Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Ce que vous apprendrez dans ces pages:

  • Tout est une question d’équilibre.
  • Monter lentement et régulièrement.
  • En escalade, observer la règle des trois points d’appui.
  • Toujours communiquer entre les membres de la cordée.
  • Bien savoir utiliser les matériels: piolet, corde, crampons, etc…

Avant-propos

Posté par on Avr 3, 2013

Avant d’aborder les techniques de progressions à proprement parler il est bon de rappeler les trois principales règles de progression. Équilibre Prise de pied Enchaînement des mouvements L’équilibre La progression en montagne nécessite un sens profond de l’équilibre. Le recours à la force permet certes de négocier des passages de toutes difficultés, mais cela au détriment du plaisir et avec davantage de fatigue donc moins de sécurité. Monter, grimper, faire une ascension, c’est élever son corps, son poids, puis le descendre. Le meilleur moyen de lutter contre la pesanteur et de faire en sorte que le poids soit pris en charge par les jambes et que les bras n’interviennent que pour maintenir le buste dans une position verticale. Une perche, si elle est verticale, pèse de tout son poids sur sa base, il suffit de peu de force pour la maintenir dans cette position. Si elle est inclinée, par contre, il faut beaucoup plus de force pour l’empêcher de tomber. Escalader, ce n’est pas se hisser à la force des bras, c’est marcher sur un terrain plus ou moins incliné, pouvant s’approcher de la verticale. Une paroi doit être considérée comme un escalier très raide dont les parties horizontales seraient très courtes. Prise de pied Le contact entre le pied et le sol, ou sensibilité de la prise de pied, s’acquiert par l’entraînement. Cette sensibilité conditionne l’aisance avec laquelle le grimpeur progresse dans tous les types de terrains. La marche dans les pierriers, les gazons raides, les gros blocs, aide à acquérir ce type de sensibilité. Enchaînement des mouvements Escalader, gravir, monter sont trois termes par lesquels on peut définir les trois modes de déplacement en montagne. Le terme escalader s’applique à une succession de mouvements complets, impliquant l’usage des quatre membres. Le terme gravir implique une succession de mouvements coordonnés afin de franchir, à la verticale, un obstacle, en dominant la force de gravité. Monter, est un terme plus général pour définir toute progression en montagne. Le seul moyen de se déplacer en montagne en économisant ses forces et en assurant sa sécurité, est de progresser avec rythme, souplesse et vigilance et cela, quel que soit le mode de déplacement utilisé. > Progression sur terrain...

Lire la suite

Progression sur terrains faciles

Posté par on Avr 3, 2013

Les terrains faciles se rencontrent en général lors des marches d’approche ou de retour. Le montagnard progresse généralement le long d’un sentier pour monter au refuge. Au-delà, c’est le domaine des pentes d’herbe et de neige et des pentes d’éboulis et de blocs. Progression sur sentiers Il faut toujours être chaussé de chaussures montantes à semelles profilées. Une paire de bâtons de ski, voire un piolet, peut s’avérer utile si le sentier devient glissant à la suite d’une chute de pluie. En outre, le fait de pouvoir s’appuyer sur un bâton lorsque la pente devient raide, soulage les cuisses à la montée et les genoux à la descente. S’il vous prend l’envie légitime d’admirer le paysage alors que vous progressez sur une sente bordée d’un à-pic, arrêtez vous d’abord. Un faux-pas, une racine qui dépasse où un caillou instable et le pire peut arriver. A la descente prenez garde de ne pas glisser sur le rocher couvert de gravillons, la racine humide ou la pomme de pin qui roule sous le pied. Progression sur pentes herbeuses et névés De nombreux accidents ont pour cause une glissade sur une pente d’herbe ou de neige. Les pentes d’herbe couchée et humide sont d’autant plus dangereuses que l’on a tendance à ne pas s’en méfier suffisamment. Il m’est arrivé de perdre pied sur une pente d’herbe raide, et le seul moyen qui m’a permis d’enrayer la glissade, avant de passer par dessus une barre rocheuse, fut l’utilisation de la technique du piolet-frein. Progression sur pentes d’éboulis et de blocs A la montée Choisir de préférence les gros blocs. Se méfier toutefois des gros blocs posés en équilibre sur d’autres: le seul poids d’un corps humain peut les faire basculer et vous entraîner dans leur chute. A la descente Choisir les éboulis fins. Selon l’inclinaison de la pente et la consistance de ces éboulis il sera parfois possible de descendre simplement en plantant les talons ou même en « ramasse » comme sur une pente de neige en bonne condition. Attention aux restes de neige entre les blocs, la jambe peut s’y enfoncer brusquement et causer des blessures. > Progression sur terrain peu à assez...

