Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Éviter les gelures

Posté par on Jan 13, 2019

Le froid, un ennemi en montagne Mesures immédiates en cas de gelures Sur le terrain: • ouvrir les vêtements serrés; • changer les habits mouillés; • bouger et masser à sec; • boire du chaud; • ne pas frictionner avec de la neige ! Dans un endroit protégé, p.ex. dans une cabane: • réchauffer dans un bain d’eau tiède, éventuellement ajouter quelques gouttes de désinfectant; • prendre un analgésique/anti-inflammatoire; • en premier lieu, ne pas prendre d’antibiotique. Exception: en cas de graves gelure en expédition; • appliquer un bandage stérile; • gelures aux pieds: na pas laisser le patient marcher tout seul. Pour approfondir voir le texte publié dans « LES ALPES » Éviter les...

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Entraînement physique

Posté par on Mar 1, 2013

    Mieux entraîné, le montagnard a davantage de chance de réussir la course, mais c’est surtout au niveau du plaisir et de la sécurité qu’il en tirera tout le bénéfice. Bien que l’on pense d’emblée à l’entraînement physique, les entraînements psychique et technique ne doivent pas être négligés. L’entraînement physique est pris ici au sens physiologique du terme; en tant que préparation défensive à l’égard des agressions de la montagne: Effort Climat Altitude Entraînement à l’effort L’entraînement à l’effort a pour but de développer l’endurance et la résistance. L’endurance est la faculté de fournir un effort moyen pendant une longue période, type marche en haute montagne. La résistance est la faculté de fournir un effort soutenu pendant une période relativement brève, type passage d’un surplomb en escalade. L’entraînement développe le système cardio-vasculaire, le système respiratoire et le système musculaire. La marche La culture physique L’escalade La marche Il est important de commencer cet entraînement plusieurs mois avant la période des courses en altitude. Il est nécessaire de pratiquer la marche régulièrement (au moins une fois par semaine) et dans la nature. C’est l’entraînement le plus simple et le plus efficace en matière de montagne. Choisir un parcours varié afin d’alterner les plats et les montées. Le but n’est pas de marcher de plus en plus vite mais d’acquérir de la puissance et un automatisme de cadence. Il est bon de parcourir de longues distances, d’un pas lent et régulier (le pas du montagnard), ponctuées d’arrêts courts et régulièrement répartis. En ce qui me concerne, je m’octroie un repos de cinq minutes toutes les heures (et j’en profite pour boire). La randonnée pédestre intensive (au minimum 5 heures) est une bonne préparation à la montagne. La montée au refuge est finalement une randonnée. Cette dernière fait donc partie intégrante d’une course en montagne. La course à pied (après contrôle médical), la natation, et le cyclisme sont également de bons moyens de s’entraîner à l’endurance. La culture physique Elle représente un bon complément. En outre c’est un moyen de développer la résistance. L’escalade L’escalade est un excellent moyen d’améliorer son entraînement physique tout en perfectionnant sa technique. Le meilleur entraînement s’acquiert dans les « blocs ». Cela permet l’enchaînement rapide des passages dans un effort analogue à celui de la course à pied, ainsi qu’un apprentissage de tous les mouvements d’escalade, aussi bien à la montée qu’à la descente. Entraînement au climat...

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Agressions liées à l’altitude

Posté par on Fév 26, 2013

    Dans ces pages nous allons traiter des agressions subies par l’organisme et des moyens à mettre en œuvre pour réaliser un nouvel équilibre compatible avec la vie en altitude. Augmentation du froid pouvant provoquer des lésions Baisse de la pression atmosphérique pouvant provoquer le « mal des montagnes » Baisse de l’humidité atmosphérique Augmentation du rayonnement Le froid La sensation de froid est due à la vitesse de refroidissement de la surface de la peau. Trois facteurs influent sur la vitesse de refroidissement: La température La force du vent L’humidité de l’air La température baisse en moyenne de 0.8 degré par 100 mètres de dénivelé positif. Le vent s’intensifie avec l’altitude. En revanche, l’humidité de l’air diminue. Vers 2000 mètres l’humidité relative a diminué de moitié par rapport au niveau de la mer, et des trois-quarts à 4000 mètres. Ce facteur de refroidissement diminue donc au fur et à mesure que l’on monte. Il faut savoir que la conduction thermique de l’eau est 20 fois supérieure à celle de l’air, ce qui explique qu’un froid humide est plus difficile à supporter qu’un froid sec. L’homme ne peut vivre que dans une fourchette de température très étroite autour de 37 degrés. Il doit donc constamment gérer son capital thermique. Quand sous l’effet du froid les pertes de chaleur dépassent les gains, l’organisme va réagir de deux façons, il va: limiter les pertes en diminuant le débit sanguin cutané, augmenter la production interne de chaleur. Diminution du débit sanguin cutané La peau contrôle en permanence les échanges thermiques de notre corps avec l’extérieur. Pour préserver les organes vitaux d’une baisse dangereuse de température, la peau va diminuer son irrigation sanguine. Le bénéfice est double: (1) une peau froide constitue une barrière efficace contre les pertes de chaleur, car moins irriguée elle est moins conductrice de chaleur; (2) le sang ne circulant plus en surface et dans les extrémités, il se refroidit moins. Production interne de chaleur La thermogenèse peut être volontaire. L’exercice physique est un bon moyen de se réchauffer mais il consomme de l’énergie. Les aliments apportent en plus de leur valeur nutritionnelle un gain de chaleur à la digestion. Elle peut être aussi involontaire. Le frisson est une contraction musculaire involontaire visant à produire de la chaleur. La sécrétion hormonale intervient dans la lutte contre le froid en augmentant les métabolismes. Les lésions dues au froid Gelures Hypothermie Les gelures La...

