Objectif Montagne

Initiation à l'alpinisme et conseils pour pratiquer la montagne en toute sécurité

Préparation d’un plan de marche

Posté par on Mar 25, 2013

Prenons un exemple Vous devez vous rendre de l’hôtel Weisshorn au sommet du Toûno (Val d’Anniviers, Suisse). On visualise d’abord l’itinéraire sur la carte puis on établi le plan de marche correspondant. Agrandir le plan       PLAN DE MARCHE LIEU ALTITUDE AZIMUT DENIVELE DISTANCE HORAIRE Hôtel Weisshorn 2337 … … … … Les Faches 2340 118 3 800 10 Vijivi 2442 123 102 600 20 Lac 2659 100 217 1700 46 Toûno 3017 352 358 1000 74 Pour calculer le temps de marche, additionner la distance parcourue (en kilomètres) au dénivelé (en hectomètres), le tout multiplié par un indice fonction de la difficulté. Le résultat donne le temps en minutes. La formule: (distance (km) + dénivellation (hm)) x indice = temps (minutes) Calculons donc le temps de marche pour monter de l’hôtel Weisshorn au sommet du Toûno. De l’hôtel au lac, distance 3.1 km, dénivelé 320 m, sentier sac léger (indice 12). Du lac au sommet, distance 1 km, dénivelé 360 m, pierriers (indice 16). Hôtel – Lac: (3.10 + 3.20) x 12 = 76 minutes Lac – Toûno: (1.00 + 3.60) x 16 = 74 minutes Total: 76 + 74 = 150 minutes soit 2h30 Les indices en fonction des difficultés de marche: INDICESa DIFFICULTE MONTEE DESCENTE sentier, sac léger 12 8 sentier, sac lourd 14 9 pierrier 16 6 blocs de rochers 20 19 aCes indices sont donnés à titre indicatif. Ils sont modifiables en fonction des expériences individuelles. Azimut de retour Pour revenir sur ses pas, il faut savoir calculer l’azimut de retour (contre azimut). Pour le calculer, il suffit d’ajouter 180° (si l’azimut est inférieur à 180°), ou retrancher 180° (si l’azimut excède 180°). Exemples: Contre azimut de 60o => 60 + 180 = 240o. Contre azimut de 310o => 310 – 180 = 130o   Le meilleur moyen pour acquérir les connaissances nécessaires est de suivre un cours pratique d’orientation. De nombreux sites offrent la possibilité d’acquérir une formation théorique. Parmi ceux-ci, Notions de Boussole et d’Orientation, le très ludique site de Jean-Pierre Fillion. Autres outils et moyens Il est très frustrant de se lever tôt, de trimballer un sac lourd, et d’avoir des ampoules aux pieds, pour se retrouver au milieu de nulle part… et pas sur le sommet convoité. Pour éviter ces déboires, en plus des cartes, il est judicieux de se référer à d’autres sources telles que les topo-guides...

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Choix de l’objectif

Posté par on Mar 17, 2013

Une course en montagne ne commence pas au moment où l’on entame la montée au refuge, elle commence bien avant, au moment où l’on conçoit le projet. Préparer une course c’est choisir un objectif, choisir le ou les compagnons de cordée, déterminer l’itinéraire, prévoir l’équipement nécessaire. On ne part pas pour n’importe quelle course, par n’importe quel temps avec n’importe qui. La décision est fonction des grimpeurs en présence, des conditions de la montagne et de la météo et du temps dont on dispose. Attention aux cotations. Les grimpeurs Il faut tenir compte des goûts de chacun. Bien que le véritable montagnard se doive de goûter aussi bien au rocher, à la glace qu’au terrain mixte, chacun a ses préférences. La forme physique, l’entraînement, le niveau technique ainsi que les qualités morales sont à prendre en considération. Face aux difficultés, l’efficacité d’une cordée est proche de son élément le plus faible. Les conditions de la montagne et du temps Il est indispensable de prendre connaissance des prévisions météorologiques. Pour les courses en rocher il faut s’assurer que celui-ci est sec et que les fissures et les cheminées sont débarrassées de la glace. Pour les courses de neige attendre que celle-ci soit transformée et stabilisée. Le temps à disposition Il faut savoir que les horaires indiqués dans les guides sont donnés pour une cordée homogène de deux alpinistes. Il est bon de prévoir une marge de sécurité au cas ou un incident quelconque viendrait perturber le bon déroulement de la course. Les cotations Attention ! Ne pas choisir les courses uniquement en fonction des cotations. Passer du IV en école d’escalade, en pantoufles, ne garanti pas de pouvoir escalader une succession de passages de III en grosses chaussures et avec un sac à dos. De nombreuses cheminées et fissures en III fatiguent autant que quelques courts passages de V. Une course cotée D, courte et sans dangers objectifs, peut être de moindre envergure qu’une longue ascension cotée AD. Enfin, pour une course de neige, l’inclinaison importe moins que la qualité de la neige. Suis-je prêt ? Il importe de se poser les deux questions suivantes: « Partirais-je si aucune opération de secours n’était possible ? » « Suis-je armé pour faire face aux difficultés imprévues ? » De la réponse, honnête, à ces deux questions va dépendre soit le départ, soit l’annulation, soit le réaménagement de l’objectif et/ou des compagnons. > Préparation...

