Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Ce que vous apprendrez dans ces pages:

  • Informer les proches sur le but de la course.
  • En cabane, respecter les règles.
  • Ne pas hésiter à partir tôt.
  • Adapter la longueur d’encordement au type de progression.
  • Pas de progression alternée sans auto-assurage.
  • Une course ne se termine pas au sommet.
  • Savoir renoncer.

Départ et montée au refuge

Posté par on Mar 27, 2013

  Le départ Indiquer où l’on va et, une fois parti, ne pas changer de but. Si deux ou trois possibilités sont envisagées, les indiquer toutes. Avant de quitter la maison vérifier le matériel et l’équipement en utilisant une check-list. Choisir l’heure du départ pour éviter une montée au refuge en plein soleil et/ou une arrivée trop tardive. Si pour une raison quelconque, le but est modifié au départ de la voiture ou du train, penser à téléphoner ou à laisser un mot, glissé derrière le pare-brise, pouvant ainsi orienter des recherches dans la bonne direction. La montée au refuge En général, la montée au refuge se fait sur sentiers. Pas de fatigue inutile. Garder les forces pour le lendemain. Eviter de monter au plus chaud de la journée. Choisir l’heure du départ en conséquence. Partir lentement. Tenir compte du compagnon le plus lent. Marcher régulièrement, sans prendre de raccourci. Eviter les haltes trop fréquentes qui cassent le rythme et font perdre du temps. Les haltes se feront si possible au soleil, à l’abri du vent et à l’abri des dangers objectifs. Attention à ne pas prendre froid à cause de vêtements rendus humides par la transpiration. Dans les refuges, le souper est servi relativement tôt (entre 6 et 7 heures). Il est bon d’arriver avant. > Au...

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Au refuge

Posté par on Mar 28, 2013

L’observation de quelques règles simples et un comportement adéquat raviront le gardien et le séjour n’en sera que plus agréable. A l’arrivée, le piolet et les crampons sont déposés dans le local approprié. Les chaussures de marche sont ôtées et remplacées par des chaussons puisés dans le stock de la cabane. Se présenter au gardien. Il montre la place de couchage et indique l’heure du souper. Une bière dans une main et un crayon dans l’autre, remplir le « Livre de cabane ». Y figure notamment le but de la course du lendemain (important en cas de recherches). Après le souper, débarrasser la table et proposer de l’aide, par exemple pour faire la vaisselle. Le gardien vous aura « à la bonne » et vous donnera volontiers des renseignements sur la course que vous envisagez de faire. L’heure du réveil sera décidée en accord avec le gardien. Ne pas oublier de demander du thé de marche pour le lendemain. Préparer le sac la veille. Au réveil le matin, l’esprit embué, on a tôt fait d’oublier quelque chose. Dans le dortoir, éviter de circuler avec la lampe frontale fixée sur la tête. Elle sera tenue à la main ou posée. Cela éblouira moins la chambrée. Le silence est également très apprécié. Les manipulations de la quincaillerie et des sachets en papier peuvent être faites en-dehors du dortoir. Le matin au réveil, penser à ceux qui se lèvent plus tard. Garder le silence, plier les couvertures, prendre ses affaires et descendre. Pour profiter au mieux d’une nuit remplie de ronflements, j’ai pour habitude de mettre des tampons dans les oreilles et de prendre un sédatif léger. Si possible, j’ai plaisir à monter un journal ou du pain frais pour le gardien. Une attention toujours très appréciée. > La marche...

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La marche d’approche

Posté par on Mar 29, 2013

Le départ du refuge se fera en fonction de la course prévue et après avoir demandé conseil au gardien. En tout état de cause, partir le plus tôt possible. On regrette rarement d’être parti trop tôt, mais toujours d’être parti trop tard aimait à dire Gaston Rebuffat La plupart du temps, le départ se fera de nuit. Pour cette raison, on aura eu le soin, la veille, d’aller reconnaître une partie du cheminement alors qu’il fait encore jour. La lampe frontale sera en parfait état de marche. Contrôler l’itinéraire en surveillant l’azimut, l’altitude et le temps de marche en se référant au plan de marche. Ne pas suivre forcement les lumières des cordées parties devant. Elles peuvent ne pas faire la même course que vous. On s’encorde dès que cela s’avère nécessaire; c’est une question de jugement et d’expérience. Cependant, on s’encorde toujours sur un glacier enneigé. Attention: la corde sert à enrayer une chute et non à multiplier le nombre des victimes. >...

