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Vous voulez aller plus haut et revenir en sécurité ?
Il ne faut pas en faire toute une montagne  !

Do you want to go higher and come back safely ? …
There’s no need to make a mountain out of a molehill !

Pas d’intelligence artificielle 
/ No Artificial intelligence

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Mousquetons-dégaines / Carabiners-quickdraws

Mousquetons-dégaines / Carabiners-quickdraws

mousquetons & dégaines

Mousquetons

Utiliser toujours un mousqueton de sécurité pour l’assurage avec le demi-cabestan (ou demi-noeud d’amarre ou demi-batelier) et dans ce cas il aura la forme d’une « poire »; ainsi que pour fixer le descendeur au baudrier, pour installer un relais principal ou pour installer une corde fixe, et dans ces derniers cas il aura une forme plus allongée.

Pour marquer un mousqueton évitez d’utiliser un poinçon ou la scie à métaux, qui en diminuent la résistance. Contrôler les mousquetons régulièrement. Surtout le mécanisme de fermeture du doigt.

Crédit : Petzl

Dégaine

Deux mousquetons reliés par une sangle constituent une dégaine. Le mousqueton qui a le doigt droit se place sur le point fixe et le mousqueton dont le doigt est coudé sur la corde. Changer la sangle, voir toute la dégaine après une chute. Ne jamais utiliser une dégaine dont on ne connaît pas la provenance.

Crédit : Petzl

Cependant, l’ampleur de la gamme de mousquetons désormais disponible a de quoi laisser perplexe.
Quelques infos  pour vous aider dans votre choix.

carabiners & quickdraws

Carabiners

Always use a safety carabiner for belaying with the half-cabestan (or half-knot or half-batelier), in which case it will be « pear » shaped; also for attaching the descender to the harness, for installing a main belay or for installing a fixed rope, in which case it will be more elongated.

To mark a carabiner, avoid using an awl or hacksaw, which reduce its strength. Check carabiners regularly. Especially the finger locking mechanism.

Credit: Petzl

 

Quickdraws

A quickdraw is made up of two carabiners linked by a strap. The carabiner with the straight finger is placed on the fixed point and the carabiner with the bent finger on the rope. Change the webbing or the whole quickdraw after a fall. Never use a quickdraw if you don’t know where it came from.

Credit: Petzl

 

However, the sheer breadth of the range of carabiners now available is perplexing.
Here’s some information to help you make your choice.

Mousquetons-dégaines / Carabiners-quickdraws

Les nœuds / The knots

Les nœuds

Seuls les 8 principaux nœuds sont présentés ici

Il faut savoir les faire parfaitement
Voir d’une main pour certains, et les yeux fermés

—Nœud de huit—

Pour s’encorder en bout de corde, pour réaliser une boucle sur la corde de caravane,

pour assembler 2 cordes de même diamètre.

—Nœud de cabestan—

Ou nœud d’amarre. Ce nœud bloque la corde quel que soit le brin sur lequel on tire.
Il est notamment utilisé pour l’auto-assurage au relais. Il peut être fait, et réglé, sans sortir la corde du mousqueton.

—Nœud de demi-cabestan—

Ou demi-nœud d’amarre. Pour un assurage dynamique (nécessite un mousqueton de sécurité large et symétrique).
Il permet la descente en rappel si un descendeur n’est pas disponible.

—Nœud de prussik—

Comme nœud autobloquant bis-directionnel pour l’auto-assurage lors des descentes en rappel; pour remonter le long de la corde; pour l’installation de systèmes de sauvetage.

On le fait coulisser avec la main, mais une traction le bloque instantanément.

Il est possible de faire un prussik avec une sangle fine

—Nœud de Machard—

Utilisé comme nœud autobloquant (plus facile à défaire que le prussik suite à un blocage). Prendre un anneau de cordelette. Tenir l’anneau de façon à ce qu’il soit allongé. Placer l’anneau ainsi fermé sur la corde. Maintenir le haut de l’anneau contre la corde avec une main, et avec l’autre tourner la cordelette autour de la corde plusieurs fois. Une fois terminé, passer le bout de la cordelette libre dans la boucle du haut et rabattre vers la bas.

