Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Ce que vous apprendrez dans ces pages:

  • Choisir l’objectif en fonction des grimpeurs, des conditions, et du temps à disposition.
  • Suis-je prêt pour une telle course ?
  • Mon itinéraire est-il complet ?
  • Ai-je bien pris l’indispensable ?… et oublié le superflus !
  • Mon approvisionnement en liquide est-il assuré ?

Choix de l’objectif

Posté par on Mar 17, 2013

Une course en montagne ne commence pas au moment où l’on entame la montée au refuge, elle commence bien avant, au moment où l’on conçoit le projet. Préparer une course c’est choisir un objectif, choisir le ou les compagnons de cordée, déterminer l’itinéraire, prévoir l’équipement nécessaire. On ne part pas pour n’importe quelle course, par n’importe quel temps avec n’importe qui. La décision est fonction des grimpeurs en présence, des conditions de la montagne et de la météo et du temps dont on dispose. Attention aux cotations. Les grimpeurs Il faut tenir compte des goûts de chacun. Bien que le véritable montagnard se doive de goûter aussi bien au rocher, à la glace qu’au terrain mixte, chacun a ses préférences. La forme physique, l’entraînement, le niveau technique ainsi que les qualités morales sont à prendre en considération. Face aux difficultés, l’efficacité d’une cordée est proche de son élément le plus faible. Les conditions de la montagne et du temps Il est indispensable de prendre connaissance des prévisions météorologiques. Pour les courses en rocher il faut s’assurer que celui-ci est sec et que les fissures et les cheminées sont débarrassées de la glace. Pour les courses de neige attendre que celle-ci soit transformée et stabilisée. Le temps à disposition Il faut savoir que les horaires indiqués dans les guides sont donnés pour une cordée homogène de deux alpinistes. Il est bon de prévoir une marge de sécurité au cas ou un incident quelconque viendrait perturber le bon déroulement de la course. Les cotations Attention ! Ne pas choisir les courses uniquement en fonction des cotations. Passer du IV en école d’escalade, en pantoufles, ne garanti pas de pouvoir escalader une succession de passages de III en grosses chaussures et avec un sac à dos. De nombreuses cheminées et fissures en III fatiguent autant que quelques courts passages de V. Une course cotée D, courte et sans dangers objectifs, peut être de moindre envergure qu’une longue ascension cotée AD. Enfin, pour une course de neige, l’inclinaison importe moins que la qualité de la neige. Suis-je prêt ? Il importe de se poser les deux questions suivantes: « Partirais-je si aucune opération de secours n’était possible ? » « Suis-je armé pour faire face aux difficultés imprévues ? » De la réponse, honnête, à ces deux questions va dépendre soit le départ, soit l’annulation, soit le réaménagement de l’objectif et/ou des compagnons. > Préparation...

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Préparation technique de la course

Posté par on Mar 18, 2013

  Une fois le but de la course choisi et les compagnons réunis, il faut Établir l’itinéraire Prévoir le ravitaillement Rassembler l’équipement et le matériel L’itinéraire Établir l’itinéraire c’est réunir toutes les informations géographiques nécessaires pour atteindre le refuge, puis le sommet et aussi pour revenir à son point de départ. La course ne s’achève pas au sommet mais dans la vallée. S’il est indispensable de parfaitement préparer le cheminement qui mène du refuge à l’attaque de la voie, et de là au sommet, il est tout aussi important, sinon plus, de bien reconnaître l’itinéraire de descente. La fatigue, le mauvais temps qui arrive additionnés au fait que l’on voit beaucoup moins bien le relief depuis le haut que depuis le bas, font que les retours peuvent être très délicats s’ils ne sont pas parfaitement organisés. Une bonne connaissance du massif dans lequel on évolue peut rendre de précieux services lorsque, pour une raison ou une autre, il n’est pas possible de redescendre par la voie prévue. Si en plus on a pris soin de prévoir une voie de secours alors on a vraiment toutes les chances de pouvoir revenir dans les meilleures conditions. Compléter toutes ces informations par un plan horaire où seront indiquées l’heure de départ du refuge, celle de l’attaque de la voie, l’heure approximative de l’arrivée au sommet et celle du retour au refuge. Un plan de marche, ainsi qu’un croquis succinct de la voie glissé dans une poche, pourront également vous rendre de précieux services. Parmi les sources de renseignements on trouve les cartes, les guides et les récits. Ne pas omettre de se renseigner aussi auprès des collègues qui ont déjà fait la course, auprès du gardien ou d’autres alpinistes qui reviennent de la course. Le ravitaillement Le type et la quantité de nourriture à emporter en course peuvent être aisément déterminés en fonction des informations données sous la rubrique « physiologie« . Pour une course de deux jours avec demi-pension en cabane je prend environ 50g de viande séchée, 50g de fromage à pâte dure, 150g d’un mélange fruits secs et noix, 2 barres énergétiques et 100g de biscuits aux 5 céréales. L’important est de boire suffisamment. Je prends toujours un thermos de boisson chaude (un litre). Il est recommandé d’avoir avec soi un moyen de faire fondre la neige, et cela dès que l’on projette de rester en altitude plus d’une journée. Préparation du sac...

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Pharmacie de poche

Posté par on Mar 19, 2013

Elle peut être réduite car l’efficacité du secours n’est pas fonction de la quantité de médicaments mais de la bonne connaissance de quelques gestes simples. Les médicaments et matériels énumérés ci-dessous doivent être considérés comme de simples exemples. Pour une cordée de deux et une course de un à deux jours: Désinfectant non agressif Pansement combiné pour plaies et brûlures Cartouche de gaze Triangle de toile Paquet de pansements adhésifs Rouleau de sparadrap Bande élastique de fixation Pansements de protection contre les ampoules, type « Kurotex » Epingles de sûreté Petits ciseaux Pincettes Comprimés d’aspirine Comprimés contre les maux d’estomac et les diarrhées Couverture de survie Matériel pour écrire Sifflet, miroir, éventuellement stylo lance-fusées pour donner l’alarme. Il est bon de disposer en toutes circonstances d’une ration de survie et d’eau, sinon de combustible pour faire fondre de la neige. Suivant: Orientation...

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