Lire la suite

Progression sur terrains peu difficiles à assez difficiles

Posté par on Avr 3, 2013

Comme dans le cas de la progression en terrain facile, la progression en terrain peu ou assez difficile s’apparente beaucoup à la simple marche (intervention limitée des bras; principaux efforts fournis par les jambes et les pieds). Cependant, même si les difficultés sont peu spectaculaires, les fautes peuvent entraîner des accidents graves. Il n’est pas toujours facile de classer le terrain selon des catégories de difficulté. Il y a tous les cas limites. Pour certain, un type de terrain particulier sera considéré comme facile alors que pour d’autres il pourra apparaître comme étant peu difficile, voir assez difficile. Le terrain lui-même, de par sa nature, ne se prête pas toujours bien à la cotation. Si les cotations rocheuses sont généralement assez précises, celles qui concernent la neige ou la glace le sont beaucoup moins car elles dépendent non seulement de l’inclinaison de la pente mais aussi, et dans une plus grande mesure encore, de la qualité du manteau blanc qui la recouvre. Il en va de même pour les terrains recouverts de blocs, d’éboulis ou d’herbe. Pendant la progression elle-même, surtout lorsque celle-ci est monotone comme c’est souvent le cas lors d’une montée sur la neige, il arrive parfois que l’on passe sans s’en rendre compte – et donc sans avoir pris les mesures de sécurité adéquates – d’un terrain facile à un terrain assez difficile. C’est le cas typique d’un névé qui se redresse progressivement sans changement dans la nature et la qualité de la neige. Attention à l’inertie qui entraîne un retard dangereux dans le jugement. Dans le cas envisagé ici, celui de la progression en terrain peu à assez difficile, nous n’indiquerons que les techniques de bases permettant de faire des courses faciles en toute sécurité. Mais comme il n’est pas toujours possible de faire, au niveau des principes généraux, une distinction nette entre terrain peu difficile et terrain assez difficile, il reste évident que le montagnard, même débutant, se doit de connaître les principes de base de l’alpinisme de difficulté plus élevée. > Techniques d’escalade en...

