Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

L’auto-assurage

Posté par on Avr 5, 2013

Il n’y a pas de bon assurage sans auto-assurage. L’auto-assurage forme la base même de tout assurage. Celui qui assure s’attache toujours à deux points fixes situés au-dessus et en dessous du nœud d’encordement (plus ou moins à hauteur de tête et des genoux). Ces deux points d’assurages sont solidarisés par une sangle ou une cordelette. Le système de freinage est placé sur le baudrier. Quand le relais est déjà équipé – généralement deux points fixes reliés par une chaîne – celui qui assure s’attache aux deux points fixes et place le système d’assurage sur l’autre point fixe (jamais dans un des maillons de la chaîne). Dans leur ouvrage « Technique et tactique en escalade plaisir », Editions Filidor et Bergpunkt, Emanuel Wassermann et Michael Wicky illustrent et décrivent la méthode pour installer un auto-assurage. > Assurage du...

Lire la suite

Points d’assurages sur neige et glace

Posté par on Avr 5, 2013

Contrairement au rocher, il n’existe pratiquement pas de points d’assurages naturels sur neige et glace. Points d’assurages sur neige La neige n’étant pas un matériau très consistant, un piolet enfoncé verticalement dans une telle substance, plus ou moins molle, ne peut en aucun cas retenir directement un choc. L’utilisation d’un corps-mort enfoui dans la neige procure un encrage beaucoup plus sûr. Cela peut être un piolet, un sac à dos, une bûche, un sac rempli de neige, etc… Un autre moyen consiste à élaborer un champignon de neige. Installation d’un piolet comme corps-mort Creuser une tranchée horizontale de la taille du piolet ainsi qu’une tranchée plus étroite et moins profonde perpendiculaire à la première afin que l’ensemble forme un « T ». Fixer un anneau de sangle ou une cordelette (noeud de cabestan) au milieu du manche et placer le piolet horizontalement dans la tranchée du haut la sangle passant dans la jambe du « T ». Recouvrir le tout de neige et bien tasser. Ce système est toujours plus résistant qu’un piolet enfoncé verticalement. Se placer en aval du relais. Extrait du Syndicat National des Guides de Montagne. Champignon de neige Confectionner un champignon de neige prend du temps car il doit être fait avec soin. Bien tasser la neige. Creuser une tranchée circulaire qui sera plus profonde côté amont. Placer une protection puis la sangle ou la cordelette. Moins la neige est consistante plus grand sera le champignon (mais au minimum 150 cm de diamètre et 30 cm de hauteur). Lors d’un rappel, une grande longueur de cordelette ou de sangle sera abandonnée. Extrait du Syndicat National des Guides de Montagne. Pour assurer un premier de cordée en neige il convient de faire un assurage plus dynamique qu’en rocher ou glace. Le demi-cabestan est peu recommandé car il n’est pas assez dynamique en pareil circonstance. Il est préférable, par exemple, d’utiliser le 8 « huit »; et prévoir une plus grande réserve de corde de freinage. Points d’assurages sur glace Relais sur broche à glace Placer une broche à glace n’est pas compliqué. Dégager la surface de l’éventuelle couche de neige ou de glace de mauvaise qualité et enfoncer la broche en la vissant. Pour faciliter l’amorçage il suffit de pratiquer une encoche avec la pointe du piolet, délicatement. Plus la broche est longue, meilleure est sa tenue. Un relais est constitué de deux broches, distantes de 20 à 30 cm et décalées...

