Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Points d’assurages dans le rocher

Posté par on Avr 5, 2013

C’est dans ce domaine que la prolifération de matériels nouveaux est la plus importante. Bien qu’étant fiables, ces matériels sont parfois d’un maniement délicat et leur poids pas négligeable. Mais il ne faut pas oublier que le rocher offre des possibilités d’assurage naturel tout aussi valable, à condition de savoir regarder et faire preuve de réflexion et d’astuce. Ce sont ces moyens d’assurage naturel que tout montagnard débutant se doit de connaître en premier lieu. Viennent ensuite les moyens artificiels. Points d’assurages naturels Points d’assurage artificiels Points d’assurages naturels Dans le rocher solide, les points d’assurages naturels sont les plus sûrs. Ils sont constitués de bloc, becquet, fissure, colonnette, lunule, éventuellement arbuste. Il faut bien examiner le point d’assurage avant de l’utiliser pour s’assurer de sa solidité. Les arêtes tranchantes seront émoussées à coup de marteau ou de piolet pour éviter qu’elles n’endommagent le matériel. Il faut se souvenir que les cordes, cordelettes et sangles en matériaux synthétiques résistent mal à l’action d’éléments tranchants, tout comme elles résistent mal à l’échauffement. Pour utiliser les points d’appuis naturels, il faut avoir recours à un élément intermédiaire qui les relie à la corde par un mousqueton. Ce sera un anneau de corde, de cordelette ou de sangle. Ces anneaux, de tailles différentes, seront choisis en fonction des caractéristiques des points d’appui. En présence d’un becquet arrondi, par exemple, on utilisera plutôt une sangle car elle aura une meilleure adhérence. En revanche, dans le cas d’un point d’appui aux arêtes aiguës, il faudra employer un anneau de corde de 9 ou 10 mm afin de limiter les risques de cisaillement – les sangles ayant une résistance au cisaillement moindre que les cordes ou les cordelettes. En tout état de cause préférez les sangles plates aux sangles tubulaires. L’utilisation des anneaux sur becquet, qui est somme toute une pratique courante, exige de très sérieuses précautions pour éviter que l’anneau ne s’échappe du becquet par suite de la traction de la corde. Au relais, ce type d’assurage du premier de cordée par le second est à proscrire, car dès la pose du premier relais intermédiaire, il y a risque d’arrachage vers le haut en cas de chute de celui qui grimpe. De toute façon, tout relais principal nécessite l’utilisation de deux points d’assurage, et l’anneau sur becquet devra être lui-même sécurisé contre tout arrachage vers le haut. Très simple et rapide pour assurer le...

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Pitons et coinceurs

Posté par on Mar 12, 2013

Pitons Les pitons traditionnels sont de moins en moins utilisés au profit des pitons à expansion et des coinceurs.   Piton à expansion avec sa plaquette. Ce type de pitons est utilisé dans les écoles d’escalade et les voies très parcourues en falaise. Ils restent à demeure et offrent une très bonne protection. On les trouve rarement dans les voies classiques en haute montagne. Source: Wikipedia.   Coinceurs Il existe de nombreux modèles de coinceurs déclinés selon différentes tailles. Convenablement placés dans les fissures ils offrent une très bonne protection. En général, ils sont faciles à récupérer. Il existe différent types de coinceurs. Bicoins Les bicoins (ou coinceurs à câble). Leur taille est relativement réduite. Pour éviter que les mouvements de la corde ne les fassent sortir de la fissure (le câble étant relativement rigide), il est recommandé d’y adjoindre une dégaine.   Coinceurs hexagonaux   Les coinceurs hexagonaux. De taille plus importante, ils sont percés de trous dans lesquels on passe une sangle ou une cordelette. Il existe aussi des hexagonaux à câble.    Coinceurs à cames Les coinceurs à cames appelés aussi coinceurs mécaniques ou « friends ». Ce sont effectivement des « amis » très efficaces. On en trouve de toutes les tailles. Leur prix cependant en limite la diffusion.    Crochets Il existe à la vente des crochets rigides qui facilitent la récupération des coinceurs; pour débrayer la came d’un coinceur mécanique ou pour déboucher une broche à glace.   Pour faciliter la réalisation d’une lunule dans la glace, le crochet est fixé au bout d’un câble semi-rigide.    Astuce Combiner un anneau de corde et un coinceur. Prendre un gros coinceur multicoins type Simond et y passer un brin de corde de 150 cm environ qui sera noué en anneau. Utilisable en tant que coinceur et en tant qu’anneau de corde. > Broches à glace...

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Le sac à dos

Posté par on Mar 6, 2013

Remarques générales sur le matériel. Les magasins spécialisés regorgent de matériel de toute sorte, aux formes futuristes, aux couleurs chatoyantes et aux noms exotiques, le rêve…. Un rêve qui peut rapidement se transformer en cauchemar sous la forme d’un gouffre financier et d’un casse-tête technique si l’on n’y prend pas garde. Les indications qui suivent ne concernent que le matériel de base avec lequel le montagnard, aussi bien débutant que moyen, peut faire la plupart des courses. Le jour où vous aurez besoin de matériel spécialisé vous n’aurez probablement plus besoin de lire cette prose. Le sac à dos sera plutôt étroit, ne débordant pas du dos et, si possible, en forme de hotte (plus large en haut qu’en bas). Sans armature rigide. Sans poches latérales ni lanières de fixation des ski, ou alors amovibles. Avec poche(s) dans le rabat. Avec lanière ventrale très large (pour faire participer les hanches au portage). Imperméable avec fond doublé (peu de sacs sont réellement imperméables, prévoir un grand sac poubelle en plastique que l’on utilisera comme sac intérieur de protection contre l’humidité). Surtout, éviter une surabondance de gadgets qui augmentent le prix, le poids et les ennuis pendant la course. Enfin, se souvenir que plus le sac est grand plus on en met et plus il est lourd à porter. Remarque: il peut arriver que la sangle nylon des bretelles glisse dans la boucle. On peut la bloquer en la tordant d’un tour sur elle-même avant de la passer dans la deuxième partie de la boucle. J’ai un sac à dos de 30 litres pour les courses de deux jours, et un autre de 45 litres pour les courses plus longues. > Le...

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Avant-propos

Posté par on Mar 3, 2013

  Équipement et matériel permettent au montagnard de vivre et de se déplacer en altitude. Un manque d’équipement ainsi que du matériel en mauvais état ou non testé, sont la cause de nombreux accidents. Leur étude est donc particulièrement importante. Mais… « La technique résout les problèmes et apporte des satisfactions mais elle n’est qu’un moyen et reste pauvre si on la sépare de l’esprit qui la guide » Gaston Rébuffat. Équipements et matériels du montagnard: Les vêtements Les chaussures Le sac à dos Le piolet Baudrier et casque Les cordes Les nœuds Les mousquetons Pitons et coinceurs Les broches à glace Les crampons Les descendeurs Quel que soit le matériel utilisé il est essentiel de savoir s’en servir...

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