Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Ma vie

Posté par on Juil 29, 2019

… un vieux montagnard qui vous veut du bien En été, dans les années 50, les moniteurs (style GO) nous promenaient par monts et par vaux dans l’Oisans. Il fallait bien occuper les gamins. Affublés de pantalons golf et de Pataugas, nous crapahutions à travers pâturages et bois, dormions parfois dans des granges, et accumulions des images plein les yeux et des souvenirs plein la tête. Des années plus tard, diplômes en poche, mes souvenirs de gosse ont vite fait de me rattraper. J’étais à Genève, de nouveau entouré de montagnes, et baignant dans une atmosphère qui me rappelait mes aventures de jadis. Genève, patrie de Horace-Bénédicte de Saussure considéré comme le fondateur de l’alpinisme. Genève et son Salève sur lequel une voie d’escalade – la Grande Varappe – a donné jour au terme générique « varappe ». Pris dans le tourbillon de la vie citadine, je concrétisais mes rêves par la lecture de tous les ouvrages sur la conquête des Alpes que je pouvais trouver. La lecture c’est bien, mais le manque d’action devenait de plus en plus pressant. Je troquais mes pantalons golf et mes pataugas contre un look plus moderne, et partais marcher dans les Pré-alpes environnantes. Seulement voilà; plus on monte, plus on a envie d’aller plus haut. Mais plus haut, tout seul, ça fait peur. Il faut trouver de l’aide. Il faut trouver des compagnons, et acquérir des connaissances sur le milieu et les techniques. Mais où et comment ? Et me voilà devenu membre de la section genevoise du Club Alpin Suisse. L’horizon s’élargit considérablement. Mes ballades se transforment en courses de moyenne montagne. J’apprends à marcher sur tout type de terrain. Mon premier outil de montagnard – le piolet – me confère un nouveau statut. Je mets timidement mes pas dans les traces des grands alpinistes. Je rêve quoi. Pas tant que ça finalement. Connaissances et expérience acquises, des chefs de course de la section acceptent que je rejoigne des « expéditions » plus… risquées. Et me voilà en train de patauger dans la neige, cramponner sur la glace, et utiliser mes quatre membres pour escalader le rocher. Je suis fier de trimbaler tout un attirail technique qui me donne l’illusion de faire partie de ceux qui savent et qui osent. Si mon ego enfle, mon cœur et mon esprit s’épanouissent davantage. La nature alpine avec ses belles fleurs si fragiles, et ses animaux si attendrissants...

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Comportement des grimpeurs pendant la course

Posté par on Avr 4, 2013

Dans la mesure du possible, les grimpeurs restent polis entre eux et vis-à-vis des autres cordées. Cependant, lors de progression alternée, le grimpeur au repos se souviendra que l’escalade provoque souvent chez celui qui est en mouvement des tensions qui ne peuvent être évacuées qu’au prix de paroles plutôt vives, et bien sûr celui qui assure a toujours tort… Qu’il ne s’en formalise pas ! Les mauvaises humeurs de celui qui grimpe seront vite oubliées. Celui qui progresse en tête de cordée doit toujours penser à ce que sera l’escalade du suivant et prendre les mesures appropriées. En particulier: – si, au cours de l’escalade, le premier a récupéré certains points de progression par suite d’un manque de matériel, il laissera pendre des anneaux qui aideront le second; – dans le cas d’un passage difficile suivi d’une traversée facile, il placera un point d’assurage au début de la traversée pour assurer le second dans les difficultés; – lors d’un passage délicat à la descente, le second de cordée – qui est le premier à descendre – placera un point d’assurage intermédiaire pour celui qui devra descendre en dernier. Si une cordée est plus rapide on lui laissera le passage. Mais le dépassement se fera au relais et non pendant que les deux cordées progressent. Si une cordée est témoin d’un accident ou même d’un incident, elle s’informera pour connaître les suites de l’accident, et portera secours si nécessaire. Suivant: Assurage Home...

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Avant-propos

Posté par on Mar 3, 2013

  Équipement et matériel permettent au montagnard de vivre et de se déplacer en altitude. Un manque d’équipement ainsi que du matériel en mauvais état ou non testé, sont la cause de nombreux accidents. Leur étude est donc particulièrement importante. Mais… « La technique résout les problèmes et apporte des satisfactions mais elle n’est qu’un moyen et reste pauvre si on la sépare de l’esprit qui la guide » Gaston Rébuffat. Équipements et matériels du montagnard: Les vêtements Les chaussures Le sac à dos Le piolet Baudrier et casque Les cordes Les nœuds Les mousquetons Pitons et coinceurs Les broches à glace Les crampons Les descendeurs Les poulies Quel que soit le matériel utilisé il est essentiel de savoir s’en servir...