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Les observations caractéristiques

Posté par on Fév 19, 2013

Le vent Il faut attacher beaucoup d’importance à l’annonce par la météo de « vents instables » ou « vents variables et faibles ». Ces termes sont liés à un temps à évolution diurne et on peut s’attendre à une aggravation des conditions météorologiques dans la journée ou au plus tard le lendemain. L’association de l’instabilité et du vent variable et faible conduit souvent à la formation d’orages. Un vent fort pendant la nuit suivit par des températures élevées le matin sont des signes annonciateurs de mauvais temps. En revanche, si la nuit a été froide et sans vent et qu’il y a du brouillard dans les vallées le matin, la journée sera belle. La « montagne qui fume » Lorsque du sommet de la montagne se détache horizontalement un panache blanc et que la forme de celui-ci varie constamment tout en gardant une direction constante, deux interprétations peuvent être données. Si le panache est translucide et s’il prend naissance sur un sommet enneigé, alors il peut être constitué de cristaux de neige emportés par le vent. Ce phénomène se produit uniquement par beau temps, et il constitue un bon moyen de connaître la direction du vent en altitude. Si le vent est orienté nord, le beau temps tiendra au moins toute la journée. Si en outre, on décèle une composante est, on peut être sûr qu’il fera encore très beau le lendemain. En revanche, si le panache est orienté au sud, il est probable que le temps s’aggravera dès le lendemain. Un phénomène similaire peut être dû à la formation d’un petit nuage. Dans ce cas le panache est beaucoup plus important que le précédent. Cela signifie que les vents en altitude sont modérés à forts et que l’atmosphère est humide et instable. Mais comme les forts courants détruisent l’instabilité on peut considérer que le beau temps persistera quelle que soit la direction du vent. Les nuages lenticulaires Ces nuages sont dus à la déformation de l’écoulement horizontal de l’air par le relief. Ils témoignent de la présence de vents modérés à forts en altitude. En général, ils annoncent l’arrivée d’une perturbation qui peut atteindre la région dans les 24 heures. Les halos Les halos autour du soleil et de la lune dénotent la présence d’un voile fin de nuages appelé cirro-stratus. C’est le signe précurseur de l’arrivée du mauvais temps dans quelques heures, ou dans une demi-journée tout au plus. Les traînées d’avion...

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Types de temps d’été

Posté par on Fév 18, 2013

Parmi les types de temps d’été on peut en mentionner quatre: Temps estival décadaire Temps à évolution diurne Le front quasi-stationnaire Le type de temps d’été classique Sans entrer dans les détails, essayons de résumer l’évolution du temps correspondant à chacun de ces types, complétée par les conditions automnales. Temps estival décadaire Après une aggravation passagère le temps s’améliore lentement pendant 24 à 48 heures. Les averses s’espacent et restent localisées sur les pentes nord. Le vent en altitude est un courant modéré de secteur nord. La température est plutôt basse pour la saison. La visibilité est excellente. Vers le deuxième ou troisième jour, le ciel devient clair et le beau temps s’établit. Puis la température commence à augmenter lentement, le vent faiblit et tourne au secteur nord-est. En fin de matinée, des cumulus peuvent apparaître au voisinage des sommets mais ils disparaissent en fin d’après-midi. Cette période de beau temps dure quelques jours. Cependant la température s’élève chaque jour davantage. Entre le huitième et le dixième jour, le temps change brusquement. Le temps devient « lourd », l’humidité de l’air augmente et le vent est nul à basse altitude. En haute montagne le vent tourne au sud puis progressivement au sud-ouest. Enfin le mauvais temps arrive, de façon brusque et marquée. Cette perturbation donne des averses orageuses sur l’ensemble des Alpes occidentales accompagnées de brouillards et d’une chute rapide de la température. Ces « tourmentes » durent rarement plus de une à quelques heures mais elles peuvent se répéter. Temps à évolution diurne Ce type de temps se développe sur une période de 24 heures qui peut se renouveler plusieurs fois de suite. Au lever du jour, la température est légèrement supérieure à la normale saisonnière et il n’y a pas de vent. Le ciel est peu nuageux ou à moitié couvert par des nuages à différents niveaux. La visibilité est excellente. Au cours de la matinée, les nuages se regroupent et deviennent de plus en plus épais. En fin de matinée, les sommets de plus de 2000m sont pris tandis que les sommets les plus élevés supportent une masse grossissante de nuages. Durant l’après-midi le phénomène s’accentue et, brusquement, l’orage éclate. Front quasi-stationnaire C’est une perturbation qui se forme sur place et qui évolue très lentement pendant plusieurs jours. Le ciel est couvert à très nuageux, la base des nuages étant relativement élevée, de l’ordre de 3000 à 4000m, parfois plus....

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La météo en été

Posté par on Fév 17, 2013

Etant donné que l’on traite ici de l’alpinisme d’été uniquement, on va donc examiner les situations météorologiques d’été et d’automne. La zone de référence étant les Alpes du nord. Les situations météorologiques d’été sont caractérisées par: une faible circulation de l’atmosphère (vents en altitude généralement faibles), ce qui entraîne une évolution lente des conditions, la prépondérance des courants verticaux sur les déplacements horizontaux, dus à des échanges thermiques importants. Ainsi la prévision du temps est-elle plus difficile en été qu’en hiver. En été, l’échéance de la prévision, utile au montagnard, est de 24 à 36 heures alors que durant l’hiver elle est souvent de 48 heures et peut atteindre parfois 3 jours. Pour des prévisions locales plus fines l’échéance va même du matin pour l’après-midi et la nuit suivante. > Types de temps...

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