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Les dangers objectifs

Posté par on Fév 22, 2013

Les chutes de pierres Les chutes de glace Les avalanches Crevasses, ponts de neige Les phénomènes atmosphériques Les chutes de pierres C’est le danger le plus grave auquel est exposé le montagnard car la trajectoire des pierres est absolument imprévisible. Les chutes de pierres sont en général provoquées par le dégel; elles se produisent donc le plus souvent lorsque le soleil commence à faire fondre la glace qui scelle les blocs. Les animaux et les hommes peuvent aussi déclencher des chutes de pierres. Les chutes de glace (séracs, corniches) Le danger de chute de séracs s’accentue avec l’élévation de la température. Cependant, des chutes de séracs peuvent se produire aussi à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, engendrées par la poussée du glacier. Le danger que représentent les corniches est double. Elles menacent les pentes qu’elles dominent et peuvent à tout moment les balayer en avalanche. Elles peuvent aussi s’effondrer sous le poids du montagnard qui se serait aventuré sur ce balcon de neige. La ligne de rupture d’une corniche est difficile à évaluer. Les avalanches Ce phénomène n’est pas réservé à l’hiver ou au printemps. En été aussi il se produit des avalanches, souvent sous la forme de coulées de neige sur les pentes exposées au soleil. Mais le piège le plus insidieux et le plus difficile à déceler est constitué par les plaques à vent. Une grande prudence s’impose dans une course de neige après une période de mauvais temps, surtout si les chutes de neige ont été accompagnées de vent. Lors de la planification d’une course il serait judicieux de consulter le site du CAS sur les avalanches. Le SLF donne également des informations pertinentes sur la neige et les avalanches. Crevasses, ponts de neige Ce sont les crevasses recouvertes et les ponts de neige qui sont les plus dangereux. En fait, tout glacier recouvert de neige est dangereux. La règle est de ne jamais circuler sur un glacier sans être encordé. Il convient également de se méfier des résidus d’avalanche qui recouvrent un torrent. Louis Lachenal (1921-1955), membre de la compagnie des guides de Chamonix, premier vainqueur de l’Annapurna, est décédé suite à une chute dans un torrent recouvert de neige. Les phénomènes atmosphériques Les manifestations atmosphériques sont à l’origine des plus grandes tragédies alpines. Ces phénomènes sont: Le vent Le froid Le brouillard La neige La pluie Le verglas L’orage et...

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Le froid

Posté par on Fév 19, 2013

La sensation de froid est due à la vitesse de refroidissement de la surface de la peau. Trois facteurs influent sur la vitesse de refroidissement: La température La force du vent L’humidité de l’air La température baisse en moyenne de 0.8 degré par 100 mètres de dénivelé positif. Le vent s’intensifie avec l’altitude. En revanche, l’humidité de l’air diminue. Vers 2000 mètres l’humidité relative a diminué de moitié par rapport au niveau de la mer, et des trois-quarts à 4000 mètres. Ce facteur de refroidissement diminue donc au fur et à mesure que l’on monte. Il faut savoir que la conduction thermique de l’eau est 20 fois supérieure à celle de l’air, ce qui explique qu’un froid humide est plus difficile à supporter qu’un froid sec. L’homme ne peut vivre que dans une fourchette de température très étroite autour de 37 degrés. Il doit donc constamment gérer son capital thermique. Quand sous l’effet du froid les pertes de chaleur dépassent les gains, l’organisme va réagir de deux façons, il va: limiter les pertes en diminuant le débit sanguin cutané, augmenter la production interne de chaleur. Diminution du débit sanguin cutané La peau contrôle en permanence les échanges thermiques de notre corps avec l’extérieur. Pour préserver les organes vitaux d’une baisse dangereuse de température, la peau va diminuer son irrigation sanguine. Le bénéfice est double: (1) une peau froide constitue une barrière efficace contre les pertes de chaleur, car moins irriguée elle est moins conductrice de chaleur; (2) le sang ne circulant plus en surface et dans les extrémités, il se refroidit moins. Production interne de chaleur La thermogenèse peut être volontaire. L’exercice physique est un bon moyen de se réchauffer mais il consomme de l’énergie. Les aliments apportent en plus de leur valeur nutritionnelle un gain de chaleur à la digestion. Elle peut être aussi involontaire. Le frisson est une contraction musculaire involontaire visant à produire de la chaleur. La sécrétion hormonale intervient dans la lutte contre le froid en augmentant les métabolismes. Les lésions dues au froid Gelures Hypothermie Les gelures La gelure est une brûlure par le froid. Les gelures affectent « l’écorce » du corps, c’est à dire la peau et les extrémités. Elles ne menacent pas directement la vie. En fait, c’est comme si « l’écorce » se sacrifiait pour préserver les organes vitaux. Ce qui fait le danger des gelures c’est qu’elles s’installent sans prévenir, de façon progressive...

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