on Avr 5, 2013

Toutes les connaissances acquises à la lecture des chapitres précédents ne doivent en aucun cas faire oublier les règles de base de l’alpinisme.   Ne pas tomber L’essentiel est de toujours garder à l’esprit que toute ascension, quel que soit le terrain, est assujettie à la force de gravité. La première consigne est donc de tout faire pour ne pas tomber. Pour limiter les risques de chute, il est indispensable d’apprendre à marcher sur tout type de terrain. Que ce soit un sentier, une pente d’herbe, une pente de cailloux ou de blocs, ou une pente de neige. Parcourir la moyenne montagne est une bonne façon d’acquérir la sûreté du pas indispensable à la pratique de la haute montagne. Il est également important d’apprendre à grimper en utilisant ses quatre membres, ainsi qu’à gérer l’effort et l’appréhension du vide. S’entraîner à l’escalade en salle, ou en extérieur sur des blocs, est une bonne façon d’acquérir l’équilibre, de développer la coordination des mouvements, et de s’habituer au vide. Ne pas s’épuiser Une course en haute montagne est également assujettie à toute une série de facteurs qui influent sur l’organisme humain. La fatigue, le froid, l’altitude, et parfois la peur. Parcourir la moyenne montagne par tout type de temps est une bonne façon d’apprendre à se connaître, d’aguerrir son corps et de forger son mental. Penser à garder de l’énergie en réserve en cas de coup dur. Ne pas paniquer Quels que soient les difficultés, les imprévus ou les incidents, être conscient qu’il existe toujours une issue. Connaissance de soi et du milieu, acquis techniques, évaluation sereine de la situation et une dose d’imagination, permettent la plupart du temps de se sortir de situations délicates. Le talent du montagnard, et aussi sa plus grande difficulté, c’est de choisir la bonne technique pour le bon usage au bon moment. >...

Lire la suite

Mal aux pieds ?

Posté par on Août 30, 2013

Si vous avez mal aux pieds dans vos chaussures, voici une bonne adresse pour que pieds et chaussures cohabitent enfin en toute...

Lire la suite

Cabane du Petit Mountet

Posté par on Sep 10, 2013

Charmante cabane, située au cœur de la Couronne Impériale, accessible depuis Zinal. Accueil chaleureux, restauration variée avec mention spéciale pour les tartes salées et sucrées. Convient très bien pour les familles avec enfants. Activités : randonnées, alpinisme, escalade. Petit...

Lire la suite

« Regard et Nature »

Posté par on Sep 20, 2013

Camp paradisiaque Alpagas Magnifique Un très beau site de photos de Philippe Gremaud. A découvrir absolument. http://www.photophilos.ch/   Order Online at USA Pharmacy! Doxycycline 40 Mg Generic. Online Drugstore, buy doxycycline Malaria. buy lida daidaihua australia category assigned b xyzal vs atarax pregnancy… atarax online zyban online sales purchase...

Lire la suite

Test des corps-morts

Posté par on Juin 2, 2014

  Le laboratoire de l’ENSA Chamonix a étudié la résistance de différents corps-morts utilisés en alpinisme et par les secouristes : pieux, ancres à neige, piolets, skis, bâtons, champignons etc....

Lire la suite

Cabanes du CAS à VTT

Posté par on Oct 28, 2015

Le VTT fait partie des sports de montagne les plus appréciés: selon un sondage, un quart des membres du Club Alpin Suisse CAS enfourchent régulièrement leur VTT. Voici  12 cabanes du CAS qui garantissent aux amateurs et vététistes aguerris de passionnantes ballades, découvertes et descentes...

Lire la suite

Marie et délices

Posté par on Jan 12, 2017

Nouveau à St-Luc L’ancien  tea-room « Lo Pirlo » a fait place à une nouvelle enseigne Marie-et-délices. Dans un cadre chaleureux avec une très belle vue sur le Val d’Anniviers, Marie et son équipe vous accueillerons tous les jours pour déguster ses spécialités. L’épicerie fine vous propose nombre de délicieuses préparations concoctées par Marie elle-même.  ...

