Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Progression sur neige et glace

Posté par on Avr 3, 2013

Équilibre Qualité de la neige et de la glace Inclinaison de la pente Vous avez dit équilibre ? Dans le rocher, le fait de pouvoir saisir avec les mains une bonne prise et ensuite y poser le pied donne une impression de sécurité et engendre la confiance. Sur la neige et sur la glace, en revanche, on ne s’accroche à rien. C’est pourquoi, encore plus que dans le rocher, il importe d’acquérir un très bon sens de l’équilibre. Quelle que soit l’inclinaison de la pente, le corps doit rester vertical, bien d’aplomb sur les pieds. Dès le début de l’apprentissage de la technique, il faut, à l’évidence, utiliser le piolet qui constitue le troisième point d’appui. Cependant, après que chaque nouveau mouvement ait été étudié, Gaston Rébuffat conseille de refaire le même mouvement sans l’aide du piolet, et il ajoute: …ainsi, par voie de conséquence, il (le montagnard) aura automatiquement le corps vertical, d’aplomb, ses crampons mordront bien, et surtout il prendra conscience de son équilibre en se rendant compte qu’il tient – et plus d’une fois il en sera lui-même surpris – pourquoi il tient et dans quelle mesure; inversement il réalisera que si son centre de gravité venait à passer à l’extérieur de sa base, c’est-à-dire de ses pieds, il serait en perte d’équilibre, et tomberait. Le même conseil est prodigué concernant les crampons. Bien que ceux-ci soient un élément de sécurité, au même titre que le piolet, le débutant devrait s’entraîner à progresser sans crampons en tapant simplement du pied sur des pentes de neige allant jusqu’à 40 degrés et en taillant des marches sur des pentes de glace raides. …il y gagnerait beaucoup en connaissance de son équilibre et accroîtrait sa sûreté et son aisance lorsque, par la suite, il devra traverser sans crampons un couloir de neige ou de glace pour, par exemple, poursuivre une escalade rocheuse. La technique de progression va tout naturellement dépendre de la qualité de la neige ou de la glace, et de l’inclinaison de la pente. Qualité de la neige et de la glace Selon la consistance, on peut distinguer quatre types de neige et deux types de glace. Neiges molles Elles comprennent la neige fraîche poudreuse, la neige fraîche humide, la neige soufflée et pâteuse apportée par le vent et en partie transformée, ainsi que la neige pourrie. Neiges cassantes Aussi appelées neiges croûtées, c’est de la neige...

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Techniques d’escalade en rocher

Posté par on Avr 3, 2013

Les techniques d’escalade varient en fonction de la structure du rocher. Dalles adhérence grattonage Fissures coincements et verrous opposition (Dülfer) Dièdres écarts opposition Cheminées écarts opposition Surplombs écarts rétablissement Adhérence L’adhérence est naturelle dès l’instant où le grimpeur pose le pied (ou la main, en appui) sur une prise plate et horizontale; elle est l’effet de la pesanteur. Si la prise est inclinée, l’adhérence doit être voulue. Le corps est à l’aplomb des pieds, les chevilles sont tordues pour que toute la surface de la semelle soit au contact du rocher, les pieds sont assez écartés et forment un angle bien marqué, la poussée du pied se fait le plus perpendiculairement possible par rapport à la prise et elle est aussi forte que possible, la progression se fait à petits pas. L’adhérence en position debout est à proscrire dès que le rocher n’est pas sûr; s’il est mouillé ou recouvert de graviers ou de lichens. Si le rocher est lisse, les semelles doivent être propres et sèches. L’adhérence des mains est plus rare; elle est surtout utilisée à la descente et en escalade intérieure. L’adhérence du dos est pratiquée en escalade intérieure. Grattonage Le grattonage désigne la technique qui consiste à poser la pointe du soulier sur une petite protubérance du rocher pour s’élever. Cette technique est utilisée lorsque l’on grimpe avec des souliers à semelle rigide ou semi-rigide; ce qui est souvent le cas lors de courses en moyenne et haute montagne. Opposition L’opposition est une adhérence forcée, obtenue par l’exercice de forces de direction opposée sur différentes parties du rocher. Les pieds, les mains, le dos, les épaules peuvent servir dans les oppositions. Cette technique est utilisée pour la progression en escalade intérieure (cheminées), ou en escalade extérieure lors de la montée de fissures à bords francs ou de feuillets (technique de montée à la Dülfer). Écarts Les écarts sont un type particulier d’oppositions. Ils sont utilisés dans l’escalade des cheminées très larges ou des dièdres. On progresse en appuyant chacun des pieds et chacune des mains sur les côtés opposés de la paroi. Coincements Lorsque la taille de la fissure s’y prête, on y introduit la main ou le pied et, dès le moment où l’on se tire sur la main ou lorsqu’on appuie sur le pied, le coincement se fait automatiquement. Verrou Le verrou est un coincement forcé. Le principe est de faire bras de...

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Avant-propos

Posté par on Avr 3, 2013

Avant d’aborder les techniques de progressions à proprement parler il est bon de rappeler les trois principales règles de progression. Équilibre Prise de pied Enchaînement des mouvements L’équilibre La progression en montagne nécessite un sens profond de l’équilibre. Le recours à la force permet certes de négocier des passages de toutes difficultés, mais cela au détriment du plaisir et avec davantage de fatigue donc moins de sécurité. Monter, grimper, faire une ascension, c’est élever son corps, son poids, puis le descendre. Le meilleur moyen de lutter contre la pesanteur et de faire en sorte que le poids soit pris en charge par les jambes et que les bras n’interviennent que pour maintenir le buste dans une position verticale. Une perche, si elle est verticale, pèse de tout son poids sur sa base, il suffit de peu de force pour la maintenir dans cette position. Si elle est inclinée, par contre, il faut beaucoup plus de force pour l’empêcher de tomber. Escalader, ce n’est pas se hisser à la force des bras, c’est marcher sur un terrain plus ou moins incliné, pouvant s’approcher de la verticale. Une paroi doit être considérée comme un escalier très raide dont les parties horizontales seraient très courtes. Prise de pied Le contact entre le pied et le sol, ou sensibilité de la prise de pied, s’acquiert par l’entraînement. Cette sensibilité conditionne l’aisance avec laquelle le grimpeur progresse dans tous les types de terrains. La marche dans les pierriers, les gazons raides, les gros blocs, aide à acquérir ce type de sensibilité. Enchaînement des mouvements Escalader, gravir, monter sont trois termes par lesquels on peut définir les trois modes de déplacement en montagne. Le terme escalader s’applique à une succession de mouvements complets, impliquant l’usage des quatre membres. Le terme gravir implique une succession de mouvements coordonnés afin de franchir, à la verticale, un obstacle, en dominant la force de gravité. Monter, est un terme plus général pour définir toute progression en montagne. Le seul moyen de se déplacer en montagne en économisant ses forces et en assurant sa sécurité, est de progresser avec rythme, souplesse et vigilance et cela, quel que soit le mode de déplacement utilisé. > Progression sur terrain...

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