Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Le 20 ième siècle

Posté par on Fév 7, 2013

Entre 1920 et 1938 Les plus grands problèmes de l’escalade libre dans les Alpes sont résolus. C’est l’époque des Comici, Cassin, Boccalate, Heckmair, Rebitsch mais aussi les Suisses de l’Androsace (club fondé en 1920). Au cours de ces années, et surtout vers la fin des années 30, l’alpinisme sportif est au faîte de sa gloire. A peu près à la même époque, de l’autre côté de l’Atlantique, les grimpeurs ouvrent les premières grandes voies avec une technique qui renferme déjà les germes de l’alpinisme sportif de recherche qui, au cours des années 60, apparaîtra comme une alternative à l’alpinisme européen décadent. Les plus connus de ces alpinistes américains sont Robbins, Frost, Pratt et Chouinard. Après la guerre Ce sont les Français qui donnent une impulsion nouvelle à l’alpinisme. Ils refont toutes les grandes voies ouvertes au cours des années 30, acquérant ainsi une expérience qui les amènera au sommet de l’alpinisme européen et à l’avant-garde de la technique et de l’équipement. Entre les années 40 et 50, Couzy, Frendo, Lachenal, Rébuffat et Terray reprennent la tradition des Allain, Charlet, Couttet qui, les premiers, avaient adoptés la technique de l’escalade moderne. Au début des années 50, Bonatti et Ghigo utilisent l’escalade artificielle pour venir à bout de la paroi est du Grand Capucin. Cet exploit raie le mot « impossible » du vocabulaire et ouvre un nouveau terrain d’action. Au même moment, on assiste à un afflux de nouveaux amateurs de haute montagne, favorisé par le développement des congés payés et des transports, et par la présence de nombreux refuges et bivouacs. L’accroissement rapide du nombre des grimpeurs, ainsi que la mainmise des médias sur l’alpinisme, vont exacerber l’antagonisme qui s’est instauré entre les adeptes du tout artificiel et ceux pour lesquels la méthode classique reste garante d’une certaine éthique. Tandis que l’alpinisme européen est aux prises avec de nombreuses contradictions et en proie aux plus stériles polémiques, éclate en Amérique, une authentique révolution dans la conception de l’escalade. Le grimpeur est débarrassé du mythe qui l’entoure et l’individu ramené à sa juste mesure. Seule compte la perfection stylistique, physique et psychique. Chouinard, Harding, Harlin, Robbins et Salathé sont au nombre des plus célèbres grimpeurs de la nouvelle école américaine. Presque en même temps, l’alpinisme anglais revient sur le devant de la scène. Bonington, Brown, Haston et Whillans en sont les représentants les plus en vue dans les années 60 et 70....

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De la renaissance au 19 ième siècle

Posté par on Fév 5, 2013

Le XVIIe siècle… …affranchi les cimes de la superstition qui les entachent. La culture et l’art font perdre à la montagne son caractère de désordre et de maléfice, aidés en cela par la pensée orientale. Mais déjà, vers le milieu du siècle précédent (en 1552), François de Candale avait fait l’ascension du pic du Midi d’Ossau. En 1627, Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie, institue un corps militaire pour guider et secourir les voyageurs qui empruntent le col du Grand-Saint-Bernard. On voit ainsi naître l’ancêtre des sociétés de guides qui verront le jour, dès le début du XIXe siècle, dans plusieurs stations touristiques. Entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle Gens de lettres, aristocrates et naturalistes se mettent en route à travers les Alpes à la découverte de régions inexplorées. Rappelons toutefois, que les premiers à gravir les cimes ne furent ni les poètes ni les écrivains mais les hommes de science pour lesquels la montagne se présentait comme un vaste laboratoire naturel. Il est incontestable, cependant, que l’ambition d’atteindre des cimes où personne n’était encore parvenu, remplace progressivement l’intérêt scientifique. Peu à peu, les pionniers laissent de côté les instruments de mesure et se consacrent presque exclusivement à la conquête des sommets. Rappelons: l’ascension du Buet en 1770, celle du Mont Vélan en 1779 et celle du plus haut sommet des Alpes en 1786 par Jacques Balmat dit « Mont-blanc ». C’est ainsi que commence alors une période pendant laquelle la conquête est une fin en soi. C’est ainsi que naît l’alpinisme, tandis qu’en Angleterre se mettent en place les structures de la révolution industrielle et qu’en France se structurent les idées qui aboutiront à la Révolution tout court. C’est d’Angleterre que viendront les premiers alpinistes. Issus d’une bourgeoisie active et entreprenante, ils viennent dans les Alpes puiser dans les risques de l’escalade une vigueur nouvelle, fidèles, en ce sens, à l’éthique puritaine de l’action. Pendant la période qui va de la conquête du Mont-Blanc à celle du Cervin par Edward Whymper en 1865, les cimes les plus importantes de l’arc alpin sont foulées. Les alpinistes anglais s’imposent de façon évidente. Ils ont pour nom, Whymper, Coolidge, et plus tard Mummery pour ne citer que les plus connus. Ils sont accompagnés, entre autres, par Christian Almer et Melchior Anderegg, les premiers Suisses à avoir obtenu une licence de guide en 1865. Le British Alpine Club est fondé en 1857 suivit par l’O.A.V en 1862, le C.A.S. et le C.A.I. en...

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Du moyen âge à la renaissance

Posté par on Fév 3, 2013

En 218 av. J.-C. … …Hannibal avait réussi la traversée des Alpes du Sud avec une armée de 50 000 hommes. Trois siècles plus tard, l’Empereur Hadrien (117 à 138 ap. J.-C.) faisait l’ascension de l’Etna. L’accompagnement de pèlerins, marchands ou autres voyageurs par des autochtones est attesté au Grand-Saint-Bernard en 1129. En 1285, Pierre III d’Aragon parvenait au sommet du mont Canigou, et en 1336 c’est Pétrarque qui foule le sommet du mont Ventoux. Vingt-deux ans plus tard, c’est au tour de Bonifavius Rotario d’Asti de gravir la Roche-Melon. Des personnages célèbres tels que Dante et Léonard de Vinci parcourent la montagne, pour des raisons autres que mercantiles ou de subsistance. Ils ont les moyens, ils ont aussi le savoir qui aide à vaincre la crainte qu’inspire à cette époque le royaume des démons et des esprits. En revanche, La première escalade… …est attribuée à Antoine de Ville de Beaupré qui gravi, à l’aide d’échelles, de pics et de cordes, le Mont Aiguille en 1492. > De la renaissance au 19ième...

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