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l’Attaque

Posté par on Mar 29, 2013

L’endroit où commence l’escalade aura été préalablement localisé avec précision, et les nombreux points de repères pris lors de l’approche auront permis de l’atteindre. Se méfier des fausses traces de départ. Un piton ou une cordelette peuvent être le vestige d’une retraite. La longueur d’encordement est fonction du terrain et du type de progression. Si possible, éviter les trop grandes longueurs de corde. La sécurité n’en est pas meilleure, au contraire, et la progression s’en trouve ralentie. Lors de passages faciles ne pas hésiter à raccourcir la distance entre les membres de la cordée en faisant des anneaux de buste (voir la vidéo).   [youtube Nt3L0rMyYDc] > Progression simultanée ou alternée...

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Progression simultanée ou alternée

Posté par on Mar 29, 2013

  Les membres d’une cordée progressent Soit ensemble Soit à tour de rôle Progression simultanée ou « aux anneaux » Fréquente sur la neige et en rochers faciles non exposés. Marcher corde tendue, le chef de cordée n’ayant que trois ou quatre petits anneaux à la main. Sur glacier enneigé, utiliser le maximum de longueur de corde entre les deux membres de la cordée. Mais au préalable, chacun aura fait une réserve de corde sous forme d’ anneaux de buste au cas ou il faudrait sortir son compagnon d’une crevasse. Avec une corde de 40 mètres, environ 20 mètres de distance et le reste répartit en réserve. En rochers, en revanche, la distance entre les deux grimpeurs est réduite. A chaque fois que cela est possible faire « slalomer » la corde entre les becquets de l’arête. Au moindre risque de chute il est indispensable d’avoir au moins un point d’assurage. Lorsque le terrain ne se prête pas à l’assurage (arête de neige par exemple), la distance entre le chef de cordée et le compagnon ne devrait pas dépasser un mètre cinquante à deux mètres. C’est le seul moyen de rattraper une perte d’équilibre avant que celle-ci ne se transforme en une chute que rien, ni personne, ne pourra stopper. Prudence sur une vire facile dominant le vide ! Progression alternée ou « aux longueurs » Utilisée en terrain difficile ou dangereux. Un seul grimpeur progresse à la fois assuré par son compagnon, lui-même auto-assuré au relais. Le cas idéal est celui de la cordée réversible où chaque grimpeur monte alternativement en tête. Pour une discussion détaillée des différentes méthodes de progression se référer aux techniques de progression. > Itinéraire et passages...

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Itinéraire et passages délicats

Posté par on Mar 29, 2013

Recherche de l’itinéraire Regarder toujours au-delà de la longueur en cours. Ne pas hésiter à aller regarder derrière une arête ou à explorer une vire sur toute sa longueur. Le topo-guide ne doit être qu’un dernier recours. Penser aux premiers ascensionnistes qui n’avaient pas de description de la course. Eviter de se lancer vers n’importe quel piton ou anneau de corde; ils peuvent être les témoins d’erreur ou de retraite. Rester dans les difficultés en accord avec les cotations de la course. Les passages délicats Traversées Multiplier les assurages intermédiaires pour éviter que celui qui tombe ne fasse un trop grand pendule. Lorsqu’une traversée facile suit un passage d’escalade difficile le premier de cordée place un point d’assurage au début de la traversée pour assurer le second dans les difficultés. Si un passage difficile suit une traversée, le premier de cordée ne mousquetonne qu’un brin de corde au pied du passage difficile (dans le cas ou l’on grimpe avec une corde à double). Pendule Toujours s’assurer qu’un retour éventuel est possible. Descente Le premier à descendre pose les points d’assurage pour le second. Le second peut se faire assurer en passant la corde derrière un becquet Couloirs délités Faire relais sous un bloc surplombant ou au pied d’un ressaut. En marche simultanée, rester très près les uns des autres. Pentes avalancheuses Ne pas couper la pente (ou bien le plus haut possible). Descendre en suivant la ligne de plus grande pente (comme à ski). > Les...