Lire la suite

Techniques d’escalade en rocher

Posté par on Avr 3, 2013

Les techniques d’escalade varient en fonction de la structure du rocher. Dalles adhérence grattonage Fissures coincements et verrous opposition (Dülfer) Dièdres écarts opposition Cheminées écarts opposition Surplombs écarts rétablissement Adhérence L’adhérence est naturelle dès l’instant où le grimpeur pose le pied (ou la main, en appui) sur une prise plate et horizontale; elle est l’effet de la pesanteur. Si la prise est inclinée, l’adhérence doit être voulue. Le corps est à l’aplomb des pieds, les chevilles sont tordues pour que toute la surface de la semelle soit au contact du rocher, les pieds sont assez écartés et forment un angle bien marqué, la poussée du pied se fait le plus perpendiculairement possible par rapport à la prise et elle est aussi forte que possible, la progression se fait à petits pas. L’adhérence en position debout est à proscrire dès que le rocher n’est pas sûr; s’il est mouillé ou recouvert de graviers ou de lichens. Si le rocher est lisse, les semelles doivent être propres et sèches. L’adhérence des mains est plus rare; elle est surtout utilisée à la descente et en escalade intérieure. L’adhérence du dos est pratiquée en escalade intérieure. Grattonage Le grattonage désigne la technique qui consiste à poser la pointe du soulier sur une petite protubérance du rocher pour s’élever. Cette technique est utilisée lorsque l’on grimpe avec des souliers à semelle rigide ou semi-rigide; ce qui est souvent le cas lors de courses en moyenne et haute montagne. Opposition L’opposition est une adhérence forcée, obtenue par l’exercice de forces de direction opposée sur différentes parties du rocher. Les pieds, les mains, le dos, les épaules peuvent servir dans les oppositions. Cette technique est utilisée pour la progression en escalade intérieure (cheminées), ou en escalade extérieure lors de la montée de fissures à bords francs ou de feuillets (technique de montée à la Dülfer). Écarts Les écarts sont un type particulier d’oppositions. Ils sont utilisés dans l’escalade des cheminées très larges ou des dièdres. On progresse en appuyant chacun des pieds et chacune des mains sur les côtés opposés de la paroi. Coincements Lorsque la taille de la fissure s’y prête, on y introduit la main ou le pied et, dès le moment où l’on se tire sur la main ou lorsqu’on appuie sur le pied, le coincement se fait automatiquement. Verrou Le verrou est un coincement forcé. Le principe est de faire bras de...

Lire la suite

Allez on grimpe !…

Posté par on Avr 3, 2013

…ou une longueur dans la vie d’un montagnard. Le décor: Deux alpinistes au pied d’une voie. Ils sont équipés. Baudrier, sur lequel pend la quincaillerie; corde, fixée directement au baudrier par un noeud de huit; casque; anneaux passés par dessus le sac; gants de cuir sans doigts. (Les gants, hormis qu’ils protègent du froid, protègent également les mains de celui qui grimpe lors des coincements et de celui qui assure au cas où il devrait retenir une chute.) Le second est solidement amarré à deux point fixes inarrachables. Il assure le premier par l’intermédiaire d’un mousqueton à vis placé dans l’un des deux points fixes et d’un demi noeud d’amarre (ou demi-cabestan). La corde a été démêlée et repose à distance respectueuse des pieds. Les boucles ont été arrangées de telle sorte que les premières à se dérouler se trouvent sur le dessus du lot. Il a pris soin de passer la corde dans un premier relais intermédiaire car il sait que les chutes qui se produisent entre le relais et le premier assurage intermédiaire sont les plus graves (voir Facteurs de chute). Action: Le premier débarrasse les semelles de ses chaussures des résidus de neige ou de gravier, étudie l’enchaînement des premiers mouvements et une fois prêt, démarre. – J’y vais ! – OK Le second regarde son compagnon et lui donne suffisamment de « mou » (de corde) pour ne pas le gêner dans sa progression. A peine franchis les premiers deux ou trois mètres, le grimpeur place son deuxième assurage intermédiaire. Le second reste très attentif; la pose d’un assurage est toujours chose délicate. Le premier tire sur la corde pour pouvoir la passer dans le mousqueton de la dégaine qu’il a fixé au coinceur (ou piton) installé juste au-dessus de lui. – Du mou ! Le second dévide rapidement un peu de corde tout en se réprimandant de ne pas avoir anticipé la demande. Maintenant que ces relais intermédiaires sont en place il sait qu’en cas de chute du premier il sera tiré vers le haut, et il se demande avec anxiété si son auto-assurage a été bien pensé et correctement réalisé. Pendant ce temps, le premier a encore progressé et il se trouve maintenant sur de bonnes prises. Il profite de cette position confortable pour relaxer ses bras et ses jambes et pour étudier les enchaînements suivants. – Je continue ! – OK ! Après quelques pas...