—Nœud de pêcheur double—

Pour fermer un anneau de cordelette; pour assembler 2 cordes de diamètre différent.

—Nœud de pêcheur simple—

Pour s’attacher en milieu de corde.

—Nœud de sangle—

Pour confectionner un anneau de sangle.

Prévoir une longueur de brin libre suffisante (10 cm minimum)
car il peut se défaire par glissement (surtout avec des sangles neuves).

Idéal pour les sangles plates; difficile à desserrer. 

Ne pas utiliser avec une sangle tubulaire !

<– Une vidéo explicative

—Nœud de blocage (ou nœud de mule)—

Pour bloquer un demi-cabestan au relais, ou en toutes autres circonstances.

Demi-cabestan

Blocage

Sécurisation

Une vidéo explicative–>

The knots

Only the 8 main knots are presented here
You need to know how to tie them perfectly
with one hand for some, and with your eyes closed

—Knot of eight—

For tying in at the end of a rope, for making a loop on a caravan rope,

for joining 2 ropes of the same diameter.

—Capstan knot—

Or mooring knot. This knot locks the rope regardless of which strand is pulled. It is used in particular for self-belaying. It can be tied and adjusted without removing the rope from the carabiner.

— Half capstan knot —

Or half mooring knot. For dynamic belaying (requires a large, symmetrical safety carabiner).

Can be used for abseiling if a descender is not available.

—Prussik knot—

As a two-way self-locking knot for self-securing abseiling; for ascending the rope; for installing rescue systems.

It can be slid with the hand,
but a pull locks it instantly.

You can make a prussik with a thin strap.

— Machard’s knot —

Used as a self-locking knot (easier to undo than a prussik if you get stuck). Take a ring of cord. Hold the ring so that it is elongated. Place the closed ring on the rope. Hold the top of the ring against the rope with one hand, and with the other twist the cord around the rope several times. When finished, pass the free end of the cord through the top loop and fold downwards.

—Double fisherman’s knot–>

To close a ring of cord;

to join 2 cords of different diameters.

<–Simple fisherman’s knot—

For tying up in the middle of a rope.

—webbing knot—

To make a webbing ring.

Make sure there is enough slack (at least 10 cm) because it can slip off (especially with new webbing).

Ideal for flat straps; difficult to loosen. 

Do not use with a tubular strap!

⇐ An explanatory video

—Blocking or mule knot—

To block a half-cab at a belay, or in any other circumstances.

Half-cabestan

Blocking

Securing

⇐ An explanatory video

Mousquetons-dégaines / Carabiners-quickdraws

Cordes, cordelettes, sangles et anneaux / Ropes, cords, straps and rings

Cordes, cordelettes, sangles et anneaux

Les cordes utilisées en escalade sont du type dynamique,
c’est-à-dire que leur élasticité absorbe une grande partie de l’énergie cinétique
et limite ainsi les forces d’impact sur les points d’ancrages et sur le corps.

Ne pas utiliser de cordes statiques en alpinisme

Il existe trois types de corde

♦ les cordes à simple

♦ les cordes à double

♦ les cordes jumelées  (ces dernières, cependant, n’ont pas la faveur des grimpeurs).

Ci-dessous une vidéo explicative

— Corde à simple —

Une corde à simple de 40 mètres permet de faire la plupart des courses classiques. Une corde plus longue (50 m) permet parfois d’éviter un relais précaire mais alors les frottements sur le rocher et dans les mousquetons deviennent excessifs et le poids prohibitif. Les cordes dites « à simple » ont un diamètre compris entre 9 et 11 mm.

Pour des escalades plus techniques, ou lorsque l’on prévoit de faire de longs rappels, on choisira une corde à double.

Il est utile de marquer le milieu de la corde ainsi que les deux points situés à 5 mètres des extrémités (pour pouvoir avertir le premier de cordée qu’il arrive en bout de corde).

Pour ce faire utilisez de l’encre (qui n’attaque pas les fibres synthétiques), jamais du ruban adhésif.

Résistance des cordes

La corde est faite de fibres synthétiques. Elle est composée d’une âme et d’une gaine de protection tressée. Lors de son utilisation, de son entretien et de son stockage il faut se souvenir que les fibres synthétiques sont très résistantes à la traction et à l’humidité,

en revanche elles sont très peu résistantes à la chaleur, au cisaillement, au rayonnement solaire et à de nombreux agents chimiques.