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Effort physique

Posté par on Fév 27, 2013

On ne peut dissocier l’effort physique du contexte global de l’alpinisme. L’activité alpine entraîne une dépense accrue d’énergie et une adaptation des différentes fonctions de l’organisme. Il faut savoir que la marche rapide consomme six fois plus de calories que la station debout prolongée, et l’escalade dix fois plus. En outre, il y a perte d’eau avec perturbation de l’équilibre en sels minéraux. Afin de mieux comprendre l’importance des moyens dont nous disposons pour lutter contre l’agression de l’effort physique sur notre organisme et qui se traduit par la fatigue, il est nécessaire de connaître le processus de formation de l’énergie musculaire. Énergie musculaire Constitution du muscle Alimentation Ration alimentaire Boisson Énergie musculaire L’ensemble de l’appareil musculaire représente près du tiers du poids du corps. Le muscle est une machine qui transforme l’énergie chimique en énergie mécanique qui est la force motrice du mouvement. C’est le dernier maillon d’une chaîne de fonctions qui regroupe le coeur, le système nerveux, la thermorégulation, l’apport énergétique, l’oxygénation et l’évacuation des déchets. La réaction qui produit l’énergie musculaire peut se résumer de la façon suivante: Nutriments + oxygène = énergie mécanique + chaleur + déchets Les nutriments sont les combustibles, glucides, protides et lipides, produits par la digestion des aliments. L’oxygène permet l’oxydation des nutriments et la production de l’énergie (processus énergétique aérobie). Certains efforts brefs et violents peuvent se faire en l’absence d’oxygène (processus énergétique anaérobie). L’énergie mécanique produite par la contraction musculaire est la force motrice du mouvement. Comme les moteurs à explosion, la machine musculaire a un mauvais rendement. Seulement 25% de l’énergie musculaire est transformée en énergie mécanique alors que le reste est transformé en chaleur. Cette chaleur est transportée vers la peau par le sang et c’est l’évaporation de la sueur qui permet d’éliminer les calories superflues. La perte hydrique engendrée par la sueur devra être compensée par la boisson. Les déchets sont les produits finaux des réactions énergétiques. C’est l’acide lactique lors de réactions de type anaérobie. L’accumulation d’acide lactique provoque les crampes. C’est également le gaz carbonique, déchet classique des réactions de type aérobie. Pour le montagnard qui fourni en général des efforts soutenus de moyenne puissance, la voie aérobie de production de l’énergie est la plus importante; c’est la voie énergétique de l’endurance. En présence d’oxygène, toutes les substances nutritives sont utilisées jusqu’à leur dégradation complète. Glucides, Lipides et Protides + Oxygène = Energie +...

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Agressions liées à l’altitude

Posté par on Fév 26, 2013

    Dans ces pages nous allons traiter des agressions subies par l’organisme et des moyens à mettre en œuvre pour réaliser un nouvel équilibre compatible avec la vie en altitude. Augmentation du froid pouvant provoquer des lésions Baisse de la pression atmosphérique pouvant provoquer le « mal des montagnes » Baisse de l’humidité atmosphérique Augmentation du rayonnement Le froid La sensation de froid est due à la vitesse de refroidissement de la surface de la peau. Trois facteurs influent sur la vitesse de refroidissement: La température La force du vent L’humidité de l’air La température baisse en moyenne de 0.8 degré par 100 mètres de dénivelé positif. Le vent s’intensifie avec l’altitude. En revanche, l’humidité de l’air diminue. Vers 2000 mètres l’humidité relative a diminué de moitié par rapport au niveau de la mer, et des trois-quarts à 4000 mètres. Ce facteur de refroidissement diminue donc au fur et à mesure que l’on monte. Il faut savoir que la conduction thermique de l’eau est 20 fois supérieure à celle de l’air, ce qui explique qu’un froid humide est plus difficile à supporter qu’un froid sec. L’homme ne peut vivre que dans une fourchette de température très étroite autour de 37 degrés. Il doit donc constamment gérer son capital thermique. Quand sous l’effet du froid les pertes de chaleur dépassent les gains, l’organisme va réagir de deux façons, il va: limiter les pertes en diminuant le débit sanguin cutané, augmenter la production interne de chaleur. Diminution du débit sanguin cutané La peau contrôle en permanence les échanges thermiques de notre corps avec l’extérieur. Pour préserver les organes vitaux d’une baisse dangereuse de température, la peau va diminuer son irrigation sanguine. Le bénéfice est double: (1) une peau froide constitue une barrière efficace contre les pertes de chaleur, car moins irriguée elle est moins conductrice de chaleur; (2) le sang ne circulant plus en surface et dans les extrémités, il se refroidit moins. Production interne de chaleur La thermogenèse peut être volontaire. L’exercice physique est un bon moyen de se réchauffer mais il consomme de l’énergie. Les aliments apportent en plus de leur valeur nutritionnelle un gain de chaleur à la digestion. Elle peut être aussi involontaire. Le frisson est une contraction musculaire involontaire visant à produire de la chaleur. La sécrétion hormonale intervient dans la lutte contre le froid en augmentant les métabolismes. Les lésions dues au froid Gelures Hypothermie Les gelures La...

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