Lire la suite

Techniques de descente en rocher

Posté par on Avr 3, 2013

A moins de redescendre en parapente, toute ascension a pour contrepartie une descente. Le débutant a tendance à considérer que la descente est un exercice beaucoup plus périlleux que la montée. Ce n’est pas toujours le cas. Tout passage franchi en escalade libre à la montée devrait pouvoir l’être à la descente. Ce principe, trop souvent oublié, s’il n’est pas toujours applicable en terrain difficile, est à respecter scrupuleusement en terrain facile. Il est un facteur important de sécurité. Les principes généraux de l’escalade s’appliquent également à la descente. Mais alors qu’à la montée il est conseillé de faire des mouvements de faibles ampleurs, à la descente c’est l’inverse, les mouvements doivent être amples et la recherche de prises éloignées conseillée. A la descente la progression se fait en trois temps: descendre les mains très bas, si possible au niveau des pieds, repérer à vue les prises possibles pour les pieds et, descendre les pieds le plus bas possible de façon à se retrouver soit les mains sous les aisselles (descente face au vide) soit les bras presque tendus (descente face au rocher). Dans la mesure du possible la descente se fera face au vide. Cette technique permet de mieux voir les prises et de mieux orienter la progression. De plus elle est très rapide. On peut aussi descendre de côté, une seule main suffit alors à maintenir l’équilibre. Sûre, rapide tout en étant moins impressionnante que la descente face au vide, la descente de côté est conseillée au débutant en terrain peu difficile. La descente face au rocher (en marche arrière) est sûre mais très lente. Le montagnard voit très mal les prises à utiliser et avant chaque mouvement il doit souvent lâcher une main et se tourner fortement sur le côté pour voir en dessous de lui. Si la descente selon les moyens naturels expliqué ci-dessus n’est pas possible, il faut utiliser un moyen artificiel en installant un rappel de corde. Cette technique est complexe et doit être apprise en école d’escalade. > Progression sur neige et...

Lire la suite

Progression sur neige et glace

Posté par on Avr 3, 2013

Équilibre Qualité de la neige et de la glace Inclinaison de la pente Vous avez dit équilibre ? Dans le rocher, le fait de pouvoir saisir avec les mains une bonne prise et ensuite y poser le pied donne une impression de sécurité et engendre la confiance. Sur la neige et sur la glace, en revanche, on ne s’accroche à rien. C’est pourquoi, encore plus que dans le rocher, il importe d’acquérir un très bon sens de l’équilibre. Quelle que soit l’inclinaison de la pente, le corps doit rester vertical, bien d’aplomb sur les pieds. Dès le début de l’apprentissage de la technique, il faut, à l’évidence, utiliser le piolet qui constitue le troisième point d’appui. Cependant, après que chaque nouveau mouvement ait été étudié, Gaston Rébuffat conseille de refaire le même mouvement sans l’aide du piolet, et il ajoute: …ainsi, par voie de conséquence, il (le montagnard) aura automatiquement le corps vertical, d’aplomb, ses crampons mordront bien, et surtout il prendra conscience de son équilibre en se rendant compte qu’il tient – et plus d’une fois il en sera lui-même surpris – pourquoi il tient et dans quelle mesure; inversement il réalisera que si son centre de gravité venait à passer à l’extérieur de sa base, c’est-à-dire de ses pieds, il serait en perte d’équilibre, et tomberait. Le même conseil est prodigué concernant les crampons. Bien que ceux-ci soient un élément de sécurité, au même titre que le piolet, le débutant devrait s’entraîner à progresser sans crampons en tapant simplement du pied sur des pentes de neige allant jusqu’à 40 degrés et en taillant des marches sur des pentes de glace raides. …il y gagnerait beaucoup en connaissance de son équilibre et accroîtrait sa sûreté et son aisance lorsque, par la suite, il devra traverser sans crampons un couloir de neige ou de glace pour, par exemple, poursuivre une escalade rocheuse. La technique de progression va tout naturellement dépendre de la qualité de la neige ou de la glace, et de l’inclinaison de la pente. Qualité de la neige et de la glace Selon la consistance, on peut distinguer quatre types de neige et deux types de glace. Neiges molles Elles comprennent la neige fraîche poudreuse, la neige fraîche humide, la neige soufflée et pâteuse apportée par le vent et en partie transformée, ainsi que la neige pourrie. Neiges cassantes Aussi appelées neiges croûtées, c’est de la neige...