Entretien des cordes

Laver la corde à l’eau claire si elle est imprégnée de terre ou de sable. La sécher à température ambiante. Ne pas l’entreposer au soleil ou dans un endroit ou elle risque d’être en contact avec des produits chimiques (essence, acide d’accumulateurs etc..).

En course, protéger la corde des arêtes vives et éviter les frottements entre deux parties de corde ou entre corde et cordelette ou sangle. 

Il est possible de couper une corde en quelques secondes en la frottant énergiquement avec une cordelette.

Remplacement des cordes

On doit impérativement changer une corde après une chute sérieuse, à la moindre lésion de l’âme ou après 3 à 5 années. Si la corde est utilisée souvent, on la changera plus rapidement. Pour avoir une idée approximative de la longévité d’une corde on peut appliquer la formule suivante: Nombre de chutes normalisées UIAA x 10 = nombre de jours de varappe (8 chutes UIAA x 10 = 80 jours de varappe).

Pour un usage polyvalent, on peut préconiser l’achat d’une corde à simple de 50 mètres et d’un diamètre entre 9 et 10 mm.

Enfin, lors de l’achat de votre corde exigez le label UIAA – CE qui est une garantie de qualité, lisez bien le dépliant qui l’accompagne et… ne la prêtez jamais.

Remarque

Les cordes utilisées en montagne tendent à être de plus en plus fines et à présenter une surface résistante à l’eau. La capacité de ces cordes – surtout si elles sont neuves – à freiner une chute est moindre que celle des cordes plus grosses et non traitées.

Je possède une corde à simple de 40m en 9.8mm pour la haute montagne, une corde à double de 50m pour l’escalade en falaise, et une corde à simple de 30m en 8mm « au cas où » (quand il n’y a pas de risque de chute, ou en cas de rappel)

— les cordelettes —

Elle permettent de confectionner des anneaux de rappel, des nœuds auto-bloquants (Prussik, Machard etc…) et de relier entre eux deux points d’assurage.

Elle sont indispensables lorsque l’on doit remonter le long d’une corde, sortir d’une crevasse sans l’aide de la corde de caravane et lors des sauvetages.

Toujours avoir deux ou trois cordelettes de réserve dont une de 5 mètres en 6 ou 7 mm de diamètre.

— les sangles —

Il y a des sangles tubulaires et des sangles plates.

Les sangles plates sont de section plate. Elles sont un peu plus robustes que les sangles tubulaires. Les sangles tubulaires sont des cylindres creux. Elles sont nettement plus souples que les sangles plates.

Les sangles tubulaires sont plus souples mais moins résistantes que les sangles plates. Elles servent à confectionner des anneaux d’assurage.
Leur tenue est meilleure sur les becquets rocheux, surtout si ceux-ci sont arrondis, que celle des cordelettes qui auraient tendance à rouler.

Les sangles tubulaires sont particulièrement fragiles à l’échauffement et au cisaillement; n’utilisez jamais une sangle tubulaire comme anneau de rappel, à moins qu’elle soit en parfait état et que vous l’ayez posé vous même, et même dans ce cas il est bon de la doubler avec une cordelette ou une sangle plate.

Plus d’infos ?

— les anneaux —

Une grande attention doit être apportée à la préparation des anneaux. Généralement la taille de l’anneau sera fonction de la largeur de la sangle et du diamètre de la cordelette.

La cordelette de 5 ou 6 mm et la sangle mince (15 mm) seront utilisées pour confectionner des anneaux de 60 à 80 cm (longueur de l’anneau déployé);

la cordelette de 7 ou 8 mm sera utilisée pour des anneaux de 100 à 130 cm;

La corde de 9 à 10 mm et la sangle large (25 mm) seront utilisées pour des anneaux de 150 à 180 cm.

Le nœud bouclant la corde ou la cordelette sera un double nœud de pêcheur, celui bouclant la sangle sera un nœud de sangle. Chaque extrémité doit dépasser du nœud d’au moins dix fois le diamètre de la corde. Cependant, le mieux et de se munir de sangles cousues.

Il est conseillé de vérifier régulièrement le blocage du nœud.