Lire la suite

Rappel

Posté par on Août 30, 2017

Rappel avec un seul nœud en bout de corde Article paru dans LES ALPES, Septembre...

Lire la suite

Infomaniak – un hébergeur professionnel

Posté par on Avr 24, 2018

Étant client depuis plusieurs années chez Infomaniak je ne peux que recommander cet hébergeur. Une question technique, un problème? leur service clients vous répondra avec beaucoup d’amabilité et de professionnalisme. J’ai fait héberger plusieurs site d’amis chez eux et ils sont tous très satisfait. Ci-dessous quelques liens vers d’autres informations. top10hebergeurs Tribune de Genève hébergeur Cloud WordPress Choisissez le meilleur hébergement pour vos sites web et vos courriels Choose the best hosting for your websites and your...

Lire la suite

Artisan horloger / Craftsman watchmaker

Posté par on Mai 8, 2018

Vous cherchez un artisan horloger pour l’entretien, la réparation ou la restauration de vos précieux gardes-temps ? You are looking for a craftsman watchmaker for maintenance, repair or restoration of your precious timekeepers ?  Vous l’avez trouvé / You found it...

Lire la suite

Bricolage avec Robert

Posté par on Juin 21, 2018

VOUS AIMEZ BRICOLER, VOICI ☛ des techniques ☛ des outils ☛ des astuces ☛ des matériaux… pour réaliser vos bricolages Rendez-vous sur YouTube avec Robert Longechal Rendez-vous sur le site de Robert Longechal...

Lire la suite

Exploit ou plaisir

Posté par on Juil 11, 2018

TENIR L’HORAIRE… OU AVOIR DU PLAISIR ?   Ayant pratiqué la montagne pendant de nombreuses années, et parcouru de très nombreux sentiers notamment dans le Val d’Anniviers, j’ai été souvent surpris de ne pouvoir tenir les horaires indiqués sur les panneaux. Suis-je à ce point en méforme ou y a t’il un problème avec les horaires affichés ? Question posée à un guide de la région. Il s’avère que les horaires en questions sont calculés par ordinateur. Il semblerait donc que le programme de calcul, qui est inhumain par nature, donne la priorité à l’exploit plutôt qu’au plaisir. Si vous voulez vous éviter des retours tardifs ou une fatigue excessive, ajoutez quelques 10-20% aux horaires indiqués. Vous pouvez calculer vous-même les horaires. Voir la marche à suivre dans https://www.objectif-montagne.ch/preparation-dun-plan-de-marche/...

Lire la suite

Les nœuds de jonction

Posté par on Juil 16, 2018

LES NŒUDS DE JONCTION Dyneema vs nylon Les matières comme le dyneema ayant des propriétés différentes du nylon, interdit certains nœuds utilisés classiquement   ENSA...

Lire la suite

Encordement sur glacier

Posté par on Juil 16, 2018

Sur un glacier recouvert de neige il est impératif de s’encorder ENSA Chamonix Si l’on fait des nœuds de freinage sur la corde, pour remonter ou moufler la personne tombée en crevasse, il faut obligatoirement lui envoyer la réserve de corde ou une corde...

Lire la suite

Face nord de l’Eiger

Posté par on Oct 30, 2018

La première ascension de la face nord de l’Eiger a été effectuée entre le 21 et le 24 juillet 1938 par Anderl Heckmair, Ludwig Vörg, Heinrich Harrer et Fritz Kasparek. Ce film en deux parties, tourné en 2015, témoigne des difficultés de la voie et de l’engagement des premiers ascensionnistes. Face nord de l’Eiger, voie Heckmair #1 Face nord de l’Eiger, voie Heckmair #2...

