Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Ce que vous apprendrez dans ces pages:

  • Faire une course à quatre (2 cordées de deux) est un bon gage de sécurité.
  • Sur un glacier couvert de neige, une cordée de quatre est plus sûr que deux cordées de deux.
  • Adapter la longueur d’encordement au type de terrain.
  • Toujours progresser corde tendue.
  • Porter secours et assistance .

Avant-propos

Posté par on Avr 3, 2013

« La haute montagne nous procure bien des plaisirs: beauté des paysages, silence, joie de l’escalade…, mais le meilleur de tous les plaisirs est celui de l’amitié de la cordée » Gaston Rébuffat Composition de la cordée Nœuds d’encordement Distances d’encordement Comportement des grimpeurs  ...

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Composition de la cordée

Posté par on Avr 4, 2013

Une cordée normale est composée de deux personnes. Une cordée de trois est plus sûre mais moins rapide, et en montagne la sécurité est aussi fonction de la rapidité. Une heureuse solution est la combinaison de deux cordées de deux montagnards. La sécurité dépend également de la compétence des participants. Une cordée de deux, formée d’un fort et d’un faible, est moins sûre qu’une cordée de trois composée de deux forts et d’un faible, mais elle est plus sûre qu’une cordée de trois comprenant un fort et deux faibles. Dans ce dernier cas de figure, le fort s’attache au milieu de la corde et chacun de ses compagnons s’attache à une extrémité; c’est l’encordement « en flèche ». Lorsque la valeur de chacun des trois membres est inégale, les positions dans la cordée devront être considérées en fonction des capacités de chacun. Le choix du second devra tenir compte de la nature du terrain et des contraintes d’assurage du premier. Sur un glacier couvert de neige où les risques d’une chute dans une crevasse sont importants, il est plus sûr de former une cordée de quatre plutôt que de progresser sous forme de deux cordées de deux indépendantes. A la descente, contrairement à la pratique courante selon laquelle le plus expérimenté se trouve en bout de cordée, il est souvent préférable que celui-ci marche en tête. Il sera le plus à même de choisir le cheminement le plus sûr et déjouer les pièges du glacier. > Nœuds...

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Noeuds d’encordement

Posté par on Avr 4, 2013

Pour une cordée de deux, chaque membre s’attache en bout de corde en utilisant un nœud de huit. Pour une cordée de plus de deux membres, ceux qui s’attachent entre les extrémités de la corde utiliseront de préférence un noeud de pêcheur simple. Il a l’avantage d’être moins volumineux que le nœud de huit .  Ne jamais utiliser de mousqueton pour fixer la corde au baudrier. > Distances...

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Distances d’encordement

Posté par on Avr 4, 2013

La distance d’encordement est fonction de la nature du terrain, de la difficulté et de la longueur des passages. En terrain rocheux facile Les deux membres de la cordée progressent ensemble à environ deux mètres d’intervalle et corde tendue. Le leader tient deux ou trois mètres de corde dans la main afin de pouvoir négocier un pas délicat sans déséquilibrer son compagnon, ou pour assurer le second sur un bref passage. Ces anneaux sont lovés régulièrement dans la main et se terminent par un tour mort autour de la main. En terrain assez difficile Chaque membre progresse à tour de rôle, assuré par son compagnon. La distance d’encordement sera un peu plus longue que la distance entre chaque relais, afin que le premier de cordée puisse atteindre le relais supérieur, et qu’en cas de chute lors du dernier rétablissement il puisse encore bénéficier d’un assurage dynamique. Si la progression pendant une portion de l’ascension devient facile, au lieu de conserver de nombreux anneaux dans la main, ce qui est encombrant et peut être dangereux, il est préférable de réduire la distance d’encordement en faisant des anneaux autour du buste. [youtube Nt3L0rMyYDc] Ce type de manœuvre de corde est souvent utilisé lors d’une course. Savoir l’utiliser fait gagner beaucoup de temps. Sur glacier découvert facile Les membres s’encordent à faible distance l’un de l’autre afin d’éviter que la corde ne traîne sur la glace et les cailloux. Le plus expérimenté peut garder deux ou trois anneaux dans la main. Sur glacier recouvert de neige L’intervalle entre les deux membres devra être beaucoup plus grand (au moins 15 mètres) et la progression se fera corde tendue sans anneaux à la main. Chaque membre aura fait une réserve de corde autour du buste afin de pouvoir installer un mouflage au cas ou l’un ou l’autre sentirait tout à coup le vide sous ses pieds. Chacun aura également installé une poignée sur la corde sous forme d’une boucle de cordelette fixée à l’aide d’un nœud de prussik. La poignée permet de tenir la corde et aide à retenir une chute. Elle permet également de bloquer la corde en fixant la poignée à une broche à glace par l’intermédiaire d’un mousqueton. Tout en progressant, chacun doit penser à celui qui le suit et adapter sa vitesse de marche en conséquence. Celui qui vient de franchir lentement un passage délicat ne devra reprendre sa vitesse...

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Comportement des grimpeurs pendant la course

Posté par on Avr 4, 2013

Dans la mesure du possible, les grimpeurs restent polis entre eux et vis-à-vis des autres cordées. Cependant, lors de progression alternée, le grimpeur au repos se souviendra que l’escalade provoque souvent chez celui qui est en mouvement des tensions qui ne peuvent être évacuées qu’au prix de paroles plutôt vives, et bien sûr celui qui assure a toujours tort… Qu’il ne s’en formalise pas ! Les mauvaises humeurs de celui qui grimpe seront vite oubliées. Celui qui progresse en tête de cordée doit toujours penser à ce que sera l’escalade du suivant et prendre les mesures appropriées. En particulier: – si, au cours de l’escalade, le premier a récupéré certains points de progression par suite d’un manque de matériel, il laissera pendre des anneaux qui aideront le second; – dans le cas d’un passage difficile suivi d’une traversée facile, il placera un point d’assurage au début de la traversée pour assurer le second dans les difficultés; – lors d’un passage délicat à la descente, le second de cordée – qui est le premier à descendre – placera un point d’assurage intermédiaire pour celui qui devra descendre en dernier. Si une cordée est plus rapide on lui laissera le passage. Mais le dépassement se fera au relais et non pendant que les deux cordées progressent. Si une cordée est témoin d’un accident ou même d’un incident, elle s’informera pour connaître les suites de l’accident, et portera secours si nécessaire. Suivant: Assurage Home...

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