Ne pas hésiter à changer les anneaux fatigués.

Ropes, cords, straps and rings

The ropes used in climbing are of the dynamic type,
meaning that their elasticity absorbs a large part of the kinetic energy
and thus limits the impact forces on the anchor points and the body.

Do not use static ropes when mountaineering

There are three types of rope

♦ single ropes

♦ double ropes

♦ twin ropes (the latter, however, are not favoured by climbers).

Below is one explanatory video

Single ropes

A 40-metre single rope is sufficient for most classic routes. A longer rope (50 m) can sometimes be used to avoid a precarious belay, but then the friction on the rock and in the carabiners becomes excessive and the weight prohibitive. Single » ropes have a diameter of between 9 and 11 mm.

For more technical climbs, or when you plan to make long abseils, choose a double rope.

It’s a good idea to mark the middle of the rope and the two points 5 metres from the ends (to warn the leader that he’s coming to the end of the rope).

To do this, use ink (which does not attack synthetic fibres), never adhesive tape.

Rope strength

The rope is made from synthetic fibres. It consists of a core and a braided protective sheath. When using, maintaining and storing rope, it is important to remember that synthetic fibres are highly resistant to traction and moisture,

But are not very resistant to heat, shear, sunlight and many chemical agents.

Rope maintenance

Wash the rope with clean water if it is impregnated with earth or sand. Dry at room temperature. Do not store it in direct sunlight or where it may come into contact with chemicals (petrol, battery acid, etc.).

When racing, protect the rope from sharp edges and avoid friction between two parts of the rope or between the rope and a cord or strap.

It is possible to cut a rope in a few seconds by rubbing it vigorously with a cord.

Replacing ropes

It is essential to change a rope after a serious fall, at the slightest damage to the core or after 3 to 5 years.

If the rope is used frequently, it should be changed more quickly. To get a rough idea of a rope’s longevity, apply the following formula: Number of UIAA standard falls x 10 = number of days climbing (8 UIAA falls x 10 = 80 days climbing).

For multi-purpose use, we recommend buying a 50-metre single rope with a diameter of between 9 and 10 mm.

Finally, when you buy your rope, ask for the UIAA – CE label, which is a guarantee of quality, read the accompanying leaflet carefully and…

Never lend it out.

Note

Ropes used in the mountains tend to be thinner and have a water-resistant surface.

The ability of these ropes – especially if they are new – to break a fall is less than that of thicker, untreated ropes.

I have a 40m single rope in 9.8mm for high mountain climbing,
a 50m double rope for cliff climbing,
and a 30m single rope in 8mm « just in case » (when there is no risk of falling, or in case of abseiling).

— cords —

They can be used to make abseiling rings, self-locking knots (Prussik, Machard etc…) and to link two belay points together.

They are essential when you have to climb up a rope, get out of a crevasse without the help of a caravan rope, and during rescues.

Always carry two or three spare cords, including a 5-metre cord with a diameter of 6 or 7 mm.

— Straps —

There are tubular straps and flat straps.

Flat straps have a flat cross-section. They are slightly more robust than tubular straps. Tubular straps are hollow cylinders. They are much more flexible than flat straps.

Tubular straps are more flexible but less resistant than flat straps. They are used to make belay rings.
They hold better on rocky cleats, especially if they are rounded, than cords, which tend to roll.

Tubular straps are particularly fragile to heating and shearing; never use a tubular strap as a abseiling ring, unless it is in perfect condition and you have installed it yourself, and even then it is a good idea to double it with a cord or flat strap.

More information?

— Rings —

Great care must be taken when preparing the rings. Generally speaking, the size of the ring will depend on the width of the strap and the diameter of the cord.

5 or 6 mm cord and thin webbing (15 mm) will be used to make rings 60 to 80 cm long (length of ring deployed);

7 or 8 mm cord will be used for 100 to 130 cm rings;

9 to 10 mm rope and wide strap (25 mm) will be used for 150 to 180 cm rings.

The knot looping the rope or cord should be a double fisherman’s knot, and the knot looping the strap should be a strap knot. Each end should extend beyond the knot by at least ten times the diameter of the rope; for straps, at least 10 cm.

However, sewn straps are best.