Lire la suite

Nœuds de jonction

Posté par on Oct 31, 2018

Which knot should you use for joining ropes ? The first part of this video shows how knots in Dyneema can pull apart easily when loaded. Dyneema is much more slippery than nylon, and traditional knots cannot be relied upon. The second part of the video deals with tying abseil ropes together. Quel nœud doit-on utiliser pour relier deux cordes ? La première partie de la vidéo montre à quel point les nœuds sur une corde en Dyneema peuvent se défaire sous traction. Dyneema étant beaucoup plus glissant que le nylon, les nœuds traditionnels n’offrent pas une bonne sécurité. La deuxième partie de la vidéo aborde le sujet relatif au couplage de deux cordes....

Lire la suite

Sauvetage en crevasse

Posté par on Déc 13, 2018

(I) Comment transférer le poids du grimpeur tombé dans une crevasse vers l’ancrage effectué en surface How to Transfer a Fallen Climber’s Weight to a Snow Anchor for Crevasse Rescue   (II) Comment préparer la lèvre de la crevasse pour le sauvetage How to Prepare a Crevasse Lip for Rescue   (III) Comment descendre dans la crevasse et en sortir How to Rappel Into and Ascend Out of a Crevasse   (IV) Comment sortir la victime hors de la crevasse How to Haul a Climber Out of a Crevasse  ...

Lire la suite

Éviter les gelures

Posté par on Jan 13, 2019

Le froid, un ennemi en montagne Mesures immédiates en cas de gelures Sur le terrain: • ouvrir les vêtements serrés; • changer les habits mouillés; • bouger et masser à sec; • boire du chaud; • ne pas frictionner avec de la neige ! Dans un endroit protégé, p.ex. dans une cabane: • réchauffer dans un bain d’eau tiède, éventuellement ajouter quelques gouttes de désinfectant; • prendre un analgésique/anti-inflammatoire; • en premier lieu, ne pas prendre d’antibiotique. Exception: en cas de graves gelure en expédition; • appliquer un bandage stérile; • gelures aux pieds: na pas laisser le patient marcher tout seul. Pour approfondir voir le texte publié dans « LES ALPES » Éviter les...

Lire la suite

Lunule pour rappel

Posté par on Juin 13, 2019

Comment fabriquer une lunule pour descendre une paroi en glace How to make a naked A-thread rappel anchor for descending from an ice route...

Lire la suite

Poulies

Posté par on Juil 25, 2019

Pour l’alpiniste, les poulies doivent être légères et simples d’utilisation. Elles sont surtout utilisées pour faire des mouflages, notamment lorsqu’il s’agit de sortir une personne d’une crevasse.  Pour faciliter ce type d’intervention, on peut utiliser une « poulie simple » et une « poulie-bloqueur ». Il existe plusieurs modèles de poulie simple et de poulie-bloqueur: Un modèle de poulie simple       Un modèle de poulie-bloqueur       Si l’on ne dispose pas de ce type de matériel il est possible d’utiliser un mousqueton à la place de la poulie simple, et un mousqueton couplé avec un nœud autobloquant (style Prussik ou Machard français) à la place d’une poulie-bloqueur. Le mouflage est une technique de sauvetage relativement complexe. Pour être efficace et éviter des manipulations hasardeuses source de danger pour tous les membres de la cordée, il est nécessaire de suivre un cours de formation. Ci-dessous un exemple de mouflage.   Quel que soit le matériel utilisé il est essentiel de savoir s’en servir correctement. Hormis le matériel de base, il existe une quantité importante de matériel technique de toute sorte, plus ou moins utile. Ne pas s’encombrer. La plupart des courses peuvent se faire avec un minimum de matériel. Lorsque le temps viendra de faire des courses de haut niveau, le matériel aura évolué et, de toute façon, expérience acquise, le matériel nécessaire deviendra une évidence. Suivant: Préparation d’une course...

