Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Le piolet

Posté par on Mar 7, 2013

C’est l’outil le plus important du montagnard et aussi son compagnon. Il sert: – de canne sur les sentiers raides et les pentes de neige, – à tailler des marches dans la glace et la neige dure, – de prise sur la neige ou la glace, – de sonde pour localiser les crevasses, – de moyen d’assurage, – à enrayer et arrêter une glissade.   Bien utilisé, le piolet rend de nombreux services et, un jour, il vous sauvera la vie comme il a sauvé la mienne. Sachez le choisir, en prendre soin et apprenez à le manier correctement. Choisir un modèle traditionnel, en métal, avec un pic cranté (pour l’ancrage), une panne (pour tailler les marches) et une pointe au bout du manche. La longueur d’un piolet de marche se calcule ainsi: la pointe du piolet doit arriver à la malléole lorsque vous êtes debout en tenant le piolet par la tête du « T ». Si la dimension trouvée ne correspond pas à une dimension standard, prendre le piolet de taille inférieure. S’assurer qu’il est bien équilibré et que le manche est recouvert d’une matière antidérapante. Privilégier un piolet de type « T ». Il a une résistance plus élevée qu’un piolet de type « B » ce qui permet de l’utiliser pour réaliser un ancrage. Les avis divergent quand à l’utilisation d’une dragonne. Pour ma part, je serais enclin à déconseiller son usage. Les risques de perte du piolet lors d’une chute sont moins importants que les risques de blessures au poignet et au bras lors d’une chute. L’utilisation du piolet est décrite dans le chapitre consacré aux techniques de progression. Port du piolet Lorsque le piolet n’est pas utilisé pour la progression, on le porte à la main, tête vers l’avant et pointe dirigée vers le sol pour ne pas se blesser en cas de chute. Si l’on veut avoir les deux mains libres tout en gardant une possibilité d’accès rapide au piolet – ce qui est souvent le cas – on le glisse entre le sac et le dos en commençant par introduire le manche sous la bretelle, façon guide (voir la vidéo).  Lors de l’achat du sac à dos, s’assurer que le port du piolet façon guide ne fait pas mal au dos. Il arrive parfois que le piolet tombe quand on enlève le sac. Pour éviter cela, il est possible de passer le manche dans la boucle...

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Le sac à dos

Posté par on Mar 6, 2013

Remarques générales sur le matériel. Les magasins spécialisés regorgent de matériel de toute sorte, aux formes futuristes, aux couleurs chatoyantes et aux noms exotiques, le rêve…. Un rêve qui peut rapidement se transformer en cauchemar sous la forme d’un gouffre financier et d’un casse-tête technique si l’on n’y prend pas garde. Les indications qui suivent ne concernent que le matériel de base avec lequel le montagnard, aussi bien débutant que moyen, peut faire la plupart des courses. Le jour où vous aurez besoin de matériel spécialisé vous n’aurez probablement plus besoin de lire cette prose. Le sac à dos sera plutôt étroit, ne débordant pas du dos et, si possible, en forme de hotte (plus large en haut qu’en bas). Sans armature rigide. Sans poches latérales ni lanières de fixation des ski, ou alors amovibles. Avec poche(s) dans le rabat. Avec lanière ventrale très large (pour faire participer les hanches au portage). Imperméable avec fond doublé (peu de sacs sont réellement imperméables, prévoir un grand sac poubelle en plastique que l’on utilisera comme sac intérieur de protection contre l’humidité). Surtout, éviter une surabondance de gadgets qui augmentent le prix, le poids et les ennuis pendant la course. Enfin, se souvenir que plus le sac est grand plus on en met et plus il est lourd à porter. Remarque: il peut arriver que la sangle nylon des bretelles glisse dans la boucle. On peut la bloquer en la tordant d’un tour sur elle-même avant de la passer dans la deuxième partie de la boucle. J’ai un sac à dos de 30 litres pour les courses de deux jours, et un autre de 45 litres pour les courses plus longues. > Le...