It is advisable to check the knot regularly.

Don’t hesitate to change tired rings.

Mousquetons-dégaines / Carabiners-quickdraws

Baudrier et casque / Harness and helmet

Baudrier et casque

—Baudrier (harnais)—

Il doit répartir au mieux le choc sur l’ensemble du corps. Il doit aussi permettre à la victime de rester suspendue  sans l’étouffer et sans entraver la circulation du sang. Enfin, il doit emballer le corps sans entraver ni gêner les mouvements.

Le harnais complet, celui qui emballe aussi bien le bassin que le torse, et plus lourd et moins « glamour » que le cuissard mais il est plus sûr, surtout lorsque l’on porte un sac à dos. N’étant pas à la mode, le harnais complet n’est pas facile à trouver dans le commerce.

Attention. Une personne suspendues
dans un harnais ou baudrier de manière prolongée
peut être victime du
syndrome du harnais

—Casque—

Le casque est indispensable. Il protège non seulement contre les chutes de pierres et de glace, mais également contre les chocs sous les surplombs ou en cas de chute. A l’achat, s’assurer que le casque a reçu le label UIAA.

Harness and helmet

—Harness—

It must distribute the shock as evenly as possible over the whole body. It must also allow the victim to remain suspended without suffocating him or impeding blood circulation. Finally, it must wrap the body without obstructing or hindering movement.

The full-body harness, which covers the pelvis as well as the torso, is heavier and less glamorous than the shorts, but it is safer, especially when you’re wearing a rucksack. Not being fashionable, the full-body harness is not easy to find in the shops.

Warning. A person who is
suspended in a harness for a prolonged period of time

can fall victim to harness syndrome.

—Helmet—

A helmet is essential. It protects you not only against falling rocks and ice, but also against impacts under overhangs or in the event of a fall. When buying a helmet, make sure it has been awarded the UIAA label.

Mousquetons-dégaines / Carabiners-quickdraws

Énergie musculaire / Muscular energy

énergie musculaire

On ne peut dissocier l’effort physique du contexte global de l’alpinisme. L’activité alpine entraîne une dépense accrue d’énergie et une adaptation des différentes fonctions de l’organisme. Il faut savoir que la marche rapide consomme six fois plus de calories que la station debout prolongée, et l’escalade dix fois plus. En outre, il y a perte d’eau avec perturbation de l’équilibre en sels minéraux. Afin de mieux comprendre l’importance des moyens dont nous disposons pour lutter contre l’agression de l’effort physique sur notre organisme et qui se traduit par la fatigue, il est nécessaire de connaître le processus de formation de l’énergie musculaire.

L’ensemble de l’appareil musculaire représente près du tiers du poids du corps. Le muscle est une machine qui transforme l’énergie chimique en énergie mécanique qui est la force motrice du mouvement. C’est le dernier maillon d’une chaîne de fonctions qui regroupe le coeur, le système nerveux, la thermorégulation, l’apport énergétique, l’oxygénation et l’évacuation des déchets. La réaction qui produit l’énergie musculaire peut se résumer de la façon suivante:

Nutriments + oxygène = énergie mécanique + chaleur + déchets

Les nutriments sont les combustibles, glucides, protides et lipides, produits par la digestion des aliments.

L’oxygène permet l’oxydation des nutriments et la production de l’énergie (processus énergétique aérobie). Certains efforts brefs et violents peuvent se faire en l’absence d’oxygène (processus énergétique anaérobie).

L’énergie mécanique produite par la contraction musculaire est la force motrice du mouvement.

Comme les moteurs à explosion, la machine musculaire a un mauvais rendement. Seulement 25% de l’énergie musculaire est transformée en énergie mécanique alors que le reste est transformé en chaleur. Cette chaleur est transportée vers la peau par le sang et c’est l’évaporation de la sueur qui permet d’éliminer les calories superflues.

La perte hydrique engendrée par la sueur devra être compensée par la boisson.

Les déchets sont les produits finaux des réactions énergétiques. C’est l’acide lactique lors de réactions de type anaérobie. L’accumulation d’acide lactique provoque les crampes. C’est également le gaz carbonique, déchet classique des réactions de type aérobie.

Pour le montagnard qui fourni en général des efforts soutenus de moyenne puissance, la voie aérobie de production de l’énergie est la plus importante; c’est la voie énergétique de l’endurance. En présence d’oxygène, toutes les substances nutritives sont utilisées jusqu’à leur dégradation complète.

(Glucides, Lipides et Protides) + Oxygène = Energie + CO2 + H2O + Chaleur

Cependant, la mise en place de la voie aérobie est retardée par l’inertie du système d’échanges gazeux. Elle est déclenchée au début de l’effort mais ne devient efficace qu’après quelques minutes.

En début d’effort l’énergie est produite par la voie anaérobie. Il existe deux sources de production d’énergie en l’absence d’oxygène. La première résulte de la dégradation du phosphagène (ou créatine phosphate) et la deuxième de la dégradation du glycogène avec production d’acide lactique.

Le glycogène est le nom donné aux glucides de réserve stockés dans les muscles et le foie.

Le phosphagène est la substance de démarrage. Son intérêt est la faculté de libérer instantanément une grande quantité d’énergie, l’ATP (adénosine triphosphate), à la puissance maximale selon le processus suivant:

ATP = ADP (adénosine phosphate) + acide phosphorique + énergie

Mais toute dégradation d’ATP exige sa réparation dans le but d’entretenir la prochaine contraction musculaire. Or cette réparation se fait au dépend du glucose, d’où l’importance des glucides dans la production de l’énergie musculaire.

Muscular energy

Physical effort cannot be dissociated from the overall context of mountaineering. Alpine activity involves an increased expenditure of energy and an adaptation of the body’s various functions. It’s worth noting that brisk walking consumes six times more calories than prolonged standing, and climbing ten times more. What’s more, water is lost and the body’s balance of mineral salts is upset. In order to better understand the importance of the means available to us to fight against the aggression of physical effort on our body, which results in fatigue, it is necessary to understand the process of muscular energy formation.

The muscular system as a whole accounts for almost a third of the body’s weight. The muscle is a machine that transforms chemical energy into mechanical energy, which is the driving force behind movement. It is the last link in a chain of functions that includes the heart, the nervous system, thermoregulation, energy supply, oxygenation and waste evacuation. The reaction that produces muscular energy can be summarised as follows:

Nutrients + oxygen = mechanical energy + heat + waste

Nutrients are the fuels  (carbohydrates, proteins and fats) produced by the digestion of food.

Oxygen enables nutrients to be oxidised and energy to be produced (aerobic energy process). Certain brief and violent efforts can be made in the absence of oxygen (anaerobic energy process).

The mechanical energy produced by muscular contraction is the driving force behind movement.

Like internal combustion engines, the muscular machine is inefficient. Only 25% of muscular energy is transformed into mechanical energy, while the rest is transformed into heat. This heat is transported to the skin by the blood and it is the evaporation of sweat that eliminates the superfluous calories. The loss of water through sweat must be compensated for by drinking.

Waste products are the end products of energy reactions. This is lactic acid in anaerobic reactions. The accumulation of lactic acid causes cramps. It is also carbon dioxide, the classic waste product of aerobic reactions.

For mountaineers, who generally make sustained, medium-power efforts, the aerobic energy production pathway is the most important; this is the endurance energy pathway. In the presence of oxygen, all the nutrients are used up until they are completely broken down.

(Carbohydrates, Fats and Proteins) + Oxygen = Energy + CO2 + H2O + Heat.

However, the aerobic pathway is delayed by the inertia of the gas exchange system. It is triggered at the start of exercise but only becomes effective after a few minutes.

At the start of exercise, energy is produced by the anaerobic pathway. There are two sources of energy production in the absence of oxygen. The first results from the breakdown of phosphagen (or creatine phosphate) and the second from the breakdown of glycogen with the production of lactic acid.

Glycogen is the name given to the reserve carbohydrates stored in the muscles and liver.

Phosphagen is the starter substance. Its advantage is its ability to instantly release a large quantity of energy, ATP (adenosine triphosphate), at maximum power, according to the following process:

ATP = ADP (adenosine phosphate) + phosphoric acid + energy

But any degradation of ATP requires repair in order to maintain the next muscle contraction. But this repair depends on glucose, hence the importance of carbohydrates in muscle energy production.