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Les incidents

Posté par on Mar 29, 2013

Perte de matériel S’il s’agit de matériel indispensable (crampons, piolet…) faire demi-tour si cela est encore possible. Attention en installant le rappel ! La corde ne doit jamais être tenue par une seule personne, un faux mouvement et l’on se retrouve sans corde. Le mieux est d’assurer la corde pendant les manœuvres. Si on perd le descendeur il est toujours possible de descendre, soit en utilisant le demi-cabestan sur mousqueton de sécurité, soit « à l’ancienne » (passez la corde en S autour du corps). Coincement de corde En premier lieu il faut faire en sorte que la corde ne se coince pas (ne jamais laisser de nœuds sur la corde, éviter qu’elle ne s’enfile dans une fissure etc…). Si elle est coincée, ne pas aggraver la situation en tirant dessus inconsidérément. Ne jamais remonter sur une corde coincée. Il faut escalader la paroi. Chutes de pierres Observer leur trajectoire et essayer de les éviter. Le sac peut servir de bouclier. Chute d’un grimpeur Ne pas céder à la panique. Prendre les dispositions nécessaires pour ne pas tomber soi-même. Si possible mettre le blessé à l’abri des dangers objectifs, l’installer confortablement, le protéger du froid et lui donner du chaud à boire. Organiser les secours. Mauvais temps Ne pas faire automatiquement demi-tour; il arrive souvent que le salut soit vers le haut. C’est la connaissance du massif, le sens de la montagne, et surtout une bonne préparation qui permettent de décider. > Sommet et...

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Sommet et retour

Posté par on Mar 29, 2013

Le sommet La course ne se termine pas au sommet. Dans bien des cas, c’est en fait là qu’elle commence. La fatigue, la neige ramollie, les chutes de pierres, la difficulté de trouver le bon cheminement font du retour une entreprise qui doit être prise très au sérieux. Le montagnard conscient ne perd pas de temps au sommet. Le repos, le pique-nique et le tour d’horizon ne sont pas des pertes de temps s’ils sont raisonnables. La descente C’est souvent la phase périlleuse de la course. Le chef de cordée descend toujours en dernier. En terrain difficile, il ne descend que lorsque le relais est établi. Il incombe au premier à descendre de poser les assurages intermédiaires. Si possible, éviter les rappels qui font perdre beaucoup de temps et ne sont pas exempts de risques. Le retour On ne plie la corde qu’une fois en dehors du glacier. Si vous repassez par la cabane, prévenez le gardien de votre retour et informez-le sur les conditions de la course. La descente vers le fond de la vallée… et la bière fraîche, se fait généralement sur sentier. On préserve ses genoux et sa colonne vertébrale en adoptant une marche souple et régulière. L’utilisation des bâtons de marche améliore le confort de la descente. On préserve le sentier en évitant de prendre des raccourcis. > Bivouaquer ou...

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Bivouaquer ou renoncer

Posté par on Mar 29, 2013

Le vieux principe selon lequel il faut à tout prix éviter de bivouaquer en montagne se justifiait à l’époque où l’équipement était rudimentaire. De nos jours, il est tout à fait possible de passer une nuit à la belle étoile en haute montagne, sans courir de dangers particuliers, si l’on applique quelques règles simples. Certains bivouaquent même pour le plaisir, ou pour éviter les refuges surchargés. Choix de l’emplacement du bivouac C’est un élément très important. Pour que le choix soit possible il faut être prévoyant et y songer avant la tombée de la nuit. Il faut que l’emplacement soit à l’abri des dangers objectifs (attention aux cheminées-cascades et à l’accumulation de la neige entre la paroi et le bivouac), à l’abri du vent et si possible sur une surface horizontale et plane. Une rimaye ou une crevasse bouchée peuvent offrir un bon abri. Organisation du bivouac Installer en premier lieu un assurage mobile sous la forme d’une corde fixée à la paroi sur laquelle on fera coulisser les mousquetons d’auto-assurage. S’auto-assurer et assurer le matériel. Aménager l’emplacement en enlevant les pierres gênantes et les utiliser pour construire un muret de protection contre le vent. Bien stabiliser le réchaud et commencer à faire fondre la neige. Etendre éventuellement le sac de bivouac en demi pente de toit en fixant un des côtés à la paroi l’autre étant maintenu par des pierres. Utiliser corde, sac à dos, couverture de survie etc… en guise de matelas pour vous protéger du froid qui vient du sol. Ne pas oublier de délasser les chaussures. On peut également enfiler les pieds dans le sac à dos. Certain sac à dos possèdent une armature amovible en mousse armée, à utiliser pour s’asseoir dessus. Savoir renoncer Pendant la course garder en mémoire quatre facteurs importants : l’humain, les conditions, le terrain, le timing. Au point de non retour, une analyse de ces quatre facteurs aidera à décider de continuer ou non. Par exemple : dans quel état physique est la cordée ? les conditions de la course et météorologiques sont-elles bonnes ? le terrain est-il acceptable ? reste-t-il assez de temps ? Suivant: Techniques de progression...

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