Lire la suite

Utilisation du piolet

Posté par on Avr 3, 2013

Le piolet sert, à tailler les marches, comme moyen de sondage pour déceler les crevasses cachées, comme moyen d’assurage, mais d’abord et surtout comme point d’appui pendant la progression, l’escalade glacière, pour arrêter une glissade, et… pour le fun des descentes en ramasse (ou glissades sur les semelles). Tenue du piolet Piolet – 3ème point d’appui Piolet – taille de marches Piolet – frein Tenue du piolet Une des premières questions que se pose le débutant est: comment tenir mon piolet La réponse de Yvon Chouinard, glaciairiste éminent, est la suivante: Tenez toujours le piolet la pointe en avant, loin du corps, … la paume de la main prend appui sur la panne, le pouce repose sur l’œilleton, et l’index est allongé le long de la pointe. Lorsque le piolet est tenu correctement, la pointe s’aligne directement sur le bras tendu. A la descente, certains guides préconisent de tenir le piolet pointe en arrière. La raison invoquée est, que lors d’une chute vers l’arrière, la pointe du piolet vient naturellement se planter dans la neige, avec le double avantage de diminuer les risques de blessure et d’avoir le piolet en bonne position pour freiner la glissade. Malheureusement l’inverse est vrai lors d’une chute vers l’avant. On peut cependant affirmer que les chutes sur les fesses ou le dos sont beaucoup plus fréquentes, surtout chez le débutant qui a tendance à ne pas se pencher suffisamment en avant lors de la descente. Piolet – 3ème point d’appui ! Bien utilisé, le piolet est un remarquable outil de progression et de sécurité. On distingue six façons principales d’utiliser le piolet. Piolet-canne Le grimpeur tient le piolet de façon à prendre appui sur lui, c’est l’utilisation la plus courante du piolet.   A la descente, le piolet est tenu de façon à ce que le pic soit dirigé vers l’arrière.   Dans un article qui m’a paru intéressant, Yves Saliba décrit la façon de tenir le piolet lorsqu’il est utilisé comme canne. Piolet-ramasse Le piolet est tenu à deux mains, à peu près horizontalement devant soi, la pointe plantée dans la neige, le pic dirigée vers l’avant. La main la plus éloignée de la pente coiffe la tête du piolet, paume reposant sur la panne. Cette main exerce une traction vers le haut. L’autre main saisit le manche du piolet à proximité de la pointe tout en exerçant un appui. La technique du...