Lire la suite

Points d’assurages dans le rocher

Posté par on Avr 5, 2013

C’est dans ce domaine que la prolifération de matériels nouveaux est la plus importante. Bien qu’étant fiables, ces matériels sont parfois d’un maniement délicat et leur poids pas négligeable. Mais il ne faut pas oublier que le rocher offre des possibilités d’assurage naturel tout aussi valable, à condition de savoir regarder et faire preuve de réflexion et d’astuce. Ce sont ces moyens d’assurage naturel que tout montagnard débutant se doit de connaître en premier lieu. Viennent ensuite les moyens artificiels. Points d’assurages naturels Points d’assurage artificiels Points d’assurages naturels Dans le rocher solide, les points d’assurages naturels sont les plus sûrs. Ils sont constitués de bloc, becquet, fissure, colonnette, lunule, éventuellement arbuste. Il faut bien examiner le point d’assurage avant de l’utiliser pour s’assurer de sa solidité. Les arêtes tranchantes seront émoussées à coup de marteau ou de piolet pour éviter qu’elles n’endommagent le matériel. Il faut se souvenir que les cordes, cordelettes et sangles en matériaux synthétiques résistent mal à l’action d’éléments tranchants, tout comme elles résistent mal à l’échauffement. Pour utiliser les points d’appuis naturels, il faut avoir recours à un élément intermédiaire qui les relie à la corde par un mousqueton. Ce sera un anneau de corde, de cordelette ou de sangle. Ces anneaux, de tailles différentes, seront choisis en fonction des caractéristiques des points d’appui. En présence d’un becquet arrondi, par exemple, on utilisera plutôt une sangle car elle aura une meilleure adhérence. En revanche, dans le cas d’un point d’appui aux arêtes aiguës, il faudra employer un anneau de corde de 9 ou 10 mm afin de limiter les risques de cisaillement – les sangles ayant une résistance au cisaillement moindre que les cordes ou les cordelettes. En tout état de cause préférez les sangles plates aux sangles tubulaires. L’utilisation des anneaux sur becquet, qui est somme toute une pratique courante, exige de très sérieuses précautions pour éviter que l’anneau ne s’échappe du becquet par suite de la traction de la corde. Au relais, ce type d’assurage du premier de cordée par le second est à proscrire, car dès la pose du premier relais intermédiaire, il y a risque d’arrachage vers le haut en cas de chute de celui qui grimpe. De toute façon, tout relais principal nécessite l’utilisation de deux points d’assurage, et l’anneau sur becquet devra être lui-même sécurisé contre tout arrachage vers le haut. Très simple et rapide pour assurer le...

Lire la suite

Quand doit-on assurer ?

Posté par on Avr 5, 2013

La corde est là pour enrayer une chute et non pour multiplier le nombre des victimes. Pour décider si oui ou non il est nécessaire d’assurer, le grimpeur doit mobiliser ses cellules grises et faire, en toute lucidité, le rapport entre: la difficulté du passage à gravir, d’une part et… d’autre part, sa technique, sa vigueur physique et son moral. De ce rapport découle la décision. Cependant, au cours de l’escalade, des incidents peuvent se produire et provoquer une chute. C’est pourquoi celui qui assure doit, avant que le compagnon ne commence à grimper, faire un effort d’imagination consistant à prévoir les conséquences d’une chute éventuelle pour s’assurer que les moyens mis en oeuvre pour l’enrayer sont adéquats. Pour ce faire, il doit être capable de: Prévoir l’importance et la direction de la chute selon l’emplacement du grimpeur, l’inclinaison de la paroi, le cheminement, les points d’assurages intermédiaires, etc. S’assurer de la possibilité de stopper la chute selon les caractéristiques du relais. Si, par exemple, lors d’une chute la force de traction sur le relais va s’exercer vers le haut, une sangle passée autour d’une pointe de rocher ne sera d’aucune utilité. De même, un piolet enfoncé verticalement dans la neige ne sera pas en mesure de fournir un encrage suffisant pour retenir un choc suite à une glissade. L’assurage est à la fois une prise de conscience, une responsabilité, une technique délicate et une préparation. Il ne faut compter ni sur la chance, ni sur l’improvisation. > Points d’assurage dans le...

Lire la suite

Comportement des grimpeurs pendant la course

Posté par on Avr 4, 2013

Dans la mesure du possible, les grimpeurs restent polis entre eux et vis-à-vis des autres cordées. Cependant, lors de progression alternée, le grimpeur au repos se souviendra que l’escalade provoque souvent chez celui qui est en mouvement des tensions qui ne peuvent être évacuées qu’au prix de paroles plutôt vives, et bien sûr celui qui assure a toujours tort… Qu’il ne s’en formalise pas ! Les mauvaises humeurs de celui qui grimpe seront vite oubliées. Celui qui progresse en tête de cordée doit toujours penser à ce que sera l’escalade du suivant et prendre les mesures appropriées. En particulier: – si, au cours de l’escalade, le premier a récupéré certains points de progression par suite d’un manque de matériel, il laissera pendre des anneaux qui aideront le second; – dans le cas d’un passage difficile suivi d’une traversée facile, il placera un point d’assurage au début de la traversée pour assurer le second dans les difficultés; – lors d’un passage délicat à la descente, le second de cordée – qui est le premier à descendre – placera un point d’assurage intermédiaire pour celui qui devra descendre en dernier. Si une cordée est plus rapide on lui laissera le passage. Mais le dépassement se fera au relais et non pendant que les deux cordées progressent. Si une cordée est témoin d’un accident ou même d’un incident, elle s’informera pour connaître les suites de l’accident, et portera secours si nécessaire. Suivant: Assurage Home...

Lire la suite