Lire la suite

Ma vie

Posté par on Juil 29, 2019

… un vieux montagnard qui vous veut du bien En été, dans les années 50, les moniteurs (style GO) nous promenaient par monts et par vaux dans l’Oisans. Il fallait bien occuper les gamins. Affublés de pantalons golf et de Pataugas, nous crapahutions à travers pâturages et bois, dormions parfois dans des granges, et accumulions des images plein les yeux et des souvenirs plein la tête. Des années plus tard, diplômes en poche, mes souvenirs de gosse ont vite fait de me rattraper. J’étais à Genève, de nouveau entouré de montagnes, et baignant dans une atmosphère qui me rappelait mes aventures de jadis. Genève, patrie de Horace-Bénédicte de Saussure considéré comme le fondateur de l’alpinisme. Genève et son Salève sur lequel une voie d’escalade – la Grande Varappe – a donné jour au terme générique « varappe ». Pris dans le tourbillon de la vie citadine, je concrétisais mes rêves par la lecture de tous les ouvrages sur la conquête des Alpes que je pouvais trouver. La lecture c’est bien, mais le manque d’action devenait de plus en plus pressant. Je troquais mes pantalons golf et mes pataugas contre un look plus moderne, et partais marcher dans les Pré-alpes environnantes. Seulement voilà; plus on monte, plus on a envie d’aller plus haut. Mais plus haut, tout seul, ça fait peur. Il faut trouver de l’aide. Il faut trouver des compagnons, et acquérir des connaissances sur le milieu et les techniques. Mais où et comment ? Et me voilà devenu membre de la section genevoise du Club Alpin Suisse. L’horizon s’élargit considérablement. Mes ballades se transforment en courses de moyenne montagne. J’apprends à marcher sur tout type de terrain. Mon premier outil de montagnard – le piolet – me confère un nouveau statut. Je mets timidement mes pas dans les traces des grands alpinistes. Je rêve quoi. Pas tant que ça finalement. Connaissances et expérience acquises, des chefs de course de la section acceptent que je rejoigne des « expéditions » plus… risquées. Et me voilà en train de patauger dans la neige, cramponner sur la glace, et utiliser mes quatre membres pour escalader le rocher. Je suis fier de trimbaler tout un attirail technique qui me donne l’illusion de faire partie de ceux qui savent et qui osent. Si mon ego enfle, mon cœur et mon esprit s’épanouissent davantage. La nature alpine avec ses belles fleurs si fragiles, et ses animaux si attendrissants...

Lire la suite

Mes livres

Posté par on Juil 29, 2019

Références et lectures Premiers secours à l’usage des randonneurs et alpinistes Durrer / Jacomet / Wiget – Éditions Club Alpin Suisse Livre broché, souple – 95 pages. Dimension (en cm) : 1 x 12 x 18. Edition 2009.   ABC médical pour alpinistes Auteurs: A.B Brunello, M. Walliser, U. Hefti. Club Alpin Suisse 2011.   Glace, neige et roc Auteur: Gaston Rebuffat. Editeur: Hachette, Paris. Edition 1978   Technique de l’alpinisme sous la direction de Bernard Amy. Editeur: Arthaud, Paris 1977   L’alpinisme, escalade rocheuse et glaciaire Auteur: Andrea Mellano. Editions Atlas, 1978   Premières courses… pour bien débuter en alpinisme Auteur: Claude Gardien. Editions Glénat, Grenoble 2000   Clés pour… s’orienter en montagne Auteur: Jean Sogliuzzo. Edisud Alpinisme… des premiers pas aux grandes courses Auteurs: Gérard Decors, Jean-François Hagenmuller, Christophe Moulin. Editions Glénat   Le manuel de la montagne Club Alpin Français. Auteurs: collectif. Seuil   Cabanes des Alpes Suisses Auteurs: Remo Kunder, Marco Volken. Club Alpin Suisse 2011.     Les années montagne  Une histoire de l’alpinisme au XXe siècle Auteur: Jean-Michel Asselin. Olénat 2011. Technik und Taktik für plaisir klettern 2007 Auteurs: Emanuel Wassermann et Michael Wicky. Edition Filidor.   Alpine climbing: techniques to take you higher  Auteurs: Mark Houston, Kathy Cosley. The mountaineers books 2004.   Compagnons de cordée Auteur: Dominique Potard. Editions Guérin, 2003.   Grand dictionnaire d’alpinisme illustré  Auteur: Dominique Potard. Editions Guérin.   Glace et Neige, Art et Technique  Auteur: Yvon Chouinard. Arthaud.   Pics et Pionniers, Histoire mondiale de l’alpinisme  Auteur: Francis Keenlyside. Albin Michel.   Everest 1952  Auteur: André Roch. Editions Jeheber.   Exploits au Mont Blanc  Auteur: André Roch. nuova edizioni trelingue sa.   L’attrait de la montagne  Auteur: Herbert Maeder. Editions Silva Zurich.   Pour une définition des termes utilisés en escalade et alpinisme il est possible de se référer à Wikipédia ou au LEXIQUE des termes utilises en escalade, de Thierry...