Lire la suite

Utilisation des crampons

Posté par on Avr 3, 2013

Les crampons sont fréquemment utilisés sur toute pente de neige dure et de glace, sur glacier non recouvert de neige, sur rochers verglacés et peuvent même parfois être d’un grand secours sur des pentes raides de terre nue ou recouverte d’herbe humide. Fixation des crampons Marche en crampons Prudence ! Fixation des crampons La fixation des campons se fait souvent de nuit; c’est pourquoi il faut s’entraîner à l’avance. Les crampons doivent être parfaitement adaptés aux chaussures; attention donc si vous avez changé les uns ou les autres. Il est inutile de vouloir présenter le crampon sous la chaussure; c’est le pied qui doit venir se loger sur le crampon posé à plat par terre, toutes boucles dehors. Penser à mettre le baudrier avant les crampons, surtout si le cuissard est enfilé par les pieds. Dans le cas des crampons à lanières, il importe de serrer convenablement celles-ci; ni trop serrées pour ne pas risquer de couper la circulation du sang et provoquer des gelures, ni trop lâches pour éviter que le crampon ne tourne et se détache de la chaussure. Cramponnage (marche en crampons) Au début, il est important de s’astreindre à marcher les pieds et les jambes légèrement écartés pour éviter d’accrocher les guêtres ou le pantalon avec les pointes des crampons. Les pointes doivent pénétrer verticalement dans la neige; ne pas traîner les pieds et ne pas courir. Il existe deux techniques très différentes, opposées dans le principe mais en fait complémentaires selon la nature du terrain et aussi pour alterner la fatigue musculaire. La technique dite « française » ou « toutes pointes » et la technique « pointes avant ». La technique « française »… …du cramponnage ressemble fortement à l’escalade de dalles de rocher par simple adhérence de la semelle. Imaginez que vous gravissez une dalle lisse dont la pente s’accentue peu à peu. Les étapes de la progression seront les suivantes: montez en ligne droite, écartez les pieds, en les ouvrant suivant un angle de 90 degrés environ, progressez obliquement, la main amont appuyée contre la paroi pour maintenir le corps en équilibre et écarté de la paroi, orientez les pieds vers l’aval et tournez progressivement le corps vers l’extérieur, jusqu’à ce que vous tourniez presque le dos à la paroi, finalement, il vous faudra faire face au rocher et utiliser les petites prises avec la pointe des chaussures – vous vous retrouvez ainsi dans la position du cramponnage « pointes...

Lire la suite

Cas particuliers

Posté par on Avr 3, 2013

Rimayes Séracs Crevasses Corniches Arêtes Schéma avalanche-net   Rimayes Photo skitour Ce sont des crevasses qui se forment au pied des parois rocheuses ou des couloirs de glace, lorsqu’il y a un brusque changement dans l’inclinaison de la pente. En début de saison, elles sont souvent partiellement bouchées par des restes de coulée de neige provenant des pentes supérieures. Pour les franchir, prendre les mêmes précautions que dans le cas des crevasses. En fin de saison, elles sont beaucoup plus ouvertes et présentent souvent une dénivellation importante entre la lèvre inférieure et la lèvre supérieure. Elles deviennent alors beaucoup plus difficiles à négocier. Si la neige est molle et instable il ne faut pas hésiter à enfoncer les bras le plus profondément possible. Parfois il est nécessaire de pratiquer la courte-échelle. Dans des cas extrêmes, le grimpeur est parfois amené à utiliser des techniques de progression artificielle. L’endroit où se franchit la rimaye doit être choisi avec soin. Il faut tenir compte non seulement de sa difficulté mais aussi de son exposition aux chutes de pierres ou de glace. Pour cette raison, il est bon d’aller repérer le meilleur passage la veille de la course et, si besoin est, de l’équiper. A la descente, les précautions à prendre sont à peu près les mêmes qu’à la montée. Si la rimaye est ouverte, il faut la sauter en étant très souple à la réception. Si elle est trop haute, il faut poser un rappel. Séracs Photo hebdo.ch Un sérac est un bloc de glace de grande taille formé par la fracturation (dépassement du seuil de plasticité de la glace) d’un glacier. Etant donné que les glaciers « coulent » continuellement, des pans de séracs peuvent s’écrouler de façon soudaine et imprévisible à n’importe quel moment. Traverser une zone de sérac est extrêmement dangereux pour les montagnards. On parle de risque objectif. Chaque année, les chutes de séracs sont  à l’origine de nombreux accidents. Crevasse ouverte Si elle est en glace, on saute à l’endroit où elle est la plus étroite, mais aussi à l’endroit où les aires d’élan et de réception sont les meilleures. Si elle est en neige, se déplacer latéralement pour voir si les lèvres de la crevasse sont surplombantes, puis, bien assuré, avancer jusqu’au bord en tassant la neige sous les pieds. Si la crevasse n’est pas trop large, sauter du bord, sinon revenir quelques pas en arrière pour prendre son élan. Tenir...

Lire la suite