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Les chaussures

Posté par on Mar 5, 2013

Elles constituent la pièce maîtresse de l’équipement. Leur rôle est de protéger les pieds des agressions mécaniques et du froid, et permettre la marche en tout terrain et l’escalade. Les chaussures qui nous intéressent ici sont les chaussures de haute montagne, nous laisserons de côté les pantoufles d’escalade ainsi que les chaussures dite de randonnée ou de trekking. Les chaussures de haute montagne sont soit entièrement en cuir, soit en cuir et tissu synthétique. Les chaussures à coque plastique avec chausson intérieur ont de moins en moins d’adeptes. Qu’elle soit tout cuir ou non, la chaussure doit avoir les caractéristiques suivantes: Elle doit avoir une semelle profilée (style vibram, du nom de l’inventeur, Vitale Bramani), rigide (éventuellement semi-rigide) et non débordante. La tige doit être suffisamment haute pour bien maintenir la cheville et les lacets assez longs pour effectuer un laçage croisé et un nœud d’arrêt efficace. Un bon laçage permet d’éviter bien des désagréments (voir la vidéo).  et surtout, les chaussures doivent être confortables. Le talon doit être bien tenu, les orteils doivent avoir de l’espace (on doit pouvoir les bouger librement). A la descente, les orteils ne doivent pas toucher le bout de la chaussure (à tester dans le magasin). Lors de l’achat, ne pas se fier aux conseils (désintéressés) de vos amis et aux conseils (parfois intéressés) du vendeur. La morphologie de vos pieds est certainement différente de celle de vos amis, et vous n’achetez pas des chaussures pour faire plaisir au vendeur. Prendre son temps pour essayer plusieurs paires. Essayer c’est: enfiler les deux chaussures, les lacer correctement et les garder aux pieds au moins une demi-heure. Pendant ce temps, parcourir le magasin à la recherche de quelque autre objet à acheter, ça fera patienter le vendeur. »»»  Mal aux pieds ? Un expert est à votre disposition:  Total Feet   > Le sac à dos...

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Les vêtements

Posté par on Mar 4, 2013

  Il en va des vêtements comme il en va de la nourriture. Chacun à ses préférences et toujours de bonnes raisons de choisir ceci plutôt que cela. En outre, n’ayant pas utilisé dans le terrain tous les types de vêtements, il ne m’est pas possible d’en faire un inventaire commenté complet. Je vais me contenter d’indiquer quelques principes de base et vous faire part de mes expériences. Quels qu’ils soient, ils doivent être chauds, légers, solides et confortables. Vêtements de corps et de protection Pantalons Chaussettes Gants Coiffe Guêtres Duvet Lunettes Remarque générale Vêtements de corps et de protection Les progrès réalisés au niveau des fibres synthétiques ainsi que les méthodes actuelles de tissage et de coupe font que le montagnard se trouve en présence d’un choix important d’habits de qualité. Les fibres synthétiques qui composent les tissus dans lesquels sont taillés la plupart des vêtements de montagne sont hydrophobes, c’est à dire qu’elles ont une propension naturelle à ne pas fixer l’humidité. Cela donne des vêtements qui se « mouillent » plus difficilement, et surtout qui sèchent beaucoup plus rapidement que ceux confectionnés dans des tissus de fibres naturelles. Pour les vêtements de corps, éviter les articles en coton qui retiennent la transpiration et qui sèchent très lentement. Utiliser des sous-vêtements, des polos et des pulls en fibres synthétiques. Éventuellement en laine, car la laine retient la chaleur même lorsqu’elle est humide; attention cependant aux peaux sensibles qui ne supportent pas le contact avec cette fibre. A l’usage, je me suis rendu compte que le tout synthétique était plus efficace que la superposition de tissus synthétiques et naturels. Il faut se souvenir que la protection contre le froid est plus efficace si l’on superpose plusieurs couches fines de tissus plutôt qu’une seule couche de tissus épais. Pour les vêtements de protection, je serais enclin à conseiller aussi l’utilisation d’articles confectionnés dans des tissus synthétiques avec une réserve cependant s’agissant des anoraks ou vestes taillés dans ces tissus qui, soit disant, laissent échapper la transpiration tout en protégeant des intempéries. Mon expérience en la matière n’a pas été concluante. Dans des conditions d’efforts importants tels qu’on les vit en montagne la perméabilité de ces tissus à la transpiration n’est pas démontrée. En outre, l’imperméabilité à la pluie n’est pas garantie au niveau des zones de pression, ou plus spécifiquement, à l’endroit ou les bretelles du sac appuient et frottent sur le vêtement....

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Avant-propos

Posté par on Mar 3, 2013

  Équipement et matériel permettent au montagnard de vivre et de se déplacer en altitude. Un manque d’équipement ainsi que du matériel en mauvais état ou non testé, sont la cause de nombreux accidents. Leur étude est donc particulièrement importante. Mais… « La technique résout les problèmes et apporte des satisfactions mais elle n’est qu’un moyen et reste pauvre si on la sépare de l’esprit qui la guide » Gaston Rébuffat. Équipements et matériels du montagnard: Les vêtements Les chaussures Le sac à dos Le piolet Baudrier et casque Les cordes Les nœuds Les mousquetons Pitons et coinceurs Les broches à glace Les crampons Les descendeurs Quel que soit le matériel utilisé il est essentiel de savoir s’en servir...

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