Lire la suite

Mes courses

Posté par on Juil 29, 2019

QUELQUES SOMMETS FOULES PAR L’AUTEUR   SOMMET ALTITUDE VOIE Aig. Blanche de Peuterey 4112 a. de Peuterey Aig. d’Argentière 3902 couloir en Y Aig. du Peigne 3192 a. des Papillons Aig. du Plan 3673 a. Ryan Aig. du Tour 3542 f. SE Aletschhorn 4194 a. SO Allalinhorn 4027 a. E Alphubel 4116 a. O Barre des Ecrins 4101 f. N Barre des Ecrins 4101 f. S Bec d’Epicoune 3528 a. N Besso 3668 a. SE Bietschhorn 3934 a. SE Bishorn 4159 f. NO Breithorn 4164 a. E Cervin 4478 a. de Zmutt Couronne de Breona 3159 a. SE Dent Blanche 4357 a. S Dent d’Herens 4171 a. O Diamantstock 3162 a. E Dibona 3130 f. S Dri Horlini 3210 a. SO Fletschhorn 3993 f. S Furkahorn 3026 a. SO Grand Combin 4314 a. du Meitin Grand Cornier 3962 a. S Grand Darrey 3514 a. S Grand Paradis 4061 f. S Gross Fusshorn 3627 a. SW Huhnertalihorn 3179 a.E Jagihorn 3206 a. SO La Meige orientale 3891 depuis ref. de l’Aigle La Ruinette 3875 a. SO Lagginhorn 4010 a. NNE Misti (Perou) 5820 Monch 4099 a. NE Mt. Blanc de Cheilon 3870 a. SE Mt. Blanc du Tacul 4248 f. NO Mt. Dolent 3820 a. Gallet Nadelhorn 4327 a. NE Obergabelhorn 4063 f. N Obergabelhorn 4063 f. S Pic Coolidge 3774 a. S Pichu Pichu (Perou) 5570 Piz Palu 3901 a. E Pte. de Rochefort 4001 Pte. de Zinal 3791 a. S Rimpfischhorn 4198 a. des Rimpfischwäng Saipal (Himalaya) 7031 Camp 2 (6300m) Schreckhorn 4078 a. SO Taschhorn 4491 a. SE Trifthorn 3728 a. S Ubinas (Perou) 5670 Weisshorn 4505 a. Young Weissmies 4023 f. NO Zinalrothorn 4221...

Lire la suite

Premiers secours en montagne

Posté par on Sep 12, 2019

Premiers secours à l’usage des randonneurs et alpinistes Ce manuel compact explique comment prodiguer le plus rapidement possible les premiers secours en cas d’accident ou de maladie en...

Lire la suite