Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Lunule pour rappel

Posté par on Juin 13, 2019

Comment fabriquer une lunule pour descendre une paroi en glace How to make a naked A-thread rappel anchor for descending from an ice route...

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Points d’assurages sur neige et glace

Posté par on Avr 5, 2013

Contrairement au rocher, il n’existe pratiquement pas de points d’assurages naturels sur neige et glace. Points d’assurages sur neige La neige n’étant pas un matériau très consistant, un piolet enfoncé verticalement dans une telle substance, plus ou moins molle, ne peut en aucun cas retenir directement un choc. L’utilisation d’un corps-mort enfoui dans la neige procure un encrage beaucoup plus sûr. Cela peut être un piolet, un sac à dos, une bûche, un sac rempli de neige, etc… Un autre moyen consiste à élaborer un champignon de neige. Installation d’un piolet comme corps-mort Creuser une tranchée horizontale de la taille du piolet ainsi qu’une tranchée plus étroite et moins profonde perpendiculaire à la première afin que l’ensemble forme un « T ». Fixer un anneau de sangle ou une cordelette (noeud de cabestan) au milieu du manche et placer le piolet horizontalement dans la tranchée du haut la sangle passant dans la jambe du « T ». Recouvrir le tout de neige et bien tasser. Ce système est toujours plus résistant qu’un piolet enfoncé verticalement. Se placer en aval du relais. Extrait du Syndicat National des Guides de Montagne. Champignon de neige Confectionner un champignon de neige prend du temps car il doit être fait avec soin. Bien tasser la neige. Creuser une tranchée circulaire qui sera plus profonde côté amont. Placer une protection puis la sangle ou la cordelette. Moins la neige est consistante plus grand sera le champignon (mais au minimum 150 cm de diamètre et 30 cm de hauteur). Lors d’un rappel, une grande longueur de cordelette ou de sangle sera abandonnée. Extrait du Syndicat National des Guides de Montagne. Pour assurer un premier de cordée en neige il convient de faire un assurage plus dynamique qu’en rocher ou glace. Le demi-cabestan est peu recommandé car il n’est pas assez dynamique en pareil circonstance. Il est préférable, par exemple, d’utiliser le 8 « huit »; et prévoir une plus grande réserve de corde de freinage. Points d’assurages sur glace Relais sur broche à glace Placer une broche à glace n’est pas compliqué. Dégager la surface de l’éventuelle couche de neige ou de glace de mauvaise qualité et enfoncer la broche en la vissant. Pour faciliter l’amorçage il suffit de pratiquer une encoche avec la pointe du piolet, délicatement. Plus la broche est longue, meilleure est sa tenue. Un relais est constitué de deux broches, distantes de 20 à 30 cm et décalées...

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Cas particuliers

Posté par on Avr 3, 2013

Rimayes Séracs Crevasses Corniches Arêtes Schéma avalanche-net   Rimayes Photo skitour Ce sont des crevasses qui se forment au pied des parois rocheuses ou des couloirs de glace, lorsqu’il y a un brusque changement dans l’inclinaison de la pente. En début de saison, elles sont souvent partiellement bouchées par des restes de coulée de neige provenant des pentes supérieures. Pour les franchir, prendre les mêmes précautions que dans le cas des crevasses. En fin de saison, elles sont beaucoup plus ouvertes et présentent souvent une dénivellation importante entre la lèvre inférieure et la lèvre supérieure. Elles deviennent alors beaucoup plus difficiles à négocier. Si la neige est molle et instable il ne faut pas hésiter à enfoncer les bras le plus profondément possible. Parfois il est nécessaire de pratiquer la courte-échelle. Dans des cas extrêmes, le grimpeur est parfois amené à utiliser des techniques de progression artificielle. L’endroit où se franchit la rimaye doit être choisi avec soin. Il faut tenir compte non seulement de sa difficulté mais aussi de son exposition aux chutes de pierres ou de glace. Pour cette raison, il est bon d’aller repérer le meilleur passage la veille de la course et, si besoin est, de l’équiper. A la descente, les précautions à prendre sont à peu près les mêmes qu’à la montée. Si la rimaye est ouverte, il faut la sauter en étant très souple à la réception. Si elle est trop haute, il faut poser un rappel. Séracs Photo hebdo.ch Un sérac est un bloc de glace de grande taille formé par la fracturation (dépassement du seuil de plasticité de la glace) d’un glacier. Etant donné que les glaciers « coulent » continuellement, des pans de séracs peuvent s’écrouler de façon soudaine et imprévisible à n’importe quel moment. Traverser une zone de sérac est extrêmement dangereux pour les montagnards. On parle de risque objectif. Chaque année, les chutes de séracs sont  à l’origine de nombreux accidents. Crevasse ouverte Si elle est en glace, on saute à l’endroit où elle est la plus étroite, mais aussi à l’endroit où les aires d’élan et de réception sont les meilleures. Si elle est en neige, se déplacer latéralement pour voir si les lèvres de la crevasse sont surplombantes, puis, bien assuré, avancer jusqu’au bord en tassant la neige sous les pieds. Si la crevasse n’est pas trop large, sauter du bord, sinon revenir quelques pas en arrière pour prendre son élan. Tenir...

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Utilisation des crampons

Posté par on Avr 3, 2013

Les crampons sont fréquemment utilisés sur toute pente de neige dure et de glace, sur glacier non recouvert de neige, sur rochers verglacés et peuvent même parfois être d’un grand secours sur des pentes raides de terre nue ou recouverte d’herbe humide. Fixation des crampons Marche en crampons Prudence ! Fixation des crampons La fixation des campons se fait souvent de nuit; c’est pourquoi il faut s’entraîner à l’avance. Les crampons doivent être parfaitement adaptés aux chaussures; attention donc si vous avez changé les uns ou les autres. Il est inutile de vouloir présenter le crampon sous la chaussure; c’est le pied qui doit venir se loger sur le crampon posé à plat par terre, toutes boucles dehors. Penser à mettre le baudrier avant les crampons, surtout si le cuissard est enfilé par les pieds. Dans le cas des crampons à lanières, il importe de serrer convenablement celles-ci; ni trop serrées pour ne pas risquer de couper la circulation du sang et provoquer des gelures, ni trop lâches pour éviter que le crampon ne tourne et se détache de la chaussure. Cramponnage (marche en crampons) Au début, il est important de s’astreindre à marcher les pieds et les jambes légèrement écartés pour éviter d’accrocher les guêtres ou le pantalon avec les pointes des crampons. Les pointes doivent pénétrer verticalement dans la neige; ne pas traîner les pieds et ne pas courir. Il existe deux techniques très différentes, opposées dans le principe mais en fait complémentaires selon la nature du terrain et aussi pour alterner la fatigue musculaire. La technique dite « française » ou « toutes pointes » et la technique « pointes avant ». La technique « française »… …du cramponnage ressemble fortement à l’escalade de dalles de rocher par simple adhérence de la semelle. Imaginez que vous gravissez une dalle lisse dont la pente s’accentue peu à peu. Les étapes de la progression seront les suivantes: montez en ligne droite, écartez les pieds, en les ouvrant suivant un angle de 90 degrés environ, progressez obliquement, la main amont appuyée contre la paroi pour maintenir le corps en équilibre et écarté de la paroi, orientez les pieds vers l’aval et tournez progressivement le corps vers l’extérieur, jusqu’à ce que vous tourniez presque le dos à la paroi, finalement, il vous faudra faire face au rocher et utiliser les petites prises avec la pointe des chaussures – vous vous retrouvez ainsi dans la position du cramponnage « pointes...

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Utilisation du piolet

Posté par on Avr 3, 2013

Le piolet sert, à tailler les marches, comme moyen de sondage pour déceler les crevasses cachées, comme moyen d’assurage, mais d’abord et surtout comme point d’appui pendant la progression, l’escalade glacière, pour arrêter une glissade, et… pour le fun des descentes en ramasse (ou glissades sur les semelles). Tenue du piolet Piolet – 3ème point d’appui Piolet – taille de marches Piolet – frein Tenue du piolet Une des premières questions que se pose le débutant est: comment tenir mon piolet La réponse de Yvon Chouinard, glaciairiste éminent, est la suivante: Tenez toujours le piolet la pointe en avant, loin du corps, … la paume de la main prend appui sur la panne, le pouce repose sur l’œilleton, et l’index est allongé le long de la pointe. Lorsque le piolet est tenu correctement, la pointe s’aligne directement sur le bras tendu. A la descente, certains guides préconisent de tenir le piolet pointe en arrière. La raison invoquée est, que lors d’une chute vers l’arrière, la pointe du piolet vient naturellement se planter dans la neige, avec le double avantage de diminuer les risques de blessure et d’avoir le piolet en bonne position pour freiner la glissade. Malheureusement l’inverse est vrai lors d’une chute vers l’avant. On peut cependant affirmer que les chutes sur les fesses ou le dos sont beaucoup plus fréquentes, surtout chez le débutant qui a tendance à ne pas se pencher suffisamment en avant lors de la descente. Piolet – 3ème point d’appui ! Bien utilisé, le piolet est un remarquable outil de progression et de sécurité. On distingue six façons principales d’utiliser le piolet. Piolet-canne Le grimpeur tient le piolet de façon à prendre appui sur lui, c’est l’utilisation la plus courante du piolet.   A la descente, le piolet est tenu de façon à ce que le pic soit dirigé vers l’arrière.   Dans un article qui m’a paru intéressant, Yves Saliba décrit la façon de tenir le piolet lorsqu’il est utilisé comme canne. Piolet-ramasse Le piolet est tenu à deux mains, à peu près horizontalement devant soi, la pointe plantée dans la neige, le pic dirigée vers l’avant. La main la plus éloignée de la pente coiffe la tête du piolet, paume reposant sur la panne. Cette main exerce une traction vers le haut. L’autre main saisit le manche du piolet à proximité de la pointe tout en exerçant un